Aïki Mag n°21 déc 10 à mai 2011
Aïki Mag n°21 déc 10 à mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de déc 10 à mai 2011

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre... Gérard Méresse et la ligue de Bourgogne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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LIGUE DE BOURGOGNE Gérard Méresse La ligue de Bourgogne n’est certes pas la plus développée de notre fédération, mais l’énergie et l’enthousiasme de ses acteurs en font l’une des plus dynamiques. Rencontre avec Gérard Méresse, 5 e dan, président-aïkidoka en terre de grande tradition. grand cru d’énerg Vous êtes président de la ligue de Bourgogne. Quelles sont les principales tâches de votre fonction ? Je suis président de la ligue de Bourgogne depuis 1986. La tâche la plus importante fut de reconstruire la ligue après le départ de l’ancien président et de quelques clubs vers le groupe André Nocquet. L’effectif de nos forces vives était alors de 86 licenciés, il est maintenant aux alentours de 500. Cela ne s’est pas fait en un jour et c’est surtout grâce à un travail d’équipe que nous sommes parvenus à ce résultat. Monter une école de cadres, nommer un DTR, Robert Rouchouse, m’entourer d’une belle équipe d’ami(e)s indéfectibles a déclenché un essaimage en formant différents enseignants qui ont passé le Brevet fédéral ou le Brevet d’état. Le deuxième travail fut la recherche de subventions pour équiper les nouveaux clubs en tatamis et je remercie le Conseil Régional de m’avoir bien soutenu pour obtenir les fonds nécessaires. La troisième action a été de rassembler les clubs des quatre départements, de les aider et de les intégrer dans la politique de la ligue, tout cela dans le respect des uns et des autres. Grâce à la volonté de tous, nous sommes parvenus à une belle harmonie entre les clubs. Robert Rouchouse appelé à d’autres tâches importantes dans la ligue de judo, j’ai fait appel à Michel Erb pour le poste de DTR ; ce dernier a su non seulement consolider mais décupler un existant qui restait malgré tout fragile au demeurant. Les principales tâches du président se résument à être au service de tous, à trouver 6 un bon DTR et à insuffler une politique d’harmonie et de convivialité. Les autres tâches, qui se répètent chaque saison, sont d’établir un calendrier des stages avec en point d’orgue l’organisation du stage national et d’organiser les passages de grades avec mon collègue de la FFAB. En résumé, les tâches du président consistent à mener la ligue comme une petite entreprise pour qu’elle ne connaisse pas la crise. Vous êtes également membre du Comité Directeur de la fédération, quelle est votre fonction particulière ? Élu au Comité Directeur depuis 6 ans et membre de la commission informatique, j’ai un sentiment assez
mitigé sur l’efficacité de ladite commission, sans doute parce que je ne me suis pas assez impliqué et j’en fais amende honorable. Par contre, je fais le rêve d’une fédération dotée des derniers outils de communication, avec un site web performant et moderne qui serait administré par un webmaster employé à temps complet par la fédération et qui serait le grand communicant moderne qui nous manque. Sur ce site les présidents de clubs ou leurs représentants pourraient valider leurs licences, faire les commandes de matériel et payer en ligne.ie Ce webmaster pourrait mettre à jour la base de données et sortir toutes les statistiques nécessaires à chacun d’entre nous. Je sais, c’est sans doute utopique pour les uns ou abstrait pour les autres ou même inutile pour d’autres et certains me diront que ça coûterait trop cher, mais n’oublions pas que toutes les nouvelles générations se promènent sur le web et c’est là qu’elles trouvent les réponses à leurs interrogations. Je rêve aussi que ce site soit démultiplié vers les ligues et, pourquoi pas, vers les clubs pour créer une véritable identité nationale et même internationale. 7 Gérard Méresse, aïkidoka passioné et président de la ligue de Bourgogne. Quelle est votre recherche dans la pratique de l’Aïkido ? A quoi faut-il aboutir ? C’est sans doute prétentieux mais je crois qu’il faut aboutir à un véritable humanisme de citoyen du monde. Deviens meilleur toi-même et cherche à rendre meilleurs tes deux voisins, celui de droite et celui de gauche L’Aïkido est un art martial de partage et c’est par lui que je prends conscience que je ne suis pas absolu et qu’il est nécessaire de m’instruire, mais en même temps j’ai un devoir : celui d’être exemplaire et de retransmettre. Certains prennent l’ascenseur pour arriver plus vite tout en haut quitte à rater l’essentiel de cet art qui n’est pas que de la technique, même si celle-ci est le passage obligé pour en apprécier les autres facettes. C’est pourquoi prendre l’escalier nous apporte un éclairage différent et il ne faut pas hésiter à visiter les étages les uns après les autres même s’ils n’ont rien à voir avec l’Aïkido. Chacun d’eux apportera une pierre à la construction de notre édifice. L’Aïkido est donc un moyen de me corriger. Le chemin initiatique est long et sans doute n’aurai-je pas assez de ma vie pour en atteindre le but. De qui avez-vous reçu l’essentiel de votre Aïkido ? C’est Robert Rouchouse qui m’a convaincu d’essayer l’Aïkido, moi qui étais venu pour m’inscrire au Karaté. Je ne l’ai jamais regretté et je ne le remercierai jamais assez de m’avoir un peu forcé la main. Ce passionné d’arts martiaux a construit son dojo de ses propres mains et reste aujourd’hui encore un maître des lieux. C’est lui qui a formé la majorité des professeurs d’Aïkido de Côte d’or. Un week end par mois nous faisions un stage avec Guy Lorenzi et ses élèves et il a contribué à nous faire découvrir les différentes facettes de cet art, méconnu à cette époque. J’étais ébloui par l’esthétique et l’efficacité dégagées et le côté samouraï de cet art martial. Plus tard, c’est la rencontre avec Christian Tissier qui a remis en question tout ce que j’avais appris. Avec lui on est sur une autre planète. Je peux dire qu’il m’a donné l’envie de continuer alors que je traversais une période de doute. Ses qualités techniques et sa convivialité en font un technicien hors pair. C’est aussi grâce à lui que j’ai rencontré Michel Erb qui est devenu le DTR de notre région et qui nous a fait grandement évoluer, de par sa rigueur et sa disponibilité. Bien sûr, j’ai aussi appris des différents maîtres japonais qui sont venus en France, chacun d’entr’eux a une manière différente d’aborder l’Aïkido et c’est ce qui fait sans aucun doute la richesse de cet art. Et enfin je n’oublie pas mon ami Jacques Prudent sans qui je n’aurai pu vivre cette si belle aventure.



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