Aïki Mag n°5 déc 02 à mai 2003
Aïki Mag n°5 déc 02 à mai 2003
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de déc 02 à mai 2003

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : l'Aïkido de braise avec Olivier Gaurin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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rencontre avec suzanne auger Engagée dans l’action sans compter son temps, Suzanne Auger puise dans l’Aïkido une énergie exemplaire. Nous l’avons rencontré dans son club de Clamart qui sert de cadre à la pratique de son association ACAMA, la bien nommée. ÉCHANGE et PARTAGE 12 SUZANNE, POUVEZ-VOUS VOUS PRÉ- SENTER AUX AÏKIDOKA QUI NE VOUS CONNAISSENT PAS. Francilienne de banlieue, j’ai 53 ans, mariée, deux grands enfants, sans plus d’activité rémunérée (auparavant dans la communication d’entreprise) mais très engagée dans des associations diverses, notamment trésorière de mon club d’Aïkido, Acama, à Clamart. Je m’implique beaucoup dans la bonne marche du club, qui accueille de nombreux débutants qu’on souhaite garder, mais aussi des gradés, qui le sont devenus pour beaucoup au cours des six années d’existence d’Acama. Le plus satisfaisant, c’est le nombre de jeunes qui ont commencé enfants, qui arrivent à l’âge adulte et sont toujours sur le tatami. Quant à moi, j’ai obtenu mon premier dan il y a deux ans. COMMENT ÊTES-VOUS VENUE À PRATIQUER L’AÏKIDO ? En 1986, deux de mes collègues de bureau étaient ceintures noires et avaient proposé de monter une section d’entreprise. J’ai donc décidé un certain nombre d’autres collègues, tous débutants, à pratiquer un midi par semaine, après avoir vu un maître japonais dont je ne me souviens même plus le nom aujourd’hui, emballée par la beauté de la démonstration. Débuts avec Jean-Paul Nicolaï, qui a eu beaucoup de patience
pour faire débuter tout ce petit monde en même temps. Ensuite, j’ai vécu à Singapour et j’ai pratiqué pendant deux ans avec un senseï chinois qui suivait l’école Ueshiba. C’est depuis Singapour que je suis allée à l’Aïkikai à Tokyo. Expérience inoubliable : j’avais beau me croire préparée, j’ai été impressionnée. Par la culture du pays et par la pratique de l’Aïkido que j’ai vue là-bas. Revenue en France, je suis depuis six ans les cours de Marc Bachraty à Clamart, et je vais aussi une fois par semaine à Vincennes chez Christian Tissier dont Marc est l’élève. SUR QUELS PRINCIPES FONDA- MENTAUX FONDEZ-VOUS VOTRE PRATIQUE ? J’essaie de faire attention à quelques points fondamentaux, tels que la justesse de l’attitude, le fait de me tenir stable et droite. L’une des choses importantes pour moi est de me protéger, par la distance, l’esquive du corps ou la garde avec un bras ou une main qui dévie le coup. Je regarde aussi beaucoup les déplacements de pieds de mes professeurs, pour comprendre. IKKYO ? Je me sens beaucoup trop « petite gradée » pour oser émettre un avis sur ce sujet. Je trouve que c’est effectivement une technique des plus difficiles et des plus variées, pour autant que je sache. Reposez-moi votre question dans quelques années. PENSEZ-VOUS PRATIQUER UN ART DE SELF-DÉFENSE ? Je n’ai jamais eu l’occasion d’appliquer mon Aïkido dans une situation d’agression, mais je peux dire que c’est pour moi un art de « self confiance », malgré ma taille (petite bien sûr !). FAITES-VOUS UN TRAVAIL PARTI- CULIER SUR L’ÉNERGIE ? Pendant ma pratique, j’essaie de penser à renforcer mon centre, mais cela reste assez abstrait pour moi. Je comprends plus cette notion d’énergie en pratiquant le shiatsu. En effet, à la suite d’une méchante tendinite au coude, j’ai subi et appris le shiatsu familial, que je pratique sur mes camarades, ainsi qu’en groupe amical sous la direction d’un praticien. L’objectif est uniquement de soulager, sans chercher à guérir (il faut trop d’années d’études pour ça). LA STRATÉGIE DU COMBAT À MAINS NUES EN AÏKIDO REJOINT- ELLE POUR VOUS CELLE DU DUEL AVEC ARMES ? Bien que je préfère la pratique à mains nues, je pense qu’il est absolument indispensable de pratiquer les armes : c’est là qu’on comprend, quand le professeur explique les références, le pourquoi des techniques et leur efficacité. C’est là que le principe d’ikkyo, ardu pour tous les débutants, commence à prendre un sens. En suwari comme en tachi waza, la justesse des attitudes est déterminante dans la réussite des techniques. 13



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