Aïki Mag n°6 juin à nov 2003
Aïki Mag n°6 juin à nov 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°6 de juin à nov 2003

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : le réalisme Aïki d'Arnaud Waltz.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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…Je profite de cet entretien pour solliciter des pratiquants de tous niveaux leur participation aux diverses activités fédérales administratives : n’hésitez pas à questionner votre professeur, votre président de ligue, faîtes-vous plaisir en étant actifs et impliqués dans votre passion : l’Aïkido ! Pratiquer, entendre, participer au développement de l’Aïkido, techniquement ou administrativement, vous permet d’« être » dans l’Aïkido… voqué ma décision. Le club démarre bien, dans le sens où les pratiquants (tous débutants entre 16 et 53 ans), sont une quinzaine sur le tatami, très assidus, deux fois par semaine, et participent déjà aux divers stages organisés par la Ligue. Des, « anciens » d’autres clubs, viennent parfois et contribuent ainsi à la bonne ambiance qui règne au Dojo. Enseigner est une grande responsabilité. Par respect envers la discipline et mes élèves, je me dois de donner le meilleur de moi-même, cela implique plus de rigueur et plus d’engagement et une remise en question de tous les instants. Mais, que j’enseigne ou que je pratique, je pense rester moi-même c’est-à-dire dynamique, spontanée, gentille et parfois… impulsive ! Il n’existe pas de compétitions en Aïkido, comme il en existe en Judo, cela vous semble-t-il un handicap pour la progression des élèves ? Non pas du tout. Il est important de préciser que la compétition en Judo concerne plus particulièrement les adolescents et les enfants, qui sont majoritaires dans cette discipline. Hors, les enfants, chez nous ne représentent que 30% environ des effectifs. La majorité de nos pratiquants sont des adultes adhérents aux principes de notre discipline. Je pense au contraire que l’absence de compétition est un « plus » pour une progression vers une plus grande qualité d’échange et de coopération. Quelle place faites-vous dans votre enseignement aux techniques avec armes ? Les techniques avec armes sont « intimement » liées aux techniques à main nues. Il faut toujours envisager la technique à main nue avec une arme afin de mieux voir et comprendre l’attaque, sa direction et ses effets. Je pense donc que l’apprentissage des armes est indissociable de l’apprentissage de l’Aïkido à mains nues. Je préfère le jo et le tanto, car ils me semblent plus accessible à mon niveau actuel. Le tanto pour son côté « irimi » et le Jo pour l’amplitude des mouvements. Ces armes là sont peut-être complémentaires ? Quant au bokken, son maniement demande une grande régularité dans la pratique pour acquérir une bonne maîtrise des frappes, pour développer les notions d’attitude (concentration, précision, etc.). Peut-on concilier facilement la rigueur de la martialité et la féminité ? Si l’on rapproche la martialité de son étymologie « art de la guerre », alors on ne peut, pour ma part, concilier martialité et féminité. En revanche, si l’on considère ce terme de martialité dans le sens d’un engagement, d’être irimi, alors oui, la féminité peut-être martiale et la martialité féminine… La féminité c’est le charme, la douceur, la délicatesse… L’engagement corporel, physique et mental dans
une voie peut-être aussi doux et délicat ! N’est-ce pas le but ultime de la pratique ? Votre engagement dans l’Aïkido ne s’arrête pas aux portes du dojo, parlez-nous de vos activités fédérales. Je suis présidente de la Ligue d'Auvergne depuis 6 ans maintenant, membre du Comité Directeur de la fédération. J’adore toujours cette mission qui m’est confiée, même si ma vie professionnelle ne me permet pas d’y consacrer tout le temps que je souhaiterais. Au terme de cette 6e année, j’ai encore beaucoup de fougue pour des projets concernant la promotion de notre discipline dans ma région. Je profite de cet entretien pour solliciter des pratiquants de tous niveaux leur participation aux diverses activités fédérales administratives : n’hésitez pas à questionner votre professeur, votre président de ligue afin d’éveiller votre curiosité et ensuite, faîtes-vous plaisir en étant actifs et impliqués dans votre passion : l’Aïkido ! Pour conclure, pratiquer, entendre, participer au développement de l’Aïkido, techniquement ou administrativement, vous permet d’« être » dans l’Aïkido. En ces temps de changements en discussion entre la FFAAA et la FFAB, je souhaite une évolution des structures de l’Aïkido en France qui me semble-t-il doit forcément passer par une union de nos institutions fédérales. Ne regrettez-vous pas le manque d’engagement de la part des femmes au plus haut niveau technique ? Je n’ai que très rarement des regrets ! Toutefois pour répondre à votre question, je ne sais pas s’il s’agit d’un manque d’engagement de la part des femmes au plus haut niveau ou d’un frein de la part des hommes à cet engagement ? Je pose simplement la question. Les paroles des techniciens, je crois, prônent l’« ouverture » aux femmes ; les comportements, beaucoup moins ! Et je me fie plutôt aux comportements qu’aux paroles ! Mais, en revanche, je ne suis pas « pour la parité » pourtant si « tendance ». Les femmes représentent 30% des effectifs aussi la logique veut qu’il n’y ait que peu d’élues ! t entretien avec pascale girod C’est dans l’union du corps et de l’esprit que Pascale Girod explore tous les aspects de l’Aïkido, avec rigueur et détermination. 11



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