Aïki Mag n°21 déc 10 à mai 2011
Aïki Mag n°21 déc 10 à mai 2011
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°21 de déc 10 à mai 2011

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 4 Mo

  • Dans ce numéro : rencontre... Gérard Méresse et la ligue de Bourgogne.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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illustration Claude Seyfried LIGUE DE BOURGOGNE Mireille Monnier pect des règles, il n'y pas besoin d'être en forme, d'être surdoué en Aïkido, c'est juste une envie de le faire. Le second message, que j'aimerais pouvoir communiquer, est le plaisir de pratiquer. Je pense que par moment il faut arrêter de réfléchir à la technique, à comment se placer, est-ce que je suis efficace, etc., mais simplement se faire plaisir. Sinon, de façon plus technique, j'essaye de mettre l'accent sur les déplacements, la technique propre n'est qu'une composante et non la finalité de l'enseignement. Apprendre à se déplacer et à se replacer sont, par contre, des éléments essentiels dans la pratique de l'Aïkido. Quelle est la proportion de jeunes dans votre ligue, comment se répartissent-ils ? Ont-ils une demande spécifique ? Les jeunes représentent environ 28% des effectifs de la ligue de Bourgogne (soit 139 enfants). Ils sont essentiellement répartis sur 4 à 5 clubs. Et les garcons représentent 72% de ces effectifs. Ils sont âgés de 6 à 14 ans. Concernant le club où j'enseigne, nous avons 10 « enfants » qui ont entre 12 et 16 ans. Nous n'avons pas de cours spécifiques pour jeunes, mais cela leur convient car, malgré les différences de poids et de tailles, nos ados apprécient de pratiquer avec des adultes. Ils aiment avoir l'impression qu'ils peuvent « battre » les adultes, « jouer » au samouraï. C'est pour cette raison qu'ils aiment spécialement le travail des armes, pour eux c'est une pratique concrète de l'Aïkido. Le vrai bonheur pour le professeur est de voir ces jeunes 12 Respect de l’étiquette et partage sont les bases de l’enseignement au club de Genlis. s'épanouir et prendre confiance en eux. En tant que pratiquante qu'attendezvous d'une pratique dans un univers martial plus ou moins dominé par des hommes ? Physiquement, il est clair qu'on ne sera jamais aussi forte que les hommes. Par conséquent, cela nous oblige à être très technique, à avoir un Aïkido « travaillé ». Ce sont peut-être les femmes qui sont les véritables représentantes de l'Aïkido, qui sont vraiment dans l'esprit Aïkido. Sur le tatami on ne devrait pas faire de différence entre les sexes, mais je pense que cela n'est pas toujours le cas, ces messieurs aiment pratiquer entre eux, virilité masculine oblige. Certains débutants (hommes) mêmecherchent à « tester » le professeur pour voir si j'arrive à « répondre ». Avez vous découvert quelques trésors cachés dans la pratique de l'Aïkido ? Au-delà de la simple pratique d'un sport, j'ai pu, grâce à l'Aïkido, apprendre beaucoup sur moi-même, sur la maîtrise de mes émotions, sur ce que je pouvais apporter aux autres et comment je pouvais les aider. Grâce à l'Aïkido, je suis devenue plus sereine, j'ai pris confiance en moi. J'ai appris également à restituer un enseignement, à comprendre l'autre, voir ses difficultés et comment je pouvais adapter le cours de manière à le rendre le plus efficient. L'Aïkido m'a en quelque sorte ouverte sur les autres et conforté dans ma conviction que je pouvais leur apporter quelque chose. La réussite des pratiquants du club et sa pérénité en témoignent. L'Aïkido et le club de Genlis me l'ont rendu par leur convivialité et leur attachement. Propos recueillis par Albert Wrac’h photos Francis Taisant
En venant à Paris pour diriger un séminaire les 27 et 28 novembre 2010, Yoko Okamoto, 6 e dan Aïkikaï, ne rencontrait pas les aïkidoka de France pour la première fois. En effet, Yoko Okamoto, qui fut un temps l’élève de Christian Tissier à Vincennes, a séjourné régulièrement à Paris avant de partir aux USA pour y fonder l’Aïkikaï de Portland dans l’Oregon où elle était chef instructeur. Installée depuis 2003 à Kyoto, elle y a créé l’Aïkido Kyoto et son superbe dojo, le Nishijin dojo, lieu de pratique très recherché, notamment par la communauté étrangère, pour la qualité de l’enseignement et l’aptitude du professeur à s’exprimer parfaitement dans plusieurs langues. Travaillant actuellement avec Yasuno Masatoshi, entre autres sensei, Yoko Okamoto, qui fut très influencée par Yamagushi Seigo sensei comme beaucoup d’aïkidoka de sa génération, revendique une continuité dans la réalisation des techniques : « c’est ma responsabilité et ma tâche de transmettre l’art que j’ai hérité de mes grands maîtres. Il est important de répéter les techniques de base plutôt que de chercher à faire des techniques très personnalisées ». Plus de 300 aïkidoka, de France et d’ailleurs, ont pu ressentir dans la transmission de son Aïkido cette efficace sobriété qui caractérise son art. Centrage, union du corps et de l’esprit, alignement, etc. Tout au long de ce stage, Yoko Okamoto a donné à travailler le fond et la forme avec un sens de la communication peutêtre plus spécifique à une femme, elle, qui nous disait avec sincérité : « les aïkidoka doivent ressentir, dans leur pratique, la voie de l’harmonie ». 13 STAGE INTERNATIONAL yoko okamoto à paris La FFAAA, avec Christian Tissier shihan, a invité Yoko Okamoto sensei, 6 e dan, à venir diriger un stage en France. Une double première. Yoko Okamoto sensei, 6 e dan Aïkikaï. Ce stage qui fut une double première, pour Yoko Okamoto sensei d’abord, le fut également dans la volonté fédérale de faire confiance à une femme pour diriger un stage international : « Je suis très heureuse et très fière de l’invitation de Christian de venir à Paris. Je sais que le niveau des aïkidoka en France est très élevé, avec beaucoup d’anciens qui travaillent très sérieusement. Pour ce stage, j’ai voulu mettre en place une ligne pédagogique qui développe un travail autour des techniques de base, de la théorie vers la réalité de l’Aïkido. J’ai également insisté sur l’importance d’avoir un bon shisei, la bonne attitude. » Yoko Okamoto sensei place son Aïkido dans une perspective qui est tout sauf égocentrique. Le partage des acquis, ainsi que la compréhension qu’elle en a, est au centre de son enseignement. Toujours disponible, toujours désireuse de donner, elle se place volontiers au niveau du pratiquant débutant comme beaucoup des aïkidoka présents ont pu le vivre durant ce stage organisé par la FFAAA. A.W.



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