Air le Mag n°36 février 2013
Air le Mag n°36 février 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de février 2013

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 38,4 Mo

  • Dans ce numéro : Hansel & Gretel Witch Hunters !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTURE PHÉNOMÈNE Hansel et Gretel, sauvés des griffes de la méchante magicienne, ont grandi. Assoiffés de vengeance, ils sont devenus chasseurs de sorcières ! Désormais tueurs professionnels réputés, insensibles aux sortilèges maléfiques, le frère et la sœur sont recrutés par le maire d’Augsbourg, en Allemagne, culture ph pour débarrasser la forêt alentour d’une sorcière toutepuissante (Famke Janssen), qui a décidé de sacrifier de nombreux enfants pour une folle nuit de sabbat, réunissant toutes ses copines pour l’occasion. Le tandem de tueurs sexy adulés du peuple, pros de l’arbalète et du fusil à pompe, qui dézingue sans états d’âme des créatures terrifiantes à tête de goule, n’a plus grand-chose à voir avec les deux petits enfants perdus dans la forêt du conte original. À coups d’effets spéciaux destroy, le film tache de gros rouge vif le sucre blanc de la maison de pain d’épices des frères Grimm. Ce n’est pas un hasard si la Paramount en a confié les commandes à Tommy Wirkola, qui signe ici sa première production américaine : pour une adaptation dans l’esprit du temps, on pouvait compter sur ce jeune réalisateur norvégien, déjà auteur de Kill Buljo, une parodie de Kill Bill, et de Død Snø, film de zombies potaches déjà culte pour les amateurs du genre. Les contes de fées au cinéma n’ont pas attendu Hansel & Gretel : The Witch Hunters pour briser le reflet dans leur beau miroir. L’époque des adaptations sages a duré le temps d’un Cocteau – La Belle et la Bête –, d’un Demy – Peau d’âne –, et des premiers Disney, plus édulcorés que fidèles, à l’image d’un Cendrillon sans la vengeance finale attendue. LA BELLE, LA BÊTE, CENDRILLON…, BIENTÔT SUR NOS ÉCRANS Le filon des contes revisités au cinéma n’est pas près de s’épuiser. Tandis que le réalisateur mexicain Guillermo del Toro travaille sur une nouvelle version de La Belle et la Bête, avec Emma Watson dans le rôle de la Belle, Christophe Gans (Le Pacte des loups) prépare la sienne avec Léa Seydoux et Vincent Cassel. Cendrillon s’apprête aussi à ressurgir de sa citrouille, dans la peau d’une Cindirella modernisée chez Disney, qui vient également de boucler Maleficent avec Angelina Jolie – une adaptation de La Belle au bois dormant qui partirait du point de vue de la méchante fée. Hansel & Dès les années 1940, le réalisateur de films d’animation Tex Avery osait déjà les premières parodies avec un Chaperon rouge revisité en bombe sexuelle poursuivie par un loup dingue d’amour et de désir. Et puis, il y a eu Shrek, sorti par DreamWorks en 2000, étendant le dézingage des codes conventionnels du genre au jeune public. Sans oublier Le Chat Potté. L’animation s’est tournée systématiquement depuis lors vers les réinterprétations humoristiques et second degré, voire carrément trash, des meilleures histoires de Grimm et de Perrault. Pour le cinéma des grands, le déniaisage des contes a été plus tardif. On se souvient de Princess Bride, en 1987, qui déjouait joyeusement tous les clichés du conte médiéval. Puis de l’hilarant Enchanted, sorti en 2007, où Disney s’autoparodiait (enfin). Depuis, le passage au shaker des fairy tales par Hollywood est devenu un ingrédient obligatoire. Le dernier Blanche-Neige (2012), signé TarsemSingh, avec Julia Roberts en méchante reine rigolote, valait bien le détour. Ajoutez-y la touche « dark fantasy avec castagne et effets spéciaux », et vous obtiendrez la nouvelle tendance hollywoodienne qui renouvelle le genre. Visiblement inspiré par le style du fantastico-n’importe quoi du Van Helsing (2004) de Stephen Sommers, mettant le célèbre chasseur de monstres aux prises avec le Dracula de Bram Stoker, la créature de Frankenstein et un loup-garou, les studios Disney ont repris le principe pour l’appliquer à l’univers du merveilleux. L’exercice a donné, en 2010, le musclé Apprenti sSorcier, de Jon Turteltaub, avec Nicolas Cage en professeur viril d’un jeune magicien, bien loin du Mickey Mouse de Fantasia (1940). 22 22 FÉVRIER 2013 2012 Paramount Pictures Corporation et Metro- Goldwyn-Meyer Pictures Inc. Tous droits réservés
