Air le Mag n°30 juin 2012
Air le Mag n°30 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 54,5 Mo

  • Dans ce numéro : mobilisation générale pour « Medal of Honor: Warfighter ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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PROFIL RECHERCHÉ ILS ONT PLEIN D’IDÉES PROFIL RE LA FAUSSE BOUTIQUE Vivier créatif Avant de lancer votre « concept store », vous avez d’abord créé un jeu. Relatez-nous l’histoire… François Lang : Au cours d’une soirée, début 2009, une amie m’a posé une question qui m’a fait réagir : « Qu’est-ce que tu ferais s’il te restait vingt-quatre heures à vivre ? » Je me suis dit : quelle question de merde ! L’idée du jeu est partie de là. Dès le lendemain, j’ai appelé Gabriel pour lui proposer de créer un site Internet autour de l’humour satirique et du jeu que je venais d’imaginer. Le projet était lancé. En deux mois, on a dépoté ! Questions de merde était né. Depuis, il a été vendu à vingt mille exemplaires. Et de fil en aiguille… F.L. : De cette première idée sont sorties plein d’autres. La plupart ont entraîné la création de plusieurs entreprises qu’abrite aujourd’hui La Fausse Boutique. Chaque membre peut y développer ses propres projets. Gabriel dirige par exemple BBS Concept, à l’origine du projet Stickaz. L’idée : vous choisissez ou créez un modèle (personnage de jeu vidéo, animal, super-héros ou tout ce qui vous passe par la tête) sur le site et vous recevez la boîte de stickers nécessaires pour le réaliser pixel par pixel et le coller chez vous. La Fausse Boutique est aussi un lieu de vente de tous les produits imaginés par les uns et les autres. Quel est votre moteur ? F.L. : On a toujours voulu être indépendants et avoir le maximum de liberté. C’est ce qui compte le plus pour nous. On aime la « déconne » et on ne se prend pas au sérieux. Et qu’est-ce qui vous aide à aller de l’avant ? F.L. : On a été pas mal aidés par nos amis, une sorte de collectif qu’on a appelé la « bande de losers ». Ça a facilité l’émergence d’idées, mais aussi le buzz autour de nos projets. Ce sont des compagnons de jeu importants pour nous car ça stimule ! Seul chez soi, c’est difficile de trouver la motivation. Gabriel Munch-Andersen : Il y a eu comme un effet boule de neige, car, ensuite, on a rencontré d’autres entrepreneurs avec lesquels on s’est bien entendus, et notre réseau relationnel s’est développé. Ça nous a donné l’occasion de nouer des partenariats ou de nous faire connaître plus vite. « Il ne faut pas avoir peur de démarrer tout petit. On n’est pas forcé de se lancer dans des investissements de fou. » DEUX COPAINS DE LYCÉE, FRANÇOIS LANG ET GABRIEL MUNCH-ANDERSEN, VINGT-NEUF ET TRENTE ANS, ONT LANCÉ, À PARIS, LA FAUSSE BOUTIQUE. CE « CONCEPT STORE » EXPOSE LES PRODUITS DE CRÉATEURS D’ENTREPRISE QUI FOURMILLENT D’IDÉES. DÉTAIL. Avez-vous des conseils à donner aux apprentis entrepreneurs ? G. M.-A. : Savoir ce qu’on veut faire avant de se mettre à son compte, croire à fond en ses instincts et, au début, sortir les rames chaque jour, parce qu’il faut beaucoup bosser. F.L. : Il ne faut pas avoir peur de démarrer tout petit. On n’est pas forcé de se lancer nécessairement dans des investissements de fou. De notre côté, on a fui les business angels, qui nous saoulent Françoi (Stick avec leur seul critère de rentabilité. Et, surtout, gardez un objectif en tête : s’amuser, pour que les journées soient belles ! Vos projets ? F.L. : On sort notre nouveau jeu, Triple Ha, le jeu des notations en carton ! L’objectif ? Survivre à la crise ! LE FRIENDLY BUSINESS PROPOS RECUEILLIS PAR VICTOR DAMERVAL POUR EN SAVOIR PLUS : WWW.LAFAUSSEBOUTIQUE.COM Pour ce collectif de créateurs, chaque nouveau concept qui tient la route est l’occasion de créer une nouvelle entreprise avec à sa tête un leader affirmé majoritaire. Ce leader, l’un ou l’autre des membres, s’entoure de deux ou trois personnes qui apportent leurs compétences spécifiques. Et ça tourne selon les projets. Par exemple, Gabriel a rallié trois amis devenus associés de BBS, sa boîte. Parmi ses projets, il y a Stickaz. Thiebault Courot joue le rôle de directeur artistique, Nadir Kadem, à l’origine de l’idée, assure le rôle de parrain et a apporté le fonds de roulement. François Lang, lui, s’occupe du marketing et du développement international de la marque. Sur les autres affaires, chacun peut être à son tour gérant ou associé et assurer des responsabilités en fonction de ses compétences. Ce modèle se décline ainsi depuis qu’un ami leur a prêté 7 000 euros pour concrétiser leur première affaire. « Entre nous, on appelle ça le friendly business, lance François. Ça ressemble au microcrédit, mais entre amis. Ce système fonctionne bien et permet de donner force à la petite idée qui peut changer la vie. » 60 60 JUIN 2012 Franck Juery pour Air le mag
CHERCHÉ s Lang Az) 61 Gabriel Munch- Andersen/cocréateur de La Fausse Boutique. 61



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