Aïki Mag n°6 juin à nov 2003
Aïki Mag n°6 juin à nov 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de juin à nov 2003

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : le réalisme Aïki d'Arnaud Waltz.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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aïkibudo « En temps de paix, l’essence des arts martiaux c’est l’enseignement. Dans le mot ryu il y a l’idée de courant. Dô, c’est la voie, c’est quelque chose qui passe. Si on arrête d’enseigner, ce n’est plus la voie, c’est seulement une technique. La technique martiale vise uniquement à tuer, alors que le but des arts martiaux est de former la personnalité. » » (Maître Minoru MOCHIZUKI) DE LA TRANSMISSION TRADITIONNELLE À L’ENSEIGNEMENT MODERNE HISTOIRE D’UNE PASSION (II) Paul-Patrick Harmant 6e dan, ambiance studieuse. Gérard Clérin 6e dan, intervention pédagogique pratique. 1er dan aïkibudo, épreuve pédagogique pratique, examen devant jury. 20 L’Aïkibudo, discipline cofondatrice de la F.F.A.A.A., possède une option spécialisée aux cotés de l'Aïkido dans le cadre du brevet d’état d’éducateur sportif spécialisé 1er et 2e degré d'Aïkido. C’est pourquoi une organisation solide a été mise en place ainsi qu’un programme spécifique afin de garantir la meilleure formation possible tant initiale que continue de ses enseignants. Cette tâche difficile et ambitieuse a été confiée aux plus hauts gradés de notre École, dans la pure tradition martiale historique. La Commission Pédagogique du Comité fédéral Aïkibudo, partie de laC.T.N. Aïkibudo, est placée sous la direction de Maître Gérard Clérin (6e Dan Aïkibudo et B.E.E.S. 2e degré) D.T.I.R. responsable fédéral de la commission Monitorats et BEES Aïkibudo et de Maître Paul- Patrick Harmant (6e Dan Aïkibudo et BEES 1er degré) D.T.I.R. chargé d’organiser et de coordonner les Séminaires de préparations au Monitorat Fédéral d'Aïkibudo et au BEES spécifique Aïkibudo. Deux fois par an, les stagiaires sont réunis pour une période de quatre jours afin d’approfondir le programme spécifique technique et pédagogique du BEES : sont ainsi abordées les notions élémentaires de secourisme, l’ensemble des techniques programmées aux 1er et 2e Dan, les bases de l’anatomie et de la physiologie, la partie législation et les textes réglementaires ainsi que l’approche pédagogique. Aussi, les stagiaires ne chôment-ils pas, du matin 09h00 au soir 22h00, avec une succession de cours pratiques, théoriques, de devoirs à faire et bien sûr d’examens oraux, écrits et pratiques… L’expérience a montré que les stagiaires se répartissent en trois groupes : un tiers d’impétrants nouveaux venus, un tiers de pratiquants souhaitant approfondir leur connaissances techniques en vue de présenter un grade supérieur, et un dernier tiers composé de professeurs diplômés (monitorats et B.E.E.S. 1er degré) participants réguliers qui renforcent ainsi leurs connaissances techniques et pédagogiques, tout en faisant bénéficier les autres de leurs précieuses expériences. La décision d’enseigner peut être mise en parallèle avec celle de devenir parent, tant dans les causes qui peuvent les motiver que dans les conséquences qu’elle induisent. La gravité de cet engagement et les devoirs qui s’y attachent restent insoupçonnés et ne se découvrent que petit à petit. Les joies qui s’y rapportent également, de même que les ressources qui permettent une compréhension subtile de notre Art et la découverte d’une règle Ô combien importante pour les enseignants et que le bon sens commun a depuis longtemps popularisée : « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». L’axe de ces séminaires s’organisent, sur la base des programmes susmentionnés, autour de trois axes fondamentaux : Les devoirs qui s’imposent au professeur envers lui-même, envers ses élèves, et enfin ceux qui s’imposent aux élèves envers leur professeur.