ÉNOMÈNE a tempssLu pain Iini le es et deDonbons Id'épic'Voici venu le temps des cicatrices et de la bastos ! Fini le temps du pain d’épices et des bonbons ! Voici venu le temps des cicatrices et de la baston ! Le sombre Blanche-Neige et le chasseur, de Rupert Sanders, a emboîté le pas de la tendance l’année dernière. On y découvrait une Kristen Stewart poursuivie puis défendue par un beau chasseur testotéroné (Chris Hemsworth) et formée aux techniques de combat sur fond de musique techno. Hansel & Gretel, explicitement sous-titré Witch Hunters, confirme l’essai « sang, violence et rock’n’roll chez Ma mère Gretel l’Oye ». Mais, à la différence du Blanche-Neige néogothique de Sanders, l’humour qui s’était perdu en forêt est de retour. La mise en scène très tarantinesque n’oublie pas qu’on est là pour s’amuser – et ne lésine pas sur les bûchers bien tassés, les règlements de comptes anachroniques et les révélations abracadabrantes. Aux côtés des deux héros, incarnés par la pulpeuse Gemma Arterton (Tamara Drewe) et un convaincant Jeremy Renner (Jason Bourne : L’Héritage), on se plaira à haïr le shérif corrompu (Peter Stormare) qui leur complique la tâche, et à les voir dégommer les sorcières avec une insouciance réjouissante. Pour cela, ils trouveront l’appui de Ben (Thomas Mann), en jeune fan inconditionnel, et de Mina (Pihla Viitala), une gentille sorcière. Jamais en retard d’un bon mot entre deux bagarres, le frère et la sœur règlent leurs comptes avec leur passé à grands coups de tatanes sans nous ennuyer un instant. Et paf, la sorcière ! EN SALLES LE 13 MARS HANSEL & GRETEL : WITCH HUNTERS, de Tommy Wirkola DOMINIQUE VALOTTO 23 VERSION TRASH : LE RETOUR AUX SOURCES Pas besoin de chercher bien loin une version trash des contes de fées. Il suffit de se servir dans les contes eux-mêmes, avant même leur adaptation à Hollywood. Souvenez-vous. Chez Grimm, tes soeurs de Cendrillon finissent les pieds mutilés et les yeux crevés. Au mariage de Blanche-Neige, la méchante reine est condamnée à danser jusqu'à la mort avec des chaussures en fer chauffées à blanc. La petite sirène d'Andersen souffre sur ses jambes, est trompée par son prince et se jette dans ta mer. Dans La Belle au bois dormant de Perrault, te prince, après t'avoir réveillée, lui fait deux enfants, puis part à la guerre, laissant sa petite famille dans le château de sa mère ogresse, qui tente de les dévorer. À son retour, pour se faire pardonner, le gentil fils fait jeter la maman dans une cuve pleine de serpents ! Le petit Chaperon rouge, dans ta première version, finit, comme sa grand-mère, dans le ventre du loup. Des versions orales du conte racontent aussi que le loup déguisé en grand-mère lui sert pour dîner la chair de sa propre mamie, et son sang à boire en guise de vin. Bonne nuit, les petits... L’ennemie héréditaire, la sorcière (Famke Janssen), aime les enfants… à point. VERSION TRASH : LE RETOUR AUX SOURCES Pas besoin de chercher bien loin une version trash des contes de fées. Il suffit de se servir dans les contes eux-mêmes, avant même leur adaptation à Hollywood. Souvenez-vous. Chez Grimm, les sœurs de Cendrillon finissent les pieds mutilés et les yeux crevés. Au mariage de Blanche-Neige, la méchante reine est condamnée à danser jusqu’à la mort avec des chaussures en fer chauffées à blanc. La petite sirène d’Andersen souffre sur ses jambes, est trompée par son prince et se jette dans la mer. Dans La Belle au bois dormant de Perrault, le prince, après l’avoir réveillée, lui fait deux enfants, puis part à la guerre, laissant sa petite famille dans le château de sa mère ogresse, qui tente de les dévorer. À son retour, pour se faire pardonner, le gentil fils fait jeter la maman dans une cuve pleine de serpents ! Le petit Chaperon rouge, dans la première version, finit, comme sa grand-mère, dans le ventre du loup. Des versions orales du conte racontent aussi que le loup déguisé en grand-mère lui sert pour dîner la chair de sa propre mamie, et son sang à boire en guise de vin. Bonne nuit, les petits… 23



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