Aïki Mag n°8 juin à nov 2004
Aïki Mag n°8 juin à nov 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°8 de juin à nov 2004

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : Philippe Bersani, une passion pour le ken jutsu

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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aïkido - 20 e anniversaire de la FFAAA Christian Tissier au nom de la FFAAA a offert au Doshu un grand vin millésime 1951, année de sa naissance, puis tous les participants de la fête se sont retrouvés pour un cocktail d’au revoir autour de Maxime Delhomme le Président, de Patrick Bénézi, de Masamichi et Odile Noro. Quand nous avons commencé l'organisation pour la venue du Doshu à Paris au mois de Juillet 2003 je ne pensais pas rencontrer autant de difficultés, particulièrement pour l'obtention d'une salle pouvant contenir de 1000 à 1500 personnes,car avec moins de monde j'aurai considéré que c'était un échec, pas personnel, mais pour notre fédération et pour l'aikido en général. Quelques jours avant, grâce à une mobilisation de tous les enseignants et de leurs élèves en France et dans plus de trente pays, nous avions atteint le nombre de 1500 personnes ; c'est à partir de ce moment qu'un gros problème se posait : la salle était trop petite et nous n'avions pas assez de tatamis. Alors que faire ? Stopper les inscriptions et priver les pratiquants de ce formidable événement, priver notre fédération d'un record mondial, fabuleux cadeau d'anniversaire pour ses vingt ans d'existence ; nous ne pouvions pas prendre une telle décision car l'Aïkido c'est la résolution des conflits, des problèmes et nous nous devions de résoudre ce dernier. Nous UN STAGE EXCEPTIONNEL ! Invité par la FFAAA Moriteru Ueshiba (petit-fils du Fondateur) et actuel Doshu a animé, les 7 et 8 février, un stage "exceptionnel" au stade Charléty à Paris. Exceptionnel par le nombre des pratiquants : plus de 3000, c'est le plus important stage qui n’ait jamais été organisé au monde. Exceptionnel par l'origine des pratiquants : toutes les tendances françaises mais aussi tous les pays d'Europe (les 25 et au-delà puisque des Roumains étaient là) et même quelques pratiquants d'outre-Atlantique (USA, Vénézuela, …) Exceptionnel par la qualité des participants : trois Shihan, étaient présents sur le tatami, les maîtres Noro, Tamura très entouré par les « siens » et Tissier, mais aussi un nombre impressionnant de très hauts gradés. Exceptionnel par la prestation du Doshu, toujours souriant et disponible et qui a permis à tous, même les plus débutants, et malgré le nombre, de pratiquer dans une harmonie parfaite. Exceptionnel enfin par sa couverture médiatique, TF1 (au journal de 20 heures le soir), FR 3, Canal + sports et même le journal Le Monde sur une pleine page. Après le stage de 2000 qui avait réuni à Paris 1 300 pratiquants autour de ses plus hauts techniciens, la FFAAA a fait la démonstration éclatante de sa capacité à rassembler tous les Aïkidokas et de sa volonté d'union. Paul Lagarrigue - Vice Président de la FFAAA. 14 Maxime Delhomme remettant un cadeau à Waka sensei. Pour cette occasion exceptionnelle, un livre d’or a été spécialement conçu et offert par Maxime Delhomme et Christian Tissier à Louis Clériot, grand artisan fondateur de la FFAAA. l'avons résolu et nous rencontrâmes l'immense succès avec 3000 pratiquants qui se sont comportés de manière exemplaire et que je tiens à remercier du fond du coeur d'avoir participé a cette grande fête de l'Aïkido. Pour fêter son anniversaire la fédération avait invité au stage maître Tamura (FFAB),maître Noro(KI NO MICHI), maître Floquet (AIKI BUDO). Nous avons profité de cette soirée pour souhaiter un bon anniversaire à notre ami Christian Tissier qui n'est pas étranger ainsi que notre président Maxime Delhomme à cette extraordinaire réussite. Patrick Bénézi Beaucoup de travail pour les permanents de la FFAAA, Sylvette, Paul, Daneille, Catherine et les autres…
TRADITION DE L’ARC kyudo C’est dans la tradition que se trouve certainement l’essence propre au Kyudo. À l’heure où les horizons sont sombres, la force pure de la tradition semble être le refuge contre les agressions modernisées de la compétition et de la course au sommet, jamais réellement atteint. Sans en avoir de notions bien précises, certains se réclament malgré tout d’avoir l’esprit traditionnel. La sévérité naturelle propre à cette tradition ne voit cependant que peu d’élus ayant véritablement la foi et surtout la patience, non la curiosité, pour devenir un disciple à part entière. Il peut paraître étonnant que le tissu philosophique du Kyudo ait un rapport avec le mouvement. Mais qui n’a jamais dit que la dynamique était un principe antinomique de la philosophie ? Dans le Budo, la philosophie qui sous-tend ces disciplines n’est pas seulement un phénomène issu du mental. En Kyudo, le geste s’accompagne d’une symbolique engendrée par l’arc. À ceci vient se greffer le REÏ, souvent mal compris et considéré comme le salut. C’est avant tout l’expression naturelle du cœur, un comportement dans l’action comme dans la pensée, le respect de la discipline et des autres, une prise de conscience de tous les moments. À partir de cela le gestuel se stabilise, acquiert un ressenti et devient harmonieux. Dans ce cas on peut dire que l’arc est un raccourci de la représentation fidèle de l’univers. Mais attention à ne jamais se laisser prendre au piège chatoyant de l’imagination ou tomber dans un travers narcissique, le corps est avant tout un outil, un véhicule qui favorise l’évolution et qu’il faut entretenir correctement. Comme la flèche se sépare de l’arc, un jour, ce corps se séparera de nous, là est le vrai Hanaré. Alors, que chaque tentative soit une expérience nouvelle, de même que chaque flèche tirée est une nouvelle flèche. Chaque jour, nous faisons un nombre limité de gestes, pour la plupart, désordonnés voire asynchrones. Et si nous entamions notre propre révolution corporelle en commençant par imposer à notre corps des gestes simples, coordonnés les uns aux autres, et qui respectent l’harmonie de la position. Les mouvements, rattachés à la symbolique de l’arc, coordonnent tout à la fois, les gestes au mental. Un corps stable diffuse une pensée qui lui ressemble. La puissance accumulée dans un corps humain est insoupçonnable. Alors faut-il en le sachant accepter de vivre en semiléthargie ? Celui qui par la tradition entre dans la voie s’engage sur un sentier abrupt, mais qui n’a jamais dit que pour celui dont la patience est grande, au bout du sentier il trouvera l’harmonie véritable. « Peu de philosophie mène à mépriser l’érudition, beaucoup de philosophie mène à l’estimer. » Chamfort Jacques Normand SOSM section Kyudo 14, rue sensier 75005 Paris 01 69 40 91 41 15



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