Air le Mag n°33 octobre 2012
Air le Mag n°33 octobre 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°33 de octobre 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 61,8 Mo

  • Dans ce numéro : Nous York, cinq français à New York.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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CULTURE MUSIQUE POP-ROCK Galerie des désirs Considéré comme le digne héritier de dEUS, le groupe Balthazar a imprimé avec élégance son empreinte dans le paysage du rock alternatif avec Applause (2010), premier opus éclectique et électrique porté par l’entêtant single Fifteen Floors. Avec Rats, le combo belge confirme. Emmené par les voix harmonieuses de Maarten Devoldere et Jinte Deprez, ce deuxième album dresse une galerie d’histoires d’amour et de désir insensé en dix tableaux, entre mélodies déchirantes, groove mélancolique et valses euphoriques. Pas de doute : la scène rock belge a encore de beaux jours devant elle ! BALTHAZAR, RATS, PIAS. Sorties La grâce funky ÉLECTRO Après le succès de l’EP Baby I’M Yours, Thibaut Berland, alias Breakbot, est de retour avec By Your Side, premier album mélodique, entre funk à l’ancienne et technologie futuriste. Bidouilleur hors pair, le DJ aux cheveux longs a convié Irfane, le chanteur d’Outlines, à poser ses vocalises irrésistibles sur Baby I’M Yours, A Mile Away, Another Dawn et The Mayfly and the Light. On note aussi la participation du Suédois Björn, du groupe Pacific, et de Ruckazoid, DJ de la côte Ouest, dont la voix n’est pas sans rappeler celle d’un certain Michael Jackson. Frais, léger, décalé. L’un des albums les plus funky de la rentrée ! BREAKBOT, BY YOUR SIDE, ED BANGER RECORDS/BECAUSE MUSIC. CULTURE POP Vol plané POP-ROCK Eiffel repart pour un tour Né sur la route, ce cinquième opus d’Eiffel affiche une nouvelle dimension musicale. Si le son pop-rock du groupe est toujours présent, la grande nouveauté réside dans l’insertion, plutôt réussie, des machines dans tous les titres. Porté par l’entêtant single Place de mon cœur, Foule monstre est une bouillonnante chronique du monde. Parmi les invités, la chanteuse Phoebe Killdeer prend sa part d’angélisme noir sur Chaos of Myself, et l’ami Bertrand Cantat se livre à une joute verbale avec Romain sur Lust for Power… Assurément les deux meilleurs titres de l’album. EIFFEL, FOULE MONSTRE, PIAS. FINI LES « BABY ROCKERS » ! Les BB Brunes ont mûri et s’ouvrent à de nouveaux horizons avec Long Courrier, troisième album à l’ambiance aérienne, bien loin du rock garage des débuts. « On ne peut pas tourner toujours autour du même style musical. Nous sommes devenus des adultes entre-temps. Les claviers et les sons synthétiques, ce n’était pas ma tasse de thé avant. Je n’imaginais pas ces sons dans ma musique », expliquait le chanteur Adrien Gallo dans un entretien au magazine spécialisé Rock & Folk. Oscillant entre sonorités planantes (Police déprime, Coups et blessures), synthés à la Gossip (Grande Rio) et French touch à la Daho (Aficionado, Bye Bye), Long Courrier sonne comme l’album de la maturité. Moins rock, plus pop. De quoi dérouter les fans de la première heure. Proclamé chef de file de la scène « baby rockers » avec Blonde comme moi, premier opus trépidant au rock juvénile, le trio avait passé le test difficile du deuxième album avec Nico Teen Love, aux mélodies agiles et aux guitares effervescentes. Malgré le virage inattendu, Long Courrier et sa pop yé-yé devrait connaître le même succès. BB BRUNES, LONG COURRIER, WARNER. DU BEAU, DU LOURD ! Séparé, Blur sort un gigantesque coffret rétrospectif de vingt et un albums pour consoler ses fans. Au menu : les sept albums studio du groupe, de Leisure (1991) à Think Tank (2003) – bénéficiant chacun d’un CD bonus –, quatre disques de raretés, dont soixante-cinq titres inédits, trois DVD de deux heures d’images inédites, un livre collector contenant des photos rares et une nouvelle interview du groupe ainsi qu’un single vinyle collector en édition limitée. Mené par Damon Albarnet considéré comme l’un des groupes les plus importants de la pop britannique des trente dernières années, Blur nous laisse en héritage une série de singles immortels : Girls & Boys, Song 2, Parklife, Country House… BLUR, BLUR 21, EMI/PARLOPHONE. 26 26 OCTOBRE 2012 DR
