Air le Mag n°37 mars 2013
Air le Mag n°37 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 27,7 Mo

  • Dans ce numéro : G.I. Joe Conspiration - 3D, l'action entre dans une nouvelle dimension !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 40 - 41  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
40 41
RENCONTRE AVEC Toute la famille est fin prête pour partir à l’aventure. Mais où est donc passé papa Grug ? Serait-il hésitant ? • K. D. : Grug est un personnage très attachant car il reste intègre du début à la fin. Il veut sa famille à ses côtés, il les aime, et tout ce qu’il fait est motivé par cet amour. C’est touchant de le voir se bagarrer contre lui-même à la fin du film lorsqu’il traverse une sorte de crise intérieure. Nicolas Cage, en lui prêtant sa voix, en fait un personnage sensible, profond, mais par moments las, désabusé. Grug et Eep, le père et la fille, traversent des moments de crise, de colère. Les faire sortir de leur grotte, c’est la clé de l’histoire…C. S. : Lorsque nous planchions sur le tout premier script, nous avions déjà en tête l’idée d’introduire du changement dans la communauté des hommes préhistoriques. Nous pensions faire intervenir dans le village un personnage de l’extérieur. Ce personnage leur aurait apporté la nouveauté ou des objets qu’ils ne connaîtraient pas, par exemple. Puis, finalement, la famille est allée à la découverte d’un monde nouveau. Dans ce voyage initiatique, ils mettent tout à plat : ils parlent de leurs sentiments les plus profonds, de leurs choix de vie. Ils ne s’encombrent pas de détails. Parlons de l’esthétique du film : certains éléments naturels ont une dimension hyperréaliste, les rochers, par exemple. Les prises de vue nous transportent avec brio dans ce décor…C. S. : Nous voulions créer un monde imaginaire mais réaliste à la fois. Un monde dans lequel nous pouvions nous projeter. Un monde truffé d’obstacles bien réels. Il fallait que l’on donne du poids, de l’épaisseur à ce monde. Nous avons beaucoup travaillé les textures. Le film d’animation nous permet une grande créativité. Nous retravaillons 40 40 MARS 2013
comme si elles se détachaient de l’écran. Cette scène est très belle. On a tendance à penser que la 3D est faite pour les accessoires, que la lame d’un couteau s’accompagne très bien d’un effet 3D. Or nos personnages ne se déplacent pas avec quantité d’accessoires ! [Rires.] Pour nous, la 3D a été l’occasion de faire naître un monde très organique auquel nous prenons part. Elle nous a permis de rendre certains moments du film encore plus spectaculaires. Vous avez travaillé avec une équipe d’acteurs et d’actrices de renom. En gardez-vous un bon souvenir ? C. S. : Nicolas Cage (Grug) nous a fait tordre de rire ! Pour la dernière séance d’enregistrement, nous étions à Las Vegas. Il devait, le travail fini, rejoindre sa femme pour dîner. Lui qui avait pour habitude de s’habiller plutôt comme un cow-boy, il avait sorti le grand jeu : il était sapé comme un milord. On avait l’impression qu’il partait pour les Oscars ! [Rires.] Il a commencé le doublage et s’est mis à hurler « Je suis un homme des cavernes ! Grrrhhhh ! Je suis un homme des cavernes ! » Avec ce costume, c’était totalement décalé mais tellement drôle ! Tout le monde a été génial, nous nous sommes bien marrés. Emma Stone (Eep) était incroyable. Elle est capable de passer d’une expression à une autre en très peu de temps et avec un tel naturel qu’elle en était déroutante ! Je peux vous dire que chacun des acteurs s’est vraiment dépassé pour ce film. PROPOS RECUEILLIS PAR CÉCILE ROUSSELET Twentieth Century Fox énormément chaque planche, ce qui nous prend parfois un temps fou ! Où avez-vous puisé votre inspiration ? K. D. : Les gens ont tendance à penser que tout est fait par Photoshop, alors que de nombreux éléments sont extraits de paysages bien réels. « C’est du Photoshop ça, non ? – Eh bien, non, ça, c’est en Turquie ! » [Rires.] Ce qui est magique, grâce à la technique du collage, c’est la rencontre fortuite, l’association de deux éléments bien réels qui n’auraient rien à faire ensemble. Dans un film, cette rencontre est possible et, de ce fait, de nouveaux mondes émergent, avec leurs spécificités. Quel a été le secret de votre collaboration ? C. S. : Nous avons des sensibilités très proches. Nous rions des mêmes choses, aimons les mêmes films… Nous avions divisé le film en séquences et les travaillions individuellement, mais ce travail donnait lieu à des va-et-vient, des mises en commun. Chacun a mis un peu de lui dans l’écriture du script tout en respectant la trame et la mutualisation. Le film n’en a été que plus dynamique. K. D. : La naissance d’un film est un long processus, un chemin semé d’embûches et de moments difficiles pendant lesquels on a parfois besoin d’une épaule sur laquelle pleurer. C’est pour cela qu’il est bien de bosser à deux [rires]. Quel a été votre rapport à la 3D ? K. D. : Certaines vues apportaient déjà du relief, une profondeur naturelle au décor. Mais nous avons tout de même décidé d’utiliser la 3D pour certaines scènes. Notamment celle où Eep marche vers Guy, qu’elle rencontre pour la première fois. Elle suit la lumière d’une torche plantée dans la terre. Les braises semblent venir vers nous, 41 41



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :