Aïki Mag n°8 juin à nov 2004
Aïki Mag n°8 juin à nov 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin à nov 2004

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Philippe Bersani, une passion pour le ken jutsu

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Technique d’atemi par Paul-Patrick Harmant. 22 imposera un travail en réaction concomitante de la saisie soit en TAÏ no SEN. Ce travail nécessitera la mise en œuvre d’une moindre énergie tant pour se dégager efficacement que pour mettre l’adversaire - partenaire en mouvement. La dynamique de l’action sera donnée conjointement par uké qui devra prendre en charge le TSU- KURI et le KUZUSHI en canalisant efficacement l’action offensive de Seme pour produire un déséquilibre extérieur et l’amener en situation défavorable.. Il s’agit ici d’un stade avancé du travail AÏKI, dans lequel la concomitance dans la réaction apporte une facilité certaine et une baisse considérable de dépense d’énergie. Cette notion demande plusieurs années de travail. La distance privilégiée de ce type de travail sera le MA. Troisièmement, nous envisagerons la saisie au moment même où elle va se produire, avant qu’elle ne se soit réalisée, et la réaction anticipée de uké, qui se sera laissé surprendre par l’attaque. Cette situation mettra en évidence la maîtrise dans la vigilance et la gestion de la distance de sécurité de uké et lui imposera un travail en réaction immédiate sur la saisie soit en SEN no SEN. Particulièrement difficile, ce travail nécessitera une aptitude exacerbée à « sentir » et anticiper la saisie. Il permet la mise en œuvre d’une énergie parcimonieuse pour canaliser sobrement mais efficacement l’action de Seme et le mettre en mouvement. La dynamique de l’action sera presque essentiellement donnée par Seme qui apportera la quasi-totalité de l’énergie nécessaire au TSUKURI et au KUZUSHI. Il s’agit ici du stade ultime du travail AÏKI, dans lequel l’anticipation dans la réaction permet une dépense personnelle d’énergie limitée. C’est la quintessence du travail AÏKI, l’art de ressentir les choses avant leur déclenchement et de pouvoir soit faire cesser l’agression en lui faisant comprendre, par la parole ou par l’attitude. Seul le « timing » permet cette évolution qui ne s’acquière qu’avec un entraînement régulier sur de nombreuses années ! Il s’agit ici d’un travail couvrant le CHIKA MA et le MA dans les temps de réaction TAÏ no SEN et SEN no SEN. 2°/LA PLACE DE L’ATEMI : L’Aïkibudo se définit comme un art martial sophistiqué et pragmatique, particulièrement adapté vers la défense, qui ne saurait être ce qu’il est, s’il n’était étudié en réponse à des attaques précises, sincères, réelles et variées, issues d’arts martiaux anciens. C’est pourquoi le programme Aïkibudo comporte l’apprentissage des différents atémi, ou techniques destinées à percuter volontairement telle ou telle partie du corps, afin de permettre de se libérer. L’étude fondamentale des différents atémi permet aux pratiquants d’Aïkibudo de maîtriser ces techniques d’attaques de points vitaux, afin d’une part de connaître parfaitement ces formes d’attaques et d’autres part de pouvoir, par leurs connaissances même s’en défendre efficacement ; seule la maîtrise d’une technique peut permettre de s’en prémunir stratégiquement. Il s’agit d’une part pour le débutant d’apprendre un moyen élémentaire de défense dans le TE HODOKI, et d’autre part d’initier la proprioception des modes usuels d’attaque (mains nues et avec armes) pour pouvoir s’en défendre. Dans le travail des TE HODOKI, la place de l’ATEMI WAZA dépendra essentiellement de la maîtrise technique du pratiquant et de son avancée sur la voie : Dans le travail en GO no SEN, le retard pris dans la réaction imposera un recours systématique à l’atémi afin de permettre le blocage de l’attaque, et la mise en place efficace de la réaction de uké. Dans le travail en TAÏ no SEN, la simultanéité de la réponse et de l’attaque permettra un recours limité à l’atémi, sans nuire à l’efficacité de la technique ; seul les années de pratique apporteront la maîtrise technique suffisante pour permettre une canalisation précise, efficace et parfaitement simultanée. Dans le travail en SEN no SEN, la maîtrise technique supérieure don-
nera une aptitude particulière susceptible de permettre de décoder avec anticipation la volonté d’attaque, qui pourra alors être annihilée à sa naissance. Le recours à l’atémi sera alors inutile puisque la seule détermination de uké suffira à dissuader sémé de passer à l’attaque ; nous retrouvons ici une notion chère aux maîtres de sabres qui prônent tous la supériorité du combat en KI ZEME. Enfin, dans chacun des cas d’emploi d’un TE HODOKI, UKE doit veiller à terminer son action de maîtrise complète et totale de sémé (déséquilibre, en situation de faiblesse…) par un atémi dit d’expression martiale, qui marquera la fin martiale du mouvement et non la destruction définitive de l’agresseur ; le respect fondamental d’autrui doit transparaître ici, au même titre que dans l’ensemble des composantes de notre art. Il reste particulièrement important de conserver à l’esprit le caractère profondément utilitaire de cet art martial héritier des pratiques guerrières japonaises en vigueur sur les champs de batailles, pour ne pas risquer de tomber dans une pratique dénaturée, sans réalisme. 3°/L’EVOLUTION DANS LE TRAVAIL DU TE-HODOKI : Il reste particulièrement important de conserver à l’esprit le caractère profondément utilitaire de cet art martial héritier des pratiques guerrières japonaises en vigueur sur les champs de batailles, pour ne pas risquer de tomber dans une pratique dénaturée, sans réalisme. Dans le travail spécifique du TE HODOKI, l’évolution naturelle se fera avec ce même souci de réalisme. Dans le rôle de sémé, les saisies avant de références se doubleront progressivement d’un atémi, lorsque cela sera possible, pour permettre à uké, au-delà du simple danger de parfaire à la fois la sortie d’axe du corps et la canalisation des deux attaques conjointes. Dans le rôle de uké le travail sera essentiellement axé sur la notion de distance (ma-aï) et de vigilance (zanshin) qui permettront, ensembles, de progresser dans la sensation et de développer petit à petit un travail en CHIKA MA puis en MA. La notion de temps d’action et de réaction sera alors centrale, et nous retrouverons alors les temps de réactions : soit en retard sur l’attaque (go no sen ou matchi no sen), soit en parallèle de l’attaque (taï no sen) soit en devançant l’attaque (sen no sen). Cette progression traditionnelle renvoie à l’évolution personnelle dans la maîtrise technique, qui seule permet d’anticiper la saisie ou l’attaque. C’est la quintessence du travail Aïkibudo, l’art de ressentir les choses avant leur déclenchement et de pouvoir soit faire cesser l’agression en faisant comprendre et en faisant remarquer à l’adversaire, par votre attitude et sans une action physique de votre part, vous pouvez le déstabiliser, car il comprend que vous avez perçu son attention, son action. Dans deux rôles de uké et sémé, le recours au travail, parfois effectué dans le dojo de maître Alain Floquet, les yeux bandés permettra un travail commun axé sur le développement de sensations plus directement kinesthésiques : il s’agira ici, de ressentir dans son corps, le placement exact des centres de gravités de chacun des protagonistes, et la mise en mouvement précise et contrôlée de ceux-ci dans le TSUKURI et le KUZUSHI. Ce type de travail nous permet également de mieux comprendre les enseignements de Bruno Isaac (photographies ci-contre) professeur B.E.E.S. 1 er degré et kinésithérapeute, qui a dû développer ce type de travail afin de pallier sa cécité. Bruno est titulaire du 2 e dan en Aïkibudo, mais aussi en TENSHIN SHO- DEN KATORI SHINTO RYU. Cet exercice possède des vertus pédagogiques particulièrement intéressantes tant au plan physique et corporel (travail sur soimême) que sur celui de l’esprit. Il déroute pourtant les pratiquants alors même qu’il procède d’une façon supplémentaire de « trancher son ego ». Il peut évidement être utilisé dans l’ensemble des parties du programme, que ce soit dans la pratique manuelle ou aux armes. À partir du 3 e dan, l’évolution du travail des TE HODOKI s’oriente dans deux directions complémentaires : la recherche de l’efficacité dans l’action et des possibilités de combinaisons techniques (renzoku waza) ou de contre prises (kaeshi waza), ainsi que dans le travail contre plusieurs adversaires sur des saisies multiples. En collaboration, Paul-Patrick Harmant et Jean-Pierre Vallé Photographies : Frédéric Fraisse aïkibudo Stages de perfectionnement de longues durées au Village Sportif de Lembrun, 47110 Le Temple-sur-Lot. AÏKIBUDO du 19 au 24 juillet 2004 et du 26 au 31 juillet, du 19 au 24 juillet 2004. Aïkibudo applications self-défense et bâtons de défense (tonfa, tambo…) du 26 au 31 juillet 2004. KATORI SHINTO RYU avec la participation de sensei Hatakeyama Goro (9e dan). Inscription et renseignements : www.aikibudo.com Stages de perfectionnement de longues durées à Lagord, 17 000 Lagord. AÏKIBUDO du 02 au 07 août et du 09 au 14 août 2004. KATORI SHINTO RYU avec la participation de sensei Hatakeyama Goro (9e dan). Inscriptions et renseignements : M. F. Azzopardi Tel : 05 46 37 37 94 Port : 06 80 71 88 78 23



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