Aïki Mag n°2 jui à oct 2001
Aïki Mag n°2 jui à oct 2001
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui à oct 2001

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Saotome Mitsugi, l'harmonie dans la pratique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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aïkibudo Véritable "École de Vie", le budo tel que nous le concevons et voulons le transmettre, embrasse l'ensemble des événements de la vie de l'homme et lui apprend à se connaître lui-même et à réagir de la manière la plus efficiente possible aux épreuves auxquelles il se trouve confronté. Tsuba représentant de manière stylisée, une tsuru (cigogne) aux ailes déployées. 22 Alain Floquet et Alain Roinel, salut au sabre. SHIN (Sincérité) La sincérité est impérative dans l'engagement Martial : sans elle, la pratique n'est que simulation et mensonge, tant pour soi-même que pour autrui ; l'engagement se doit d'être total, permanent, sans équivoque. La sincérité se constate facilement, et l'illusion ne peut perdurer longtemps devant les exigences et le réalisme de la Voie. CHI (Loyauté) Il peut paraître désuet de parler de Loyauté et de Fidélité dans notre société contemporaine alors même que ces valeurs sont le ciment indéfectible de nos disciplines martiales ; l'Aïkibudoka s'engage, comme le Samouraï envers son Daimyo, à une fidélité totale, et à un respect loyal des règles internes à son école, et ce sur sa vie même. Ces valeurs sont le reflet de la rectitude du corps et de l'esprit du pratiquant. KOH (Piété) La piété s'entend ici au sens de respect profond et authentique des bases de nos pratiques martiales, bases techniques, spirituelles, historiques, philosophiques… Héritier des valeurs guerrières de l'ancien Japon, l'aïkibudoka marche sur les traces de ses ancêtres, et se retrouve confronté aux mêmes interrogations et expériences. Les diverses ryu auxquelles il adhère, n'apparaissent plus de façon aussi évidente vitales, au sens de survie dans une société peu sûre. Elles restent toutefois de formidables outils d'insertion sociale aux vertus intégratives certaines : loin de n'être qu'un moyen de combattre ses ennemis potentiels, elles demeurent le creuset incomparable d'une formation complète de l'Homme tant dans sa dimension personnelle et intime, que sociale et relationnelle. Véritable "Ecole de Vie", le budo tel que nous le concevons et voulons le transmettre, embrasse l'ensemble des événements de la vie de l'homme et lui apprend à se connaître lui-même et à réagir de la manière la plus efficiente possible aux épreuves auxquelles il se trouve confronté. Le budo nippon se rapproche alors parfaitement des enseignements occidentaux de nos antiques sages dont la devise était parfaitement symbolisée par l'inscription au fronton du temple de Delphes : "Connais-toi toi-même, et tu connaîtras les hommes et les Dieux." J'ai choisi comme symbole de ma pratique et signe distinctif une garde de sabre japonais. Cette tsuba représente de manière stylisée, en fer découpé en positif, une tsuru (Cigogne) aux ailes déployées, tête tournée vers la droite. Cet oiseau est, au Japon, le symbole de la longévité. Cette notion de longévité est pour moi une vertu fondamentale de la pratique martiale et a fortiori de l'Aïkibudo, car cet Art Martial n'a de sens réel que s'il conduit à une vie jusqu'à son achèvement dans la connaissance, la sincérité et la Paix : "L'Essentiel n'est pas de briller mais de durer, Briller est l'effort d'un moment, Durer est l'effort de toute une Vie." En souhaitant que nous, pratiquants de budo vrai, que l'on dit fait d'Harmonie, d'Unité de Maîtrise et d'Amour fraternel, soyons toujours à même d'en appliquer les Principes et les Vertus, en tout temps et en tout lieu, et de les communiquer aux autres par le jeu de l'exemple et de la communication des énergies positives et bienfaisantes. Alain FLOQUET STAGES D'ÉTÉ Maître Goro HATAKEYAMA, 9ème Dan KATORI SHINTO RYU et Maître Alain FLOQUET TEMPLE-sur-LOT (47) Du 16 au 21 juillet 2001 Du 23 au 28 juillet 2001 Renseignements : www.aikibudo.com
La voie vers la maîtrise On en parle, la plupart du temps beaucoup trop, on la définit, on court après et rien de tout cela, ne ressemble moins, à la voie et à la maîtrise. Elle ne s'apprend pas, elle ne s'offre pas, la maîtrise n'est pas un vague titre honorifique mais un acte d'abnégation conjugé au quotidien, il ne faut pas confondre non plus, maîtrise et sainteté. La connaissance de son côté ne s'assimile pas en quelques gestes, en paroles dispersées, elle implique un engagement de tout l'être. La logique, le raisonnement, qui tiennent le plus souvent la plus grande place, au lieu de favoