Aïki Mag n°5 déc 02 à mai 2003
Aïki Mag n°5 déc 02 à mai 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de déc 02 à mai 2003

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'Aïkido de braise avec Olivier Gaurin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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aïkibudo...En temps de paix, l’essence des arts martiaux c’est l’enseignement. Dans le mot ryu il y a l’idée de courant. Dô, c’est la voie, c’est quelque chose qui passe. Si on arrête d’enseigner, ce n’est plus la voie, c’est seulement une technique. La technique martiale vise uniquement à tuer, alors que le but des arts martiaux est de former la personnalité... (Maître Minoru MOCHIZUKI) DE LA TRANSMISSION TRADITIONNELLE À L’ENSEIGNEMENT MODERNE HISTOIRE D’UNE PASSION (I) 20 Maître Alain Floquet 8e dan avec frédéric Floquet 5e dan, Katory. Comme chaque discipline ancestrale, les Arts Martiaux ont connu une lente et inévitable évolution, avec la nécessaire adaptation aux nouvelles conditions culturelles, sociales et techniques imposées par l’Histoire. Le problème de la transmission des connaissances attachées à une école martiale a toujours été de pouvoir transmettre l’intégralité de ses savoirs au cours des générations, sans modifications ni altérations, ce qui n’empêche nullement la recherche constructive (évolutive) en adéquation permanente avec le milieu et les conditions de vie. Jusqu’à l’ère Meiji, les Arts Martiaux (Bugeï) constituaient un ensemble de techniques guerrières destinées à assurer la survie des Bushi d’un clan. Chaque famille possédait ses propres techniques enseignées par les Maîtres des écoles ancestrales, comme le clan d’Aïzu avec l’antique Oshiki Uchi et le Ono Ha Itto Ryu. Ces secrets étaient jalousement gardés pour d’évidentes raisons de stratégie. Ces écoles ancestrales directement issues des périodes de guerres incessantes (Sengoku Jidaï) appartenaient à la sphère des Bu jutsu, aux techniques particulièrement pragmatiques et proches de la réalité des combats. Leur transmission se faisait en fonction de la confiance directe établie entre un Maître et son disciple, graduellement mais différemment selon les disciples. De plus, ceux-ci se devaient de développer des aptitudes particulières pour comprendre, au travers des rares explications du Maître, la quintessence de son Art. Celles-ci n’étaient jamais très étendues ni très précises et empruntaient souvent une symbolique particulière destinée à la fois à cacher la réalité de la technique, à tromper les non initiés et à marquer de façon symbolique le disciple afin qu’il se rappelle l’origine et le secret de la technique. Par ailleurs, il faut rappeler que l’avancée dans la voie signifiait pour le disciple la remise en cause ou plutôt la découverte des « failles » inhérentes aux techniques qu’il avait apprises jusque là, corrections apportées afin de lui permettre, selon la règle et la logique interne à chaque école et à chaque clan, de se défaire victorieusement d’un adversaire détenteur de ces techniques ! La remise du Menkyo Kaïden de l’école par le maître signifiait alors que le disciple parvenait à son tour au rang de maître et connaissait l’intégralité des techniques connues de lui. À partir de l’ère Meiji, les Bugeï ont suivi une lente mais inéluctable évolution, au Japon d’abord, de part le monde après la seconde guerre mondiale, qui les ont amenés petit à petit au rang de Budo, avec une dimension plus philo-
