Aïki Mag n°5 déc 02 à mai 2003
Aïki Mag n°5 déc 02 à mai 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de déc 02 à mai 2003

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'Aïkido de braise avec Olivier Gaurin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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rencontre avec 14 FAUT-IL ABSOLUMENT SE RÉFÉRER À UN SENSEI ? Dans un premier temps, certainement. Il me semble qu’il faut défricher la base avant d’essayer de nouvelles approches. Le tout est de savoir à partir de quand on est capable de juger la pertinence d’une technique ou la façon d’enseigner d’un prof ! QUELS SENSEI VOUS ONT LE PLUS INFLUENCÉ ? Pour moi, je peux dire que tous mes sensei m’ont donné quelque chose de leur savoir, mais celui qui m’influence le plus, c’est bien sûr Marc Bachraty, qui est …Tout reste ouvert, mais l’Aïkido reste un art vaste avec beaucoup de champs d’études à découvrir, à comprendre, à analyser et surtout à faire sien. Il agit sur l’émotivité, sur la sensibilité, sur la compréhension des schémas corporels individuels et à deux… sur le tatami un modèle de patience (si ! si !) et de rigueur. Je suis aussi très admirative de Christian Tissier, parce que sa technique est toujours claire et qu’il apporte toujours quelque chose, même aux débutants comme moi qui ne comprennent pas tout, loin de là. De plus, il est toujours attentif à l’autre, même en dehors du tatami. VOS SÉJOURS EN ASIE VOUS ONT- ILS ÉGALEMENT EU UNE INFLUEN- CE SUR VOTRE PRATIQUE ? J'ai été influencée forcément, mais impressionnée également par les maîtres japonais que j’ai rencontrés en Asie. Lors de mon voyage au Japon, j’ai eu la chance d’assister à une grande démonstration nationale, où des pratiquants de tout le Japon étaient présents, ainsi que quelques étrangers. Le Doshu, Maître Ueshiba Kishomaru luimême était monté sur le tatami. Je ne peux pas citer les noms, (j’ai un peu de mal à mémoriser les noms japonais qui de plus se ressemblent), mais les visages et les pratiques sont gravés dans ma mémoire. EN QUOI L’AÏKIDO AIDE-T-IL À SE CONSTRUIRE ? Je vois au club de Clamart des jeunes (à partir de 8 ans) qui suivent les cours de Marc depuis plusieurs années. On les voit se transformer sur le tapis : plus de maintien, plus de concentration, et aussi un énorme plaisir. Quant aux adultes, certains deviennent moins raides, à tout point de vue ! Quant à moi, corporellement, il m’oblige à penser à ma posture, et j’en ai bien besoin. Psychiquement, je n’ai pas peur des autres, même si parfois je devrais. Enfin, une heure d’aïkido vaut tous les anxiolytiques du marché quand le stress m’agresse. LA MIXITÉ DANS LA PRATIQUE A-T- ELLE INFLUENCÉ VOTRE CHOIX ? Pas du tout ! J’avais été au contraire très surprise à Singapour que les femmes apprennent dans des cours séparés de ceux des hommes. Mais là-bas, c’est plus un aspect très spécifique de la culture chinoise. Au contraire, pour moi, il est important que la pratique soit mixte, que les hommes traitent avec conscience leur uké sans utiliser uniquement leur force, que les femmes s’imposent sans peur devant de grands malabars, que les deux trouvent une harmonie entre deux pratiques souvent complémentaires, entre souplesse, force, écoute de l’autre, etc. (chaque qualité n’étant pas exclusive d’un sexe). FAUT-IL ÉTUDIER D’AUTRES ARTS POUR MIEUX S’ACCOMPLIR EN AÏKIDO ?
Tout reste ouvert, mais l’Aïkido reste un art vaste avec beaucoup de champs d’études à découvrir, à comprendre, à analyser et surtout à faire sien. Il agit sur l’émotivité, sur la sensibilité, sur la compréhension des schémas corporels individuels et à deux, des modifications de champs de conscience face à la dualité entre partenaire, à la compréhension technique et relationnelle, etc. Après c’est l’affaire de chacun.. Toutefois, si je devais pratiquer une autre discipline, ce serait le Kyudo (le tir à l’arc). Souplesse, force, écoute de l’autre, voilà pour Suzanne Auger les ingrédients de l’harmonie en Aïkido. L’AÏKIDO DOIT-IL SE « PRATIQUER » ÉGALEMENT EN DEHORS DU DOJO ? Oui bien sûr, j'y ai répondu dans votre question concernant la construction. PRATIQUER L’AÏKIDO, C’EST REN- TRER DANS UN ART QUI VEUT DÉVELOPPER UNE HARMONIE ENTRE TOUS ; EST-CE UNE UTOPIE RÉALISABLE ? L’harmonie doit être la mise en œuvre en commun de moyens techniques, intellectuels et psychologiques pour tenter d’établir une relation où les protagonistes se comprennent mutuellement. Chacun des intervenants doit y trouver une satisfaction. Alors en ce sens on peut peut-être parler d’utopie réalisable. L’harmonie, c’est l’expression d’une volonté commune d’arriver ensemble à un objectif souhaité. Cela dit, je m’étonne qu’un art aussi idéal ait généré deux fédérations avec deux pyramides de pouvoir. Autant il est intéressant de pratiquer selon des formes différentes, autant les discussions que l’on pressent aux passages de grade ne laissent pas d’étonner le novice. L’Aïkido, c’est un idéal, mais les rapports humains restent identiques partout. C’est un thème de travail à ne pas perdre de vue. ❁ 15



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