Aïki Mag n°25 déc 12 à mai 2013
Aïki Mag n°25 déc 12 à mai 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°25 de déc 12 à mai 2013

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,6 Mo

  • Dans ce numéro : l'Aïkido, une philosophie fine et subtile, un art de la relation ... (Céline Froissart).

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ligue de picardie valérie ferrari une recherche de résolution Pour Valérie Ferrari, 1 er dan, BF, très engagée au niveau de sa ligue, l’enseignement de l’Aïkido doit se faire avec le même enthousiasme que sa propre pratique. Vous êtes pratiquante, enseignante, mais aussi trésorière de la ligue de Picardie, quelles sont les principales tâches de votre fonction ? En tant que trésorière, je suis chargée de suivre et d’assurer la gestion des comptes de la ligue. Je centralise et enregistre les dépenses et les recettes concernant : - les cotisations annuelles des clubs, - les recettes des stages et le retour à la fédération de 80% de celles-ci pour les stages nationaux, - la rémunération du DTR et des autres intervenants (stages régionaux, stages enfants), ainsi que l’indemnisation des frais de déplacement, - les ristournes sur les licences reversées par la fédération, - dans le cadre de la promotion de la formation des futurs enseignants, nous remboursons 50% des frais pour le Brevet Fédéral (hors transport), - l’achat de matériel comme des tapis mis à disposition des clubs en cas de besoin, - le remboursement des frais de déplacement du président de la ligue, - l’indemnisation des jurys pour les passages de grades, - les achats de passeports pour les clubs. En fin d’année, je réalise le bilan et le compte de résultat de l’exercice échu. La situation des comptes et le bilan annuel sont présentés en début de saison suivante lors de l’AG de la ligue avec une analyse des évolutions des dépenses et des recettes par rapport à l’année N-1. Quels ont été vos maîtres ? Quels enseignements avez-vous reçus ? J’ai découvert l’Aïkido en 2002 avec René Georges, président actuel de la ligue de Picardie, il a été jusqu’à mon 3 e kyu mon enseignant principal. En 2003, il m’a confié la présidence du club, lorsqu’il a été nommé président de la ligue, et le cours enfants. Puis en 2008, au départ de mon prédécesseur, il m’a demandé de reprendre la trésorerie de la ligue. En parallèle à ma pratique en club, ma passion ne cessant de croître pour cette discipline, j’ai participé à de nombreux stages tant au niveau régional, qu’en inter-ligue et au niveau national. Ainsi, j’ai pu rencontrer de nombreux maîtres tels que : Pascal Norbelly, DTR de la région Picardie, Christian Tissier, Josette Nickels, Franck Noël, Bernard Palmier ou encore Micheline Vaillant-Tissier. De même, j’ai eu l’occasion de participer à des stages de maîtres japonais comme Endo, Ikeda, Yasuno, Osawa, Yamashima. Tous ces maîtres m’ont permis de percevoir la 12 richesse de l’Aïkido, la diversité des formes de travail ainsi que de voir différentes conceptions d’approche de la discipline et de son enseignement. J’ai beaucoup apprécié aussi la confrontation et la complémentarité des pratiques occidentales et orientales. Au cours des stages de ligue, j’ai fait la connaissance de Dominique Capes, actuellement secrétaire de la ligue de Picardie et enseignant du club de Saint-Quentin à l’époque et de Laon aujourd’hui. Sa pratique fluide, la richesse de son enseignement, la variété des différentes formes d’approche des techniques, son savoir sur la philosophie de la discipline et son expérience à travers ses rencontres avec les plus grands maîtres m’ont fortement séduite et conforté dans mes choix. L’Aïkido était devenu ma discipline par excellence. Cette rencontre a été le début d’une pratique intense et d’une grande complicité qui n’a jamais cessé qui m’a menée au 1 er dan en 2008 et à l’obtention du BF dans la foulée en 2009. Il enseigne tout ce qu’il sait et sans aucune réserve, ce qui fait toute sa richesse. Je lui en suis très reconnaissante. Comme enseignante, de qui vous occupez-vous particulièrement ? J’enseigne principalement aux jeunes de 6 à 14 ans et occasionnellement
