Aïki Mag n°6 juin à nov 2003
Aïki Mag n°6 juin à nov 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de juin à nov 2003

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : le réalisme Aïki d'Arnaud Waltz.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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rencontre avec Aussi discret qu’efficace, Marcel Dromer est de ces hommes sans lesquels une fédération ne pourrait véritablement fonctionner. Trésorier de la FFAAA, à 80 ans, il cumule avec une énergie sans faille cette fonction avec son rôle de professeur dans un club qu’il a créé et ses responsabilités de membre du bureau fédéral, le tout avec ce sourire malicieux dont il ne se départit jamais. Rencontre avec un fédérateur remarquable. marcel dromer Un sourire fédérateur Hors ou dans le dojo, sourire et bonne humeur communicative sont toujours de mise chez Marcel Dromer 4 MARCEL, VOUS ÊTES À L’ORIGINE DU CLUB D’AIKIDO D’UNE VILLE SOMME TOUTE PETITE, COMMENT CELA S’EST-IL PASSÉ, ÇA N’A PAS DU ÊTRE ÉVIDENT ? Non, dans ma petite commune il y avait un petit Dojo dont les tatamis étaient la propriété du Judo, et le professeur en place refusait tout autre art martial. Ce n'est qu'en 1993, en accord avec le conseil municipal, et à l'occasion du changement de professeur de Judo, que j'ai obtenu une plage horaire pour adultes et enfants. En 1998 j'ai arrêté les cours aux enfants en prenant les ados avec les adultes (+ de 14 ans). QUELLES CIRCONSTANCES VOUS ONT AMENÉ À L’AÏKIDO ? Je suis venu à l'Aïkido très tard. Ma profession me laissant peu de loisirs, je ne pouvais suivre les cours. C'est à 57 ans que mon fils Judoka me dit un jour, en parlant de ma future retraite que j'allais prendre l'année suivante après 45 années de travail, « tu devrais venir voir après mon cours de Judo, il y a un cours d'art martial qui devrait te convenir ». C'est ainsi que j'ai commencé l'Aïkido en suivant seulement quelques cours la première année. PAR QUELLES ACTIVITÉS SPORTIVES AVIEZ-VOUS DÉBUTÉ ? Comme tous les jeunes, j'ai pratiqué de nombreuses activités sportives. La première a été le cyclisme. En 1937, travaillant depuis 2 ans je me suis payé un vélo de course très perfectionné pour l'époque - cadre REYNOLS - dérailleur super champion à 3 vitesses, etc. Chaque fin de semaine je faisais les courses dites de campagne, d'environ 200 Km, jusqu'au tour de France en 1939. Après la guerre j’ai monté une équipe de Ping-Pong où nous avons été jusqu'en finale du Championnat de Paris. Entre temps, Foot-ball dans une équipe de Puteaux à Bagatelle et du Judo sans rechercher la compétition, et
j’ai fini par le Tennis loisir que je continue à pratiquer. JE ME SUIS LAISSÉ DIRE QUE VOS QUALITÉS PHYSIQUES VOUS ONT FAIT VIVRE DES AVENTURES PEU COMMUNES, DANS DES MOMENTS DIFFICILES, COMME LA PÉRIODE PÉNIBLE DE LA GUERRE. A-T-ELLE INFLUÉ SUR VOTRE ENGAGEMENT DANS LA PRATIQUE DE L’AÏKIDO ? Non pas directement, ne connaissant pas l’Aïkido à ce moment, mais cette période m’a fait prendre conscience qu’il fallait trouver du plaisir dans ce que l’on fait. Quand je suis devenu Cadre de Banque, mon travail me plaisait et je n’éprouvais pas le besoin de chercher autre chose. C’est surtout à partir de 1980, quand j’ai perdu ma première femme. Je ne pouvais pas rester à la maison les fins de semaine, j’ai participé activement à l’Aikido en faisant beaucoup de stages animés par différents professeurs. En dehors de Christian Tissier que je suivais régulièrement, il y a trois sensei japonais qui m’ont bien marqué : Yamaguchi sensei, Saotome sensei, et Ikéda sensei à Boulder aux États-Unis. Ils m’ont tous persuadé que la meilleure défense est l’esquive et de là les enchaînements possibles en faisant bouger son corps c’est-à-dire en prenant conscience de la mobilité des hanches et par les déplacements, la fluidité permet de s’adapter à toutes les situations. VOUS AVEZ TRAVAILLÉ AVEC DES GRANDS SENSEI, QUE VOUS ONT-ILS APPORTÉ ? Mes différents séjours au Japon m’ont confirmé l’importance du respect de son partenaire et de travailler toujours en harmonie avec lui et ne jamais employer la force : à chaque fois que l’on met de la force, ce n’est plus de l’Aïkido et on ne neutralise pas son agressivité ni celle de son partenaire. L’Aïkido permet de se maîtriser, d’être continuellement conscient de ce que l’on ressent et de ce que l’on donne en toute harmonie, toujours avec le respect de tout l’environnement. TECHNIQUEMENT, SUR QUELS POINTS FAITES-VOUS PRINCIPALEMENT TRAVAILLER ? Mes cours d’Aikido ressemblent à ce que je fais continuellement dans la vie, apporter quelque chose aux élèves, les faire progresser par niveau (débutants, 1 an de pratique et gradés), le support principal étant les armes, : 1/3 de mes Toute la descendance de Marcel Dromer réunie pour fêter les 80 ans de leur grand-père. Ci-contre Sharon la compagne complice des aventures du maître. cours vont à l’enseignement des armes en alternant chaque mois (jo, bokken, tanto) à l’exception des mois de décembre et mai où nous révisons les techniques pour le passage des kyu. Pendant ces deux mois, nous pratiquons seulement à mains nues, (tout en faisant bien la relation avec les armes). APPLIQUEZ-VOUS UNE MÉTHODE PARTICULIÈRE POUR LA PROGRESSION DE VOS ÉLÈVES ? Pour la progression de mes élèves, c’est principalement la répétition des mouvements en corrigeant continuellement et en évitant des acquis erronés qui pourraient devenir un handicap si la technique n’est pas correctement exécutée. QU’ELLE EST LA PART DES ARMES 5



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