Aïki Mag n°3 nov 01 à mai 02
Aïki Mag n°3 nov 01 à mai 02
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de nov 01 à mai 02

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Gérard Chavineau.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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aïkibudo « Le travail spécifique aux armes et sa transposition manuelle constituent la colonne vertébrale de notre pratique, qui permet, aux travers de techniques guerrières de façonner des pratiquants complets, tant en combat que dans la vie de tous les jours. » 22 sible de l’utilisation du Tanto permet de pouvoir se sortir en vie d’une confrontation armée, que l’on soit porteur ou non d’une arme. On retrouve ici la logique qui prédominait dans l’ensemble des principales écoles traditionnelles d’Arts Martiaux Japonais. Les règles du combat aux armes se transpose directement dans le travail de Buki dori. Les déplacements seront les mêmes, l’utilisation des Tai-sabaki, la notion de distance (Ma-aï) et donc de Zanshin seront adaptés à l’arme utilisée par Kiri komi, pour ne pas être à portée immédiate de celle-ci. La notion de temps de réaction sera également adaptée à la possibilité d’action de l’arme : l’utilisation d’un couteau, à petit rayon d’action mais très rapide ne sera pas la même que celle d’une arme plus longue, d’autant plus que cette arme discrète sera idéalement utilisée à l’occasion d’un corps à corps pour plus d’efficacité. La stratégie de combat diffère ici légèrement : sur les photographies ci-contre, Seme est porteur d’un couteau (Tanto). La position de garde de Tori s’adapte à la longueur de l’arme, soit un bras de la pointe du Tanto. Dès l’entrée sur l’attaque de Seme, Il est primordial de maîtriser immédiatement le bras porteur de l’arme, avant de porter un atémi ; il faut canaliser l’attaque en sortant de la zone de danger du couteau, et contrôler de façon définitive le poignet de la main armée : ce contrôle devra être maintenu durant l’ensemble du travail, jusqu’à complet désarmement de SEME et son contrôle définitif au sol. L’atémi reste alors possible, par exemple du pied, en complément de la saisie douloureuse du poignet. Il se décale ensuite pour porter la technique (Shiho nage, Yuki chigae ou Kote gaeshi) et prend garde à la zone de danger liée à l’arme, en se tenant à une distance un peu plus grande de son partenaire durant l’exécution de la technique. Le contrôle au sol se conclut par une luxation du coude permettant le désarmement sans effort ainsi que l’immobilisation définitive de Seme. Le désarmement peut également se faire ou dans le mouvement par une luxation de l’ensemble du bras (poignet, coude et épaule). Le choix technique dépendra en grande partie de l’opportunité offerte par l’attaquant et de la maîtrise plus ou moins avancée de Tori. Il est évident qu’un pratiquant Haut Gradé aura une plus grande facilité d’adaptation qu’un jeune Yudansha. La pratique du randori apportera alors l’expérience et la fluidité nécessaire à un sain apprentissage du Kaeshi waza. Le travail spécifique aux armes et sa transposition manuelle constitue la colonne vertébrale de notre pratique, qui permet, aux travers de techniques guerrières de façonner des pratiquants complets, tant en combat que dans la vie de tous les jours. L’ensemble des formes de travail envisagées dans le programme Aïkibudo étaient parfaitement complémentaires sur le champ de bataille et le restent dans la pratique contemporaine, : s’il est assez peu fréquent de nos jours d’être confronté à un adversaire porteur de l’une des armes traditionnelles, le travail de Buki-Dori reste une valeur sûre dans un contexte conflictuel. Le travail spécifique aux armes et sa transposition manuelle constitue la colonne vertébrale de notre pratique, qui permet, aux travers de techniques guerrières de façonner des pratiquants complets, tant dans le cadre d’une réponse légitimée en self-défense que dans la vie de tous les jours. Cette adaptation de tous les instants si importante lors des duels meurtriers ancestraux apporte cette souplesse et cette ouverture d’esprit si chère à nos maîtres qui doivent transparaître dans la vie de tous les jours…