RENCONTRE aux adultes en l’absence de leur professeur. Faut-il, pour les plus jeunes, imiter pour mieux assimiler ? Toute pratique commence par l’imitation. C’est elle qui nous permet de connaître les bases fondamentales, les différentes formes de travail et de construire par la suite notre propre pratique et conception de l’Aïkido. Le tout est de ne pas suivre qu’un seul maître afin de ne pas s’enfermer dans une pratique unique. Nous puisons le savoir à travers la connaissance et l’expérience de l’autre. Vient ensuite la période de l’analyse, de la critique constructive, des échanges et de l’introspection qui nous permettent de nous situer par rapport aux différentes formes de travail existantes, ce que l’on recherche, ce à quoi on aspire et par rapport aux autres. Etes-vous plus dans une pratique plus ludique que martiale ? Concernant les plus jeunes, il est important de rester sur une pratique ludique afin de ne pas les perdre. L’Aïkido est loin d’être une discipline simple. C’est un travail sur soi, une acceptation de l’autre tel qu’il est. On doit mettre fin à un combat sans utiliser sa propre force, mais en utilisant celle de l’autre et le déséquilibre. Dit comme çà, pour un enfant c’est très difficile d’imaginer la chose et de le retranscrire dans les faits sans violence ou domination par le plus fort. Par ailleurs, pour les enfants il n’est pas simple de reconnaître leurs erreurs, de se remettre en question, d’accepter l’échec et ils jugent facilement l’autre. Entre 6 et 14 ans les enfants passent beaucoup de temps sur les jeux, le sport doit donc rester pour eux un plaisir, un divertissement plutôt qu’une contrainte ou encore une exigence dans le but d’acquérir des capacités physiques. De même, un enfant peut se concentrer environ vingt minutes, ensuite son esprit est très volatile. D’où l’importance d’alterner jeux et apprentissage afin de conserver leur motivation intacte d’une année à l’autre et de les aider à canaliser leur esprit. D’un autre côté, il est important de ne pas oublier le côté « martial » de notre art qui est plein de symboles pour l’enfant. Ils ont tous vu au moins une fois un film d’arts martiaux. Pour eux, à travers la pratique des arts martiaux, ils ont la possibilité de s’identifier à l’un de ces super-héros et de pratiquer l’un de ces arts si beaux et puissants qui les ont fait rêver. Le combat est quelque chose d’attractif pour les enfants, à nous de leur inculquer le respect de l’adversaire et de son intégrité dans la pratique. Au-delà des bienfaits physiques (verticalité, construction du corps, souplesse et travail cardio-vasculaire), la pratique d’un art martial permet à l’enfant de connaître et d’expérimenter des valeurs telles que l’humilité, la modestie, l’entraide, la non-agressivité, le respect. Ils développent aussi des capacités telles que la détermination, la vigilance, la concentration, l’écoute, l’assimilation et l’application de consignes ; autant d’outils qui les aident à l’extérieur, dans leur scolarité et dans leur vie de tous les jours. Ils apprennent également à être responsables de leurs actes et prennent conscience de leurs possibilités mais aussi de leurs limites. Les arts martiaux sont une 13 La réussite d’une technique passe par une bonne maîtrise de son énergie, un bon contrôle de soi. école de la vie, une école de conduite. Dans notre société actuelle, parfois violente, basée sur la performance, la loi du plus fort et la compétitivité, tous ces apprentissages leur permettront de mieux appréhender les difficultés avec tout le recul nécessaire pour prendre leurs décisions et faire leurs choix. Quels sont les grands principes que vous voulez faire passer ? L’objectif de mon enseignement aux enfants n’est pas d’en faire, forcément, de grands aïkidokas. Les enfants ont du mal à rester sur la pratique d’une seule discipline durant toute leur adolescence. Ils passent souvent du coq à l’âne, se cherchent ou se découragent facilement. Aujourd’hui, les enfants n’ont plus le goût de l’effort et ont du mal à se surpasser. Par ailleurs, les médias, internet, les jeux en ligne, les absorbent en permanence et les coupent de la réalité. Ils sont constamment dans le virtuel, enfermés chez eux. Le contact avec les autres et le monde extérieur devient de moins en moins fréquent. Mon objectif principal est donc de leur faire pratiquer une discipline sportive avant toute chose, qui leur plaît et leur permet de s’épanouir dans leur vie, pour qu’ils retrouvent le goût de l’effort et de la pratique en groupe. Chaque année qui passe est un combat pour les maintenir dans la discipline, capter leur curiosité, leur intérêt et forger leur détermination pour aller plus loin, tout en intégrant



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