Aïki Mag n°9 déc 04 à mai 2005
Aïki Mag n°9 déc 04 à mai 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°9 de déc 04 à mai 2005

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 878 Ko

  • Dans ce numéro : Sylvia Noll, une énergie à toutes épreuves.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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aïkibudo "LE SUTEMI WAZA CONSISTE, DANS UNE VOLONTÉ PERSONNELLE ET VOLONTAIRE DE SACRIFIER SA PROPRE VERTICALITÉ (ET SON ÉQUILIBRE) EN SE JETANT SOI-MÊME AU SOL, AFIN DE PORTER SUR SON PARTENAIRE UNE TECHNIQUE SPÉCIFIQUE DE PROJECTION. CELLE-CI N’EST POSSIBLE QUE PAR LE SACRIFICE VOLONTAIRE DE SON ÉQUILIBRE, APRÈS AVOIR SAISI CORRECTEMENT LE PARTE- NAIRE, QUI NE PEUT ALORS PLUS FAIRE AUTREMENT QUE DE VOUS SUIVRE, DANS UNE CHUTE IMBRIQUÉE AVEC VOUS." réception au sol, avec une frappe de la main le long du corps fort, et un appui en pont des jambes, pour protéger la colonne vertébrale. Cette chute plus difficile, qui pourrait provoquer des traumatismes importants, notamment sur sol dur (extérieur) ou après un nombre important de répétitions. Il convient de limiter son emploi aux seuls cas impératifs où la précédente n'est pas possible ou dans le cas de démonstrations techniques spécifiques. - En forme jambes de réception NON CROISÉES : Il s’agit de la chute roulée à partir d'une garde à droite, par exemple, et de finir dans la même garde, dans ce cas, le genou de la jambe arrière entre en contact avec le sol. Cette chute correspond, soit à une sortie de projection dont on peut se dégager ou soit encore à une stratégie de dégagement volontaire d’une contrainte articulaire telle celle causée, par exemple, par Koté Gaéshi. Particulièrement sécuritaire, cette chute est celle que l’AÏKIBUDÔ privilégie, afin de permettre une reprise en garde immédiate et parfaitement contrôlée : - En forme jambes de réception CROISÉES : Il s’agit de la chute roulée, ici, de partir dans une garde et de se relever dans le même temps dans la garde inverse, ce qui induit de faire passer dans le mouvement d’UKEMI, la jambe arrière en jambe avant. Ce type de chute permet de se 22 relever immédiatement. De plus, elle permet une reprise de distance par rapport à TORI, de par l’amplitude du mouvement. Cette forme de réception est particulièrement adaptée aux projections de type judô, où l'on est retenu et ne peut se dégager pour rouler. On la retrouve également dans certains kata Traditionnel. - En forme CONTRARIEE : il s’agit de partir d’une garde droite et de faire une chute à gauche, en vrillant son corps dans l’espace pour se replacer, au niveau du haut du corps, dans la position de chute. Particulièrement difficile, elle permet néanmoins de pouvoir se sortir instantanément d’une situation périlleuse. Elle reste l’apanage des anciens, qui se doivent de la maîtriser pour pouvoir accéder sans danger à certaines techniques spécifiques telles les SUTE- MI. Sans elle, certaines parties du programme AÏKIBUDO seraient difficiles d'accès. 3°/L’IMPORTANCE DE LA MAÎTRISE DE L’UKEMI WAZA : La maîtrise de l’UKEMI WAZA reste une étape fondamentale dans la vie d’un pratiquant d’AÏKIBUDO, dont l’apprentissage est seul garant d’une pratique harmonieuse, efficace et sécurisée à long terme : tout blocage ou lacunes dans cette partie incontournable du programme entraînera immanquablement un risque important de blessures, une incapacité technique à progresser pour finir en un abandon définitif de la pratique. Premièrement, elle lui permet une sécurité personnelle en tant qu’UKE pour subir les techniques de l’ensemble du programme, mais également en tant que simple citoyen lors d’une chute inopinée dans la rue que ce soit à pieds ou en deux roues par exemple, sans risque de blessures, et de se réceptionner efficacement sur le sol, sans chocs inconsidérés susceptibles d’induire des blessures plus ou moins traumatisantes. Gage de sécurité dans la pratique, elle représente également une disponibilité importante en tant que UKE, rôle particulièrement ingrat et difficile à tenir. L’appréhension liée à la chute tendra à disparaître au fil du temps, rendant le partenaire particulièrement disponible. Il faut toutefois insister ici sur l’importance d’une vigilance personnelle (ZANSHIN) qui doit se traduire par une grande disponibilité mais également par un contrôle de son corps tonique et dynamique (gainage dans la chute) et une claire conscience des limites techniques et physiques de son corps ; il ne faudrait pas, sous prétexte de disponibilité excessive, abandonner la gestion de l’ensemble des paramètres de la technique et de la chute qui l’accompagne, à TORI. UKE se Yoko ukemi par Frédéric Fraisse.
