Aïki Mag n°24 jun à nov 2012
Aïki Mag n°24 jun à nov 2012
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°24 de jun à nov 2012

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1 Mo

  • Dans ce numéro : Marc Bachraty, l'union de l'efficacité et de l'harmonie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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RENCONTRE Quand et comment en êtes-vous venu à enseigner l’Aïkido ? Durant la saison 1986-87, alors que je m’entraînais depuis deux ans à Vincennes au Cercle Tissier, il s’est trouvé que certains clubs se sont libérés et Christian Tissier m’a demandé, ainsi qu’à d’autres, si nous étions intéressés pour les reprendre. C’est ainsi que j’ai commencé à enseigner en septembre 1987 au club Daumesnil avec six débutants, là où j’avais commencé l’Aïkido quelques années auparavant. La section Aïkido du club Daumesnil avait été créée en 1965 au sein de la FFJDA par Rémy Pierrard, un ancien élève de Mochizuki Minoru senseï, avant de rejoindre la FFAAA en 1983. Le professeur en était Christian Sortant. Commençait alors pour le jeune 1 er dan que j’étais, il y a 25 ans maintenant, une aventure faite de rencontres, d’échanges et de communications qui, aujourd’hui encore, ne cesse de m’enrichir humainement et techniquement. Aujourd’hui nous comptons environ vingt-cinq adhérents dont cinq 3 e dan, deux 2 e dan et six 1 er dan. Comment organisez-vous votre enseignement ? Les cours ont lieu deux soirs par aïkido club daumesnil jean-pierre israël passion transmission A deux pas du célèbre marché d’Aligre, Paris 12e,, Jean-Pierre Israel 5 e dan, fête 25 ans d’enseignement à l’Aïkido club Daumesnil. Rencontre avec un technicien passionné. Pour Jean-Pierre Israel, 5 e dan, toutes les techniques doivent être enseignées avec la même intensité, avec ou sans armes. 4 semaine. Mon enseignement en début de saison vise avant tout à accueillir les débutants dans les meilleures conditions. Pour cela, la première heure de cours leur est entièrement consacrée et les anciens sont là pour travailler avec eux ; ce qui permet à la
plupart d’entre eux de progresser plus rapidement et d’être mis en confiance grâce à l’approche amicale et bienveillante des gradés. Il est important qu’ils comprennent dès le début que la compétition et la confrontation sont étrangères à l’Aïkido. Nous sommes là pour partager, progresser ensemble et non pour nous mesurer les uns aux autres. Chaque enseignant est, à ce jour, bien conscient que c’est dans le rajeunissement des pratiquants, dans l’apport de sang neuf que réside l’avenir de notre discipline. Pour consolider cette approche, l’un de mes élèves 2 e dan, Pierre Bugnon, assure tous les samedis matin, et cela depuis de nombreuses années, un entraînement dirigé d’une heure trente qui leur est également dédié. La deuxième heure de cours est davantage axée sur un travail « tout grade » qui a pour objectif l’approfondissement des principes et des techniques, à travers une pratique à la fois plus fluide et plus dynamique. Enfin une demi-heure par semaine est réservée au travail des armes, ken et jo. Y a-t-il des formes et des techniques que vous privilégiez ? Chaque pratiquant cultive certainement des préférences en termes de techniques et je n’échappe, bien sûr, pas à la règle. L’enseignant, lui, a le devoir et la responsabilité de transmettre l’intégralité des techniques afin de mettre en valeur toute la richesse et toute l’étendue de l’Aïkido. Il y a une progression à respecter dans la présentation des techniques et cette progression est liée au niveau des pratiquants. Ainsi pour un débutant la découverte de ikkyo est bien plus fondamentale que celle de yonkyo, principe qui retrouvera cependant toute sa pertinence à un stade ultérieur de la pratique. Toutefois chaque technique bien comprise renferme en elle-même l’ensemble des principes et peut donc servir de base au développement d’un cours. A quel moment le professeur se sent-il efficace dans sa transmission ? A quel moment a-til réussi ? Accueillir des débutants, les voir en quelques années de pratique réussir le 1er dan, puis, plus tard, encore le deuxième ou le troisième dan est, indéniablement, une source de satisfaction. Chaque enseignant doit se confronter régulièrement à ses résultats et constamment tenter d’améliorer son enseignement par le renouvellement des approches pédagogiques et la diversité des formes proposées. Et c’est le vaet-vient continuel entre l’enseignement et la pratique qui permet de présenter un Aïkido non routinier ou mécanique. En tant qu’élève de Christian Tissier, j’ai la chance d’avoir accès à un Aïkido qui évolue sans cesse, ce qui m’empêche de m’installer dans une pratique confortable et sans surprise. Pouvoir restituer et transmettre, du moins en partie, cet esprit de renouveau est de ma responsabilité. Toutefois le retour constant et régulier sur les formes de base constitue également un des aspects incontournables de l’enseignement. Certains de mes élèves qui sont devenus des 5 Toujours beaucoup de pratiquants sur le tatami, dont Franck Jeannet 3 e dan, webmaster du club. amis viennent au club Daumesnil depuis de nombreuses années. Ce sont des personnes qui, malgré leurs obligations professionnelles, sociales et familiales ont décidé de réserver deux soirs par semaine à la pratique de l’Aïkido. Autrement dit, l’Aïkido est devenu pour eux aussi une passion dont ils apprécient pleinement la valeur formatrice. Il est clair alors que je me sens tout à fait comblé, justifié et récompensé dans mon rôle d’enseignant. Vous êtes professeur donc également pratiquant ; quelles sont vos sources en Aïkido ? J’ai commencé l’Aïkido un peu par hasard, simplement désireux de pratiquer un art martial, car il m’apparaissait alors que les arts martiaux japonais recélaient en eux des qualités formatrices dépassant de loin



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