Air le Mag n°37 mars 2013
Air le Mag n°37 mars 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°37 de mars 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 27,7 Mo

  • Dans ce numéro : G.I. Joe Conspiration - 3D, l'action entre dans une nouvelle dimension !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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CULTURE IN CULTURE INTERVIEW La grâce et l’audace PIERRE NINEY pierre 20 ans ROMANTIQUE DANS J’AIME REGARDER LES FILLES, TOUCHANT DANS COMME DES FRÈRES, PIERRE NINEY SE FAIT SÉDUCTEUR MALADROIT DANS VINGT ANS D’ÉCART. HOMME DE THÉÂTRE, LE COMÉDIEN EST EN TRAIN DE SE FAIRE HAPPER PAR LES SIRÈNES DU CINÉMA. TANT MIEUX POUR NOUS ! SORTIE LE 6 MARS VINGT ANS D’ÉCART, de David Moreau 16 16 MARS 2013
me suis jamais aussi bien entendu avec une actrice ! Qu’est-ce qui vous a séduit en premier dans Vingt Ans d’écart ? Les dialogues à mourir de rire ou le fait de vous retrouver dans un lit avec Virginie Efira ? TERVIEW Pierre Niney : Un peu des deux [rires] ! J’ai surtout vite compris que David Moreau, le réalisateur, avait envie de faire une comédie romantique – quelque chose d’assez rédhibitoire en France –, avec un scénario de qualité et beaucoup de rigueur. Puis est venu le temps de rencontrer Virginie Efira et, sincèrement, je ne Elle vous a mis à l’aise… P.N. : Complètement ! On a tout de suite fait un pas l’un vers l’autre de manière naturelle. Je me suis senti très vite en confiance, et elle aussi. Le deuxième jour, nous devions tourner les scènes les plus « charnelles » du film. On se connaissait à peine. Résultat : le plus grand fou rire que j’ai connu de ma vie ! Parmi les personnages secondaires, on trouve Charles Berling – votre père dans le film –, qui est très drôle… P.N. : Charles est encore plus gamin que moi ! Il pouvait délirer sur un détail dans une scène jusqu’à plus soif. J’admire cette capacité de s’émerveiller des choses et d’imaginer. Et le rapport père-fils dans ce film est très touchant : ils ne savent pas comment se parler, comment se toucher… C’est intéressant, cette non-communication entre les deux. « Le rapport père-fils dans ce film est très touchant : ils ne savent pas comment se parler, comment se toucher… » niney d’écart P.N. : J’ai eu l’occasion de jouer dans J’aime regarder les filles, Vous interprétez souvent des personnages qui vous ressemblent. Est-ce un avantage ou un inconvénient à long terme ? qui m’a valu une première nomination aux Césars : c’était effectivement un rôle proche de moi. Mais je ne partage quasiment rien avec mon personnage de Comme des frères, si ce n’est une sorte d’énergie positive. Je crois que le plaisir de jouer ces rôles confond un peu les gens qui se disent : « il doit être comme ça dans la vie ». Selon vous, y a-t-il eu un avant et un après J’aime regarder les filles ? P.N. : Un premier rôle principal change forcément la donne. J’ai eu la chance qu’on me propose plus de scénarios, surtout après ma nomination pour le césar du meilleur espoir masculin. Le théâtre permet-il de relativiser le succès au cinéma ? P.N. : Tout à fait ! Le cinéma est un art jeune, il y a donc beaucoup d’effets de mode, qui sont intéressants mais qui peuvent vite passer. Alors qu’au théâtre, entre la formation de comédien et la vie à la Comédie-Française, il y a quelque chose de plus stable et de plus humble. Lisa Roze/Contour by Getty Images Vous êtes le plus jeune pensionnaire de la Comédie-Française. Comment y entre-t-on ? P.N. : On vient vous chercher ! Il n’existe aucun moyen de postuler. La troupe est riche de parcours différents. Ils cherchaient quelqu’un de jeune et qui ait une expérience dans le théâtre : ils m’ont trouvé. VOIR AUSSI LA CRITIQUE DE 20 ANS D’ÉCART : chronique en page 13. 17 Est-ce impressionnant de se retrouver dans cette institution mythique ? P.N. : Les premiers mois, oui. Mais, très vite, on s’y sent comme chez soi parce qu’on y passe beaucoup de temps : à midi, on mange à la cantine, puis on va répéter, le soir on joue une pièce… Je ne m’attendais pas à autant de générosité. Il y a beaucoup de bienveillance. Quand avez-vous découvert le théâtre ? P.N. : J’ai commencé à prendre des cours à l’âge de onze ans. Mais, attention, je ne faisais pas de spectacle devant mes parents ! Je n’ai jamais mélangé le théâtre et la vie privée. Je ne parle pas de répétition chez moi, ni à mes potes ni à ma copine. En ce moment, je prépare Phèdre à la Comédie-Française, c’est un travail que j’ai tout le temps en tête. L’essentiel, c’est de ne pas « saouler » ses proches avec ça. C’est une telle tragédie qu’il faut parfois décrocher, sinon on est crevé ! Vous êtes également réalisateur et metteur en scène. Comment faites-vous ? P.N. : C’est la suite logique d’une envie. J’ai toujours été curieux, donc c’est la curiosité qui me pousse à écrire telle ou telle scène, à me dire que j’ai envie de jouer telle ou telle chose. Je n’en suis qu’aux prémices, donc c’est très excitant. Y a-t-il des choses que vous ne savez pas faire dans la vie ? P.N. : Je ne sais pas faire… du monocycle ! Je vous rassure, il y a des milliards de choses que je ne sais pas faire, la cuisine, par exemple : il est temps que je m’y mette ! PROPOS RECUEILLIS PAR AMANDINE SCHERER LA GUERRE DES BIOPICS AURA-T-ELLE LIEU ? Prochaine étape pour Pierre Niney : incarner le célèbre couturier Yves Saint Laurent dans le troisième film de Jalil Lespert. À ses côtés, on devrait retrouver Charlotte Le Bon en mannequin vedette et Guillaume Gallienne dans le rôle de Pierre Bergé, fidèle compagnon de Saint Laurent, qui a d’ailleurs approuvé le scénario. L’histoire se concentrera sur les années les plus prolifiques de YSL (1956-1976), et le tournage commencera début juillet. De son côté, Bertrand Bonello a choisi Gaspard Ulliel pour sa propre version de la biographie du couturier. Alors, la guerre des biopics aurat-elle lieu ? Les deux films consacrés à Coco Chanel en 2009 n’ont ni l’un ni l’autre rencontré un franc succès. Souhaitons aux petits nouveaux de connaître un sort plus clément. 17



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