Maître Alain Floquet 8e dan avec Daniel Dubreuil 6e dan, Gogyo Kenjutsu. sophique et spirituelle, de formation de l’homme dans son ensemble. La création des fédérations a induit une institutionnalisation des arts martiaux, afin de codifier et maîtriser le développement de la composante sportive de certains d’entre eux. Le modèle de la lutte et du judo a ainsi été appliqué à l’ensemble des autres arts martiaux tel que le Karaté et, même non-compétitifs, l’Aïkido regroupés au sein de la F.F.J.D.A dans les années 60 - 70. (sous tutelle pourrait-on dire). La création des B.E.E.S. a institué un véritable statut de l’enseignement sportif en général et des Arts Martiaux en particulier. L’évolution parallèle des hommes dans la société a nécessité, au fil des années, l’élaboration d’une pédagogie particulière que les différents arts martiaux ont su mettre en œuvre avec un très large succès. L’Aïkibudo, discipline cofondatrice de la F.F.A.A.A., possède également une option spécialisée aux cotés de l'Aïkido dans le cadre du brevet d’état d’éducateur sportif spécialisé 1er et 2e degrés d'Aïkido. C’est pourquoi une organisation solide a été mise en place ainsi qu’un programme spécifique afin de garantir à la fois la meilleure formation tant initiale que continue possible de ses enseignants. Cette tâche difficile et ambitieuse a été confiée aux plus hauts gradés de notre École, dans la pure tradition martiale historique. Nous verrons dans ce premier article l’organisation au plan de la forme avant de s’attaquer dans un prochain article au fond même de ces formations. 1°/LE CONSEIL DES KODANSHAS ET LA COMMIS- SION PÉDAGOGIQUE DU COMITÉ FÉDÉRAL AÏKIBUDO : Maître Alain Floquet a souhaité préserver l'enseignement traditionnels des Écoles Daito ryu Aikijujutsu, Tenshin shoden Katori shinto ryu et Yoseikan shinto ryu au sein du programme Aïkibudo. Il en résulte une difficile adéquation entre les contraintes de la vie moderne et les rigueurs de l’étude selon le système en vigueur au Japon féodal. Ainsi indépendamment de l’engagement particulier de certains hauts gradés, le collège des Kodansha est le dépositaire des savoirs de ces écoles pour l’Aïkibudo ; certains d’entre eux se sont investis en son sein et s’investissent encore plus particulièrement sur l’une ou l’autre des écoles historiques pour en entretenir et retransmettre l’intégralité. Cette tâche difficile reste un point de passage obligé, réservé à des pratiquants de hauts grades, chargés de responsabilités importantes au sein de l’organisation Aïkibudo, et reconnus par le Maître. Le Conseil des Kodansha est une instance interne regroupant l’ensemble des hauts gradés et des techniciens de notre Art afin de confronter les approches de chacun, d’examiner les points techniques, juridiques ou pédagogiques susceptibles de faire avancer la pratique et de permettre le développement et la pérennité de l’Aïkibudo. Directement issu du CERA (Centre d'Étude et de Recherche en Aïki), cette instance se réunit deux fois par an sous la codirection de Maître Alain Floquet assisté de Maître Alain Roinel (7e dan d’Aïkibudo et Délégué Technique National Adjoint duC.F.Aïkibudo - F.F.A.A.A.) pour faire le point, apprécier les évolutions nécessaires et donner les grandes lignes directrices pour l'avenir à court ou long terme. La Commission Pédagogique du Comité fédéral Aïkibudo, partie de laC.T.N. Aïkibudo, est placée sous la direction de Maître Gérard Clérin (6e Dan Aïkibudo et B.E.E.S. 2e degré) D.T.I.R. responsable fédéral de la commission Monitorats et BEES Aïkibudo et de Maître Paul- Patrick Harmant (6e Dan Aïkibudo et BEES 1er degré) D.T.I.R. chargé d’organiser et de coordonner les Séminaires de préparations au Monitorat Fédéral d'Aïkibudo et au BEES spécifique Aïkibudo. Ladite commission pédagogique regroupe égale une partie des Kodansha et est chargée de préparer et de suivre l’ensemble des actions de formations tant initiales que continues des enseignants d’Aïkibudo. 2°/LA FORMATION INITIALE DES ENSEIGNANTS EN AÏKIBUDO : Deux fois par an, les stagiaires sont réunis pour une période de quatre jours afin d’approfondir le programme spécifique technique et pédagogique du BEES : sont ainsi abordées les bases de l’anatomie et de la physiologie, les notions élémentaires de secourisme, l’en- Maître Alain Floquet 8e dan avec Alain Roinel 7e dan, Shiro giri. 21



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