MUSIQUE Hadrien Denoyelle CULTURE MUSIQUE WAX TAILOR CHEF DE FILE DE LA SCÈNE TRIP-HOP ET HIP-HOP « CINÉMATIQUE », WAX TAILOR EST DE RETOUR AVEC L’EXCELLENT DUSTY RAINBOW FROM THE DARK, UNE FABLE MULTICOLORE AU CASTING INTERNATIONAL. SORTIE LE 10 SEPTEMBRE DUSTY RAINBOW FROM THE DARK Lab’Oratoire/BelieveRecordings En toute indépendance Portrait Youssoupha Dans quel état d’esprit as-tu abordé ce nouvel album, après le succès croissant des précédents ? Wax Tailor : C’est la première fois que j’ai pris le temps de me poser des questions, de me demander vers quoi je voulais aller. J’avais décidé de sortir cet album en toute indépendance et d’en être le producteur de A à Z. J’ai eu le luxe de me diriger vers un album concept – quelque chose que je voulais faire depuis très longtemps – sans avoir à rendre de comptes à qui que ce soit. C’est une étape super logique dans mon parcours. Comment le définirais-tu ? W. T. : C’est davantage une atmosphère, un petit conte allégorique, qu’une grande ambition littéraire. Je voulais faire un album concept avec un narrateur, une histoire. Dusty Rainbow from the Dark est une allégorie sur le pouvoir d’évocation de la musique, car je me suis rendu compte que c’était quelque chose qui revenait souvent dans mon travail. C’est l’histoire d’un vieil homme qui a traversé sa vie. Je voulais imprégner cette histoire de choses personnelles et universelles 27 à la fois. EN TOURNÉE DU 23 OCTOBRE 2012 AU 20 MARS 2013 Quel était ton challenge sur ce nouveau projet ? W. T. : Si je devais en retenir un, ce serait celui de la narration. Je ne voulais pas que le narrateur vampirise l’album, mais que ce soit un fil conducteur. Mon gros challenge était donc d’insuffler mon intention à la personne qui allait s’en charger. Et ça n’a pas été facile, puisque des narrateurs, j’en ai écouté trois cents ! Je voulais une voix d’âge mûr : celle de Don McCorkindale s’est imposée comme une évidence, même s’il a fallu qu’il accepte d’être dirigé. Est-ce difficile de se renouveler sans se trahir ? W. T. : Oui. Je n’ai aucun problème avec le fait que les gens puissent dire « Wax Tailor, c’est toujours la même chose ». Si je prenais des virages, ils diraient, sans doute, que c’était mieux avant. Par contre, il faut être clair avec soimême et ne pas avoir le sentiment de tourner en rond, de céder à la tentation de surprendre pour surprendre. Pour faire un parallèle avec le cinéma, certains réalisateurs ont ce talent de caméléon, comme Kubrick, mais il y a aussi des gens qui ont une empreinte et font des choses différemment. Certains diront que Woody Allen fait toujours les mêmes films, mais la qualité des dialogues fait que je suis preneur. Avant de vouloir surprendre, il faut déjà toucher ! Tu as inspiré de nombreux collectifs comme Chinese Man ou La Fine Équipe… Te considères-tu comme le chef de file de l’électro hip-hop français ? W. T. : C’est difficile de répondre à cette question, je ne suis pas Alain Delon ! Quand j’ai sorti mon premier album, Tales of the Forgotten Melodies, il n’y avait pas un label pour miser dessus. Je n’aurai pas du tout la prétention de dire que je suis une référence car je n’étais pas dépositaire de quoi que ce soit, mais je peux dire objectivement que, comme vitrine, ce premier album a donné de l’espoir à des groupes français. Ils se sont dit que, si je l’avais fait, eux aussi pouvaient se lancer ! Une nouvelle vague de do it yourself est arrivée. Tu t’apprêtes à partir en tournée… W. T. : Oui, je repars sur la route en compagnie d’une belle équipe : quatre musiciens, Charlotte Savary, Mattic et les State of Mind. Le live est construit en résonance complète avec le concept de Dusty Rainbow…, ce qui ne veut pas dire qu’on jouera exclusivement le dernier album. Moi, si Radiohead ne joue pas Pyramid Song en concert, je fais la gueule ! PROPOS RECUEILLIS PAR VALÉRIE NESCOP 27



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