1°/LES DEVOIRS DU PROFESSEUR ENVERS LUI-MÊME : L'enseignement sportif peut se définir comme l'action mise en œuvre par un éducateur sportif pour aider un pratiquant à acquérir une capacité nouvelle dans le domaine du sport. Mais celui-ci commence avant le déroulement de la séance. Il comprend le choix que décide l'éducateur sportif lorsqu'il organise, planifie son enseignement et se fixe les objectifs à atteindre. Il comporte de surcroît toutes les interventions de l'éducateur sportif pendant la séance : comment faire exécuter les tâches (exercices), disposer le matériel, donner des consignes, encourager les pratiquants, évaluer les résultats obtenus, etc. Après la séance ou à l'issue d'un cycle de plusieurs séances d'initiation ou d'entraînement, l'éducateur sportif peut être amené à modifier sa démarche, son attitude, voire ses objectifs. Pour prendre une image, on peut dire qu’enseigner, c’est faire grandir. Accepter la charge d’enseigner, c’est avoir la volonté de transmettre le savoir acquis, la quintessence du programme menant à l’obtention des grades et à une réelle compréhension profonde de la réalité de notre Art, dans le strict respect de la forme et du fond de la pratique Aïkibudo. C'est apporter à une personne les moyens pour qu'elle se transforme. Ces transformations peuvent porter sur différents domaines : Qualités physiques, compétences techniques, capacités à fournir un effort prolongé, à utiliser les ressources énergétiques de l’organisme, à participer à un effort collectif, etc. L’enseignant doit avoir la volonté que ces transformations persistent au cours des différentes situations d'apprentissage que le pratiquant va rencontrer. I1 devra avoir acquis de nouvelles connaissances, de nouveaux savoir-faire, adopté de nouvelles attitudes. On parle généralement ici de développement de compétences, d'habilité motrice, de dispositions (de CAPACITES). L’enseignant se trouve alors confronté à des devoirs qui s’imposent à lui afin qu’il conserve d’une part une crédibilité aux yeux de ses élèves, et d’autres part qu’il poursuive sa propre formation personnelle, tant technique que pédagogique. Sa démarche doit être guidée par un souci permanent d’AUTHENTICITE, seul gage de son succès en tant que modèle ! Les principes attachés au port du Hakama et aux grades, la formation tripartite sur le plan morale et spirituel (shin), sur le plan des qualités physiques (taï) et sur le plan technique (gi) restent les fondations intangibles et conjointes sur lesquelles le professeur doit construire son enseignement. Ainsi le futur enseignant se doit d’être un modèle d’hygiène de vie, autant que faire se peux. Il devra ainsi montrer l’exemple et en expliquer lui-même l’utilité et les effets. Comment prôner autrement une alimentation équilibrée, une consommation réduite ou nulle de produits toxiques comme le tabac ou l’alcool, sans parler de produits dopants, même s’ils ne s’imposent pas tous particulièrement par un engagement physique trop important dans notre Art ! Sur le plan technique, enseigner implique de conserver du temps pour son propre entraînement afin de maintenir son niveau de connaissances et poursuivre sa propre avancée sur la Voie. Si la stagnation reste déconseillée quoique parfois compréhensible, la régression doit demeurer impossible, dans les limites et les contraintes e la vie contemporaines, pour ne pas mettre en danger la légitimité de l’enseignant, et au-delà, la transmission de notre patrimoine martial. Maître Alain Floquet a souhaité préserver l'enseignement traditionnels des Écoles Daito ryu aikijujutsu, tenshin shoden katori shinto ryu et Yoseikan shinto ryu au sein du programme Aïkibudo. Il en résulte une difficile adéquation entre les contraintes de la vie moderne et les rigueurs de l’étude de la synthèse ainsi réalisée qui s’impose à tous les professeurs et cadres techniques. De plus, comment demander à ses élèves la pratique conjointe de ces quatre composantes qui forment un tout indivisible, condition siné qua non de compréhension de l’Aïkibudo, si l’on en ignore une partie. Et que dire de notre aptitude à préparer et présenter des élèves aux passages de grades si l’on provoque des impasses de fait par ignorance, paresse, ou tout autre raison fallacieuse… Il faut être conscient que la rigueur Paul-Patrick Harmant, techniques d’armes, gen ryu no kata Paul-Patrick Harmant, techniques manuelles, entrée omoté. Candidats au monitorat, épreuves écrites. n’est acceptable par l’élève qu’à la seule condition que le professeur montre l’exemple. À défaut, l’élève ira voir ailleurs ou abandonnera la pratique et passera à l’écart de ses bienfaits. Plus grave encore, il calquera sa pratique sur celle de son professeur, et la perte ou la dérive d’une partie du programme contribuera à la perte irrémédiable du contenu réel de l’ART. En cela la 21



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