Air le Mag n°30 juin 2012
Air le Mag n°30 juin 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°30 de juin 2012

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Textuel La Mine

  • Format : (220 x 287) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 54,5 Mo

  • Dans ce numéro : mobilisation générale pour « Medal of Honor: Warfighter ».

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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RENCONTRE AVEC BÉRENGÈRE KRIEF Une fille culottée RENCONT Bérengè 38 38 JUIN 2012
RE AVEC ÂMES SENSIBLES S’ABSTENIR ! BÉRENGÈRE KRIEF BÉRENGÈRE KRIEF AU THÉÂTRE DU POINT-VIRGULE (PARIS) Vous jouez votre spectacle au Point-Virgule. Y a-t-il plus de garçons ou de filles dans la salle ? B. K. : En fait, le public s’est équilibré au fur et à mesure. Au départ, c’était plutôt un public féminin, à cause des thèmes abordés. Mais, comme je me moque aussi des filles et de moi-même, les garçons adhèrent. Par exemple, quand je parle de l’ex de mon mec que je déteste, je me moque aussi un peu de moi. Quelle est la part de vécu de ce spectacle ? B. K. : En général, ce sont des situations que l’on vit toutes. Se faire aborder par des mecs lourds dans la rue, s’étonner que son ex ne soit pas détruit émotionnellement par votre séparation… C’est souvent autobiographique, comme toujours dans le one-man-show. re KriefEst-ce que c’est difficile d’être FLORENCE FORESTI, LE RETOUR Elles le disent toutes (Bérengère la première !) : Florence Foresti a ouvert la voie à un genre humoristique où les filles disent tout haut ce que toutes pensent tout bas. Après le succès colossal de son dernier spectacle, Mother Fucker, qui a attiré pas moins de sept cent mille spectateurs l’année dernière, Florence Foresti sera à Lyon, sa ville natale, les 14 et 15 septembre, puis à Paris- Bercy les 19, 20 et 21 septembre avec un troisième spectacle sobrement intitulé Foresti Party Bercy. Une humoriste à Bercy ? Seul Jean-Marie Bigard avait osé. Point de mégalomanie pourtant du côté de Florence, qui a déclaré à la presse : « Je n’ai pas choisi Bercy pour des rêves de grandeur mais pour pouvoir offrir aux fans un show plus complet, leur faire et me faire plaisir. » Bien qu’on ne sache encore pas grand-chose sur ce nouveau show, hommage à elle-même, on peut s’attendre à un grand mélange des genres et au retour des personnages qui l’ont rendue célèbre… On en trépigne d’avance. Patrick Carpentier | DR N’A PAS LA LANGUE DANS SA POCHE. LE « PLAN CUL » DE LA SÉRIE BREF, SUR CANAL+, EST UN PETIT BOUT DE DYNAMITE. DANS SON SPECTACLE HOMONYME, ELLE SE MOQUE DE SES CONSŒURS, DE LA LOURDEUR DES DRAGUEURS, MAIS SURTOUT D’ELLE-MÊME. PORTRAIT. une femme qui fait de l’humour ? B. K. : Sur scène, je garde vraiment mon côté féminin, j’assume. J’ai une robe, avec des cupcakes, je peux même mettre un petit nœud dans les cheveux. Beaucoup d’hommes me disent qu’ils ne seraient pas contre l’idée de faire leur vie avec une comique comme moi. Je suis rassurée : je ne les fais pas trop flipper ! [Rires.] À quel moment avez-vous compris que vous étiez drôle ? B. K. : Depuis que je suis toute petite. Mon grand-père a une vidéo de moi où je me mets à danser devant tout le monde en pleine compétition de GRS [gymnastique rythmique et sportive]. Même quand je lisais des textes dramatiques en cours de théâtre à l’âge de quatorze ans, je faisais rire les gens. Finalement, c’est ce que j’aime faire. Mais j’ai quand même appris à maîtriser l’aspect comique de ma vie quotidienne. Qu’est-ce que vous faites comme une vraie fille dans la vie ? B. K. : Je ne peux pas sortir si je ne suis pas maquillée, je peux essayer dix-huit tenues et en changer à la dernière minute, être en retard à cause de ça, appeler une copine pendant trois heures, etc. Mince, je suis une vraie fille ! [Rires.] Finalement, vous êtes la preuve qu’on peut être une vraie fille et parler comme un charretier… B. K. : C’est tout en nuance, entre le cru et la cruche. Depuis l’égalité des sexes, nous, les filles, essayons d’assumer notre côté masculin, 39 mais pas trop… À la fin de chaque spectacle, vous photographiez votre public. Pourquoi ? B. K. : Pour mettre les photos sur Facebook, demander aux gens de se tagger et vérifier ainsi que tout le monde est bien rentré ! Est-ce que la série Bref a changé votre vie ? B. K. : C’est une jolie vitrine. J’adore le personnage de Marla. Parfois, on me reconnaît au supermarché ou dans le métro, c’est improbable, mais marrant. Un mec m’a même proposé d’être son « plan cul ». Évidemment, je lui ai rappelé qu’il était dangereux pour la santé de confondre fiction et réalité. Vous vous moquez de la téléréalité dans votre spectacle, mais on sent que vous aimez quand même ça… B. K. : J’en suis très friande. Dans le spectacle, je parle de « L’amour est dans le pré », où les candidates se retrouvent coincées entre Michel Fourniret, Guy Georges et Émile Louis [tueurs de jeunes femmes en série] ! Je suis aussi fan de « Nouveau look pour une nouvelle vie » et « Belle toute nue ». C’est tellement rigolo, il se passe plein de trucs. Le cinéma, ça vous tente ? B. K. : Je ne serais pas contre. Pour le moment, il n’y a rien de concret, mais je rencontre des gens, la porte s’ouvre tout doucement. Est-ce que, comme toutes les filles, vous avez pleuré à la fin de Pretty Woman ? B. K. : Oui ! Je suis très bonne cliente pour les comédies romantiques. On rêve toutes de se faire payer pour être en couple, non ? PROPOS RECUEILLIS PAR AMANDINE SCHERER• AU THÉÂTRE DU POINT-VIRGULE (PARIS), du mercredi au samedi, à 19 heures. Et aussi le 5 juin dans Le Point-Virgule fait l’Olympia, le 6 juin dans Le Point-Virgule fait Bobino.• BREF, diffusé dans « Le grand journal » de Canal+. 39



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