doit de contrôler l’évolution de son corps, sous peine de fort mauvaises surprises, volontaires ou non de la part de TORI. Deuxièmement, elle permet de part notre disponibilité, une aisance de travail pour le partenaire (TORI) qui peut sans crainte réciproque, placer ses techniques, avec un réalisme et une authenticité que seule cette maîtrise permet. TORI pourra alors rentrer ses techniques en tendant vers un réalisme le plus grand possible, dans les limites de sécurité pour son partenaire (SEME) qui veut bien gentiment lui « prêter » son corps, le temps de la pratique. L’évidente concorde mutuelle et respect de chacun imposent, bien évidement une attention particulière de TORI, pour ne pas dépasser les limites raisonnables (en sécurité) TORI pourra alors se rapprocher d’un réalisme toujours difficile à approcher. Mae ukemi par Jean-Pierre Hirschy. Troisièmement, elle permet l’approche de la notion de KAESHI WAZA qui se décompose en deux aspects : le premier qui consiste pour TORI, à l’issue d’une première technique nonmaîtrisée sur laquelle SEME réagit de placer une seconde technique pour parvenir à projeter enfin SEME (notion de combinaison ou enchaînement de technique par Tori – Lenzoku waza) le second aspect consiste pour SEME, à parvenir à « contrer » la technique imparfaite de Tori et de parvenir à lui faire subir une technique à son tour (notion de renversement de situation ou de contre prises – Kaeshi waza) Il est évident que ces deux aspects complémentaires de la pratique, qui tendent à l’évidence vers un réalisme accru, se complètent et peuvent s’interchanger dans la succession de mouvements de Tori et Seme. Cela impose alors une maîtrise parfaite des techniques du programme AÏKIBUDO, mais surtout une parfaite disponibilité dans l’UKEMI qui peut survenir, au moment le plus inattendu pour les deux partenaires ! C’est pourquoi cet aspect de l’entraînement n’est abordé qu’à partir du grade de 3e DAN, soit au minimum après 8 années de pratique. Quatrièmement, elle permet, dans la droite suite de la notion de Kaeshi waza d’aborder le programme spécifique du SUTEMI WAZA, directement issu du programme de la composante historique du YOSEIKAN SHINTO RYU, développé par feu Minoru MOCHIZUKI Senseï. Le SUTEMI WAZA consiste, dans une volonté personnelle et volontaire de sacrifier sa propre verticalité (et son équilibre) en se jetant soimême au sol, afin de porter sur son partenaire une technique spécifique de projection. Celle-ci n’est possible que par le sacrifice volontaire de son équilibre, après avoir saisi correctement le partenaire, qui ne peut alors plus faire autrement que de vous suivre, dans une chute imbriquée avec vous. Technique particulièrement difficile à réaliser compte tenu du temps d’action particulier et de la gestion particulièrement fine des notions d’équilibres, de mises en déséquilibres (KUZUSHI, TSUKURI) afin de parvenir à une projection (KAKE) efficace. Le sutemi waza ne demeure possible qu’avec des partenaires particulièrement sûrs de leur UKEMI, afin de bénéficier d’une très grande disponibilité de leur part tout en maintenant une très grande sécurité dans le travail. C’est pourquoi ils ne sont abordés qu’à partir du grade de 2e DAN également. Paul-Patrick HARMANT et Jean-Pierre VALLE photos : CERA Séminaire Brevet Fédéral et Préparation au Brevet d’État Aïkibudo sous la direction de Paul-Patrick Harmant, conférencier Réglementation Gérard Clerin. Dojo de Mont Saint-Martin, du 5 au 8 mai 2005. Salle la Fraternelle, rue Jeanne d’Arc. 54350 Mont Saint-Martin Séminaire Monitorats Fédéraux de Tenshin Shoden Katori Shinto ryu sous la direction de M. Paul-Patrick Harmant, assisté de Frédéric Floquet. Grigny, les 9 et 10 avril 2005. Dojo du Haricot, Salle de la Fraternelle, rue Jeanne d’Arc. 91350 Grigny Inscriptions et renseignements : 03.90.23.16.17.(pro.) 23



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