Aïki Mag n°22 jun à nov 2011
Aïki Mag n°22 jun à nov 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°22 de jun à nov 2011

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,9 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre... Hubert Thomas, président de la Kiia

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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KINOMICHI Hubert Thomas Créé en 1976 par Noro Masamichi sensei, le Kinomichi a rapidement pris, d’année en année, une dimension internationale. La KIIA, structure composée d’intructeurs et d’enseignants, a été créée pour accompagner ce développement. Rencontre avec Hubert Thomas, son président. universelle harmonie Hubert Thomas, vous êtes président de la KIIA. Pouvez-vous nous la présenter ? La Kinomichi International Instructors Association, désignée sous le sigle KIIA, a été créée en 2001. La KIIA est composée d’instructeurs et d’enseignants. J’ai l’honneur d’être président de la KIIA. Depuis sa création, des instructeurs, femmes et hommes, dévoués et sincères, me sont associés pour conduire cette structure hiérarchisée. La KIIA contribue au développement international de l’art, tant qualitativement que quantitativement par sa fonction première qui est la diffusion du Kinomichi. Elle organise, contrôle et développe le Kinomichi aux fins de permettre l’épanouissement physique et moral de la personne humaine. Elle anime, coordonne et surveille la pratique et l’enseignement. Elle veille, par l’organisation de stages de formation et des évaluations, au respect des règles techniques et préceptes moraux du Kinomichi. Cette institution délègue des capacités au niveau national. Le Kinomichi est présent dans de nombreux pays et sur quatre continents. L’enseignant ou l’instructeur, certifié par maître Noro Masamichi, doit être membre de la KIIA. Via les instructeurs et les enseignants, la KIIA participe également à la gestion de l’ensemble des hakama et futurs hakama de Kinomichi. Le hakama est un vêtement traditionnel japonais, quelle signification particulière a-t-il pour le Kinomichi ? Le hakama est lourd de symboles et traduit une longue tradition de samouraï. L’élève porteur d’un hakama a réussi à développer un équilibre. Il devient un pilier sur lequel on peut s’appuyer. Six plis externes et cinq plis internes correspondent aux onze organes et sont associés respectivement aux premiers mouvements de ciel (nagewaza) et de terre (katamewaza). La ceinture du 12 hakama et son nœud symbolisent le centre, l’harmonie, l’équilibre, l’unité. Le hakama ne représente donc pas qu’un simple niveau technique. Cependant, la connaissance minimale des 111 mouvements de base du Kinomichi est normalement nécessaire pour porter un hakama. Ainsi, plusieurs catégories de pratiquants hakama existent. Ils ont en commun un processus de progression continue qui s’appuie sur une cohésion de groupe. Le pratiquant hakama est tenu au développement du Kinomichi. Il devient un exemple. Vous avez d’abord pratiqué l’Aïkido, comment êtes-vous passé au Kinomichi ? Le passage de l’un à l’autre s’est effectué de façon naturelle et continue. Je n’ai pas la sensation sur le fond d’avoir arrêté l’Aïkido en pratiquant le Kinomichi. Maître Noro Masamichi, lui-même, souligne ne pas
avoir arrêté la pratique de l’art enseigné par son maître Ueshiba Moriheï. Do et michi désignent tous deux le chemin, la voie. Ki est commun aux deux mots. Aï désigne l’union qui est implicitement intégrée dans le mot ki pour le Kinomichi. En effet, ki, union et harmonie font un dans le Kinomichi. Par son aspect créatif et par le mouvement, maître Noro Masamichi permet d’accéder à une pratique d’expression différente. Ceci concerne notamment l’utilisation physiologique des mouvements corporels. Mais la fidélité à son maître Ueshiba Moriheï demeure. Etant à son étroit contact, en quel sens la personnalité de Noro Masamichi senseï a-t-elle été déterminante pour vous ? Je ne désire pas aborder l‘aspect privé de nos relations. En 1961, maître Noro Masamichi est arrivé dans le sud de la France. Il a été envoyé par maître Ueshiba Morihei comme délégué officiel de l’Aïkido pour l'Europe et l'Afrique. Mes professeurs d’Aïkido, durant mon adolescence, ont été parmi les premiers élèves de maître Noro Masamichi, gradés par lui. Mon instruction a été effectuée sur les bases de cet enseignement. Tout naturellement, dans ma jeunesse, j’ai effectué des stages...Le hakama est lourd de symboles et traduit une longue tradition de samouraï. L’élève porteur d’un hakama a réussi à développer un équilibre. Il devient un pilier sur lequel on peut s’appuyer... et des démonstrations sous sa direction. Ainsi, son influence était déjà primordiale pour ma formation en Aïkido et plus largement du budo. J’ai intégré le Kinomichi après le début de sa mise en place. Le mouvement corporel est devenu différent. Toute agressivité est exclue. Une subtilité de la relation entre deux partenaires est recherchée par l’étude du contact qui mène vers l’union, le « aï ». Une recherche permanente de maître Noro Masamichi en fait un art évolutif. Le caractère traditionnel dans son mode de formation est conservé et la transmission se fait sur les bases d’un enseignement global. Maître Noro Masamichi tente de nous transmettre ses sensations, ses idées, ses découvertes et, donc, un certain aspect de sa personnalité. 13 Hubert Thomas nous montre que les liens entre Aïkido et Kinomichi sont très forts, comme ceux qui unissent Noro Masamichi à son maître Morihei Ueshiba. Quelles différences fondamentales faites-vous entre ces deux arts, esthétique, philosophique, autres peut-être ? Le Kinomichi est un budo. C’est un art qui se veut complet et indépendant. Il est lié, par ailleurs, à la fois à son créateur concernant son aspect évolutif et à d’autres arts dans ses principes et méthodes d’application. Ainsi, les techniques du Kinomichi, bien qu’exprimées différemment, sont aussi celles de l’Aïkido. La technique est un outil partagé parfois avec d’autres arts. Le Kinomichi exprime sa particularité au travers de l’expression visuelle de la technique exécutée, de la pédagogie, de la manifestation du ki et de l’intention qu’on lui donne. La recherche de l’esthétique, signe objectif visuel d’harmonie, est également très importante. Elle est en rapport avec la participation intense du partenaire. La pratique du Kinomichi n’est pas figée. Elle comporte une progression en 7 niveaux d’initiation. Bien que chaque niveau se suffise à lui-même pour conférer une pleine réalisation personnelle, l’apprentissage des 7 est nécessaire pour accéder à une certaine connaissance globale. Cette pratique peut se faire à deux, à plusieurs, seul, avec ou sans armes. Les premières initiations sont caractérisées par l’abandon de toute notion martiale et de domination, par



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