3°/LE RECOURS AU TONFA Maître Alain Floquet a eu le souci d’associer dans la pratique Aïkibudo l’ensemble des techniques susceptibles de permettre un apprentissage complet des réalités du combat, dans un souci permanent d’efficacité et d’adaptation aux évolutions technologiques. C’est pourquoi le pratiquant d’Aïkibudo s’exerce également à l’utilisation d’armes particulières, tant dans leurs dimensions historique que contemporaine. Arme traditionnelle en provenance de l’île d’Okinawa, le Tonfa est un bâton dans lequel est implantée perpendiculairement une poignée au niveau du premier tiers. Cette arme est directement attachée à la pratique du Karate. Maître Alain Floquet a pressenti le formidable potentiel de cette arme dans le cadre de son travail de policier. Aussi a-t-il intégré l’usage de cette arme dans le programme Aïkibudo, à partir d’un niveau avancé de pratique. L’étude des frappes, contrôles et blocages élémentaires se fait également par le biais d’un Kata, avant d’envisager, tout comme le Tanto, les possibles mises en application des techniques Aïkibudo avec l’usage de cette arme. L'utilisation d'un Tonfa sera particulièrement adapté au travail contre armes blanches, sachant que seules les personnes dépositaires de la force publique et titulaires d'une autorisation de port d'arme de 6ème catégorie au terme de la loi pénale française, dans le cadre de leurs activités professionnelles pourront utiliser ce type d'arme. C'est pourquoi ce type de pratique est susceptible d'intéresser plus particulièrement les représentants des forces de l'ordre, les militaires et les professionnels de la sécurité. En ce qui concerne les autres pratiquants, il ne faut toutefois pas oublier qu'une revue roulée serrée ou un parapluie se substitueront utilement à un Tonfa, dans le cas d'une agression à l'arme blanche. Ce potentiel traditionnel retrouve alors son utilité pratique toute naturelle dont ne saurait se passer un budoka averti ! Il faut ici préciser que le travail de ces armes se fait selon les aspects fondamentaux de la pratique Aïkibudo. Le souci d’efficacité impose une recherche la plus réaliste possible, tant dans ses aspects traditionnels guerriers (efficacité totale avec possibles altérations partielles ou totales des capacités physiques de Seme) que dans ses aspects évolutifs contemporains (avec un souci prépondérant de contrôle final de Seme, sans aucune altération de ses capacités physiques). Le respect des règles juridiques de la légitime défense au terme des articles 122-5 et 122-6 du Code Pénal est une dominante importante de l’apprentissage de ces armes et de leurs possibilités. La finalité de la technique doit toujours être une maîtrise totale de Kiri Komi, Tori ayant à la fois récupéré l’arme utilisée pour l’attaque et les mains parfaitement libres. Ainsi le pratiquant d’Aïkibudo possède un potentiel martial varié et particulièrement efficace pour pouvoir raisonnablement maîtriser une attaque en permettant de veiller à l’intégrité physique de Seme. En collaboration, Paul-Patrick Harmant, 6°dan, (D.T.I.R. Zone Est) (D.T.F.Adjt – F.I.A.B.) Jean-Pierre VALLE, 3°DAN, (D.T.F. Adjt-polices F.I.A.B.) sur les photographies. Séminaire Monitorat Fédéral et Brevet d’Etat Aïkibudo (sous la direction de Paul-Patrick Harmant) du 27 au 30 avril 2002, Salle de la Fraternelle, Rue Jeanne d’Arc, 54350 Mont Saint-Martin. Inscription et renseignements : 03.88.15.37.61.(pro.)/03.88.72.36.89.(dom.) copyright : Christine Fuche (IDF-CERA) copyright méthode et techniques Aikibudo Alain Floquet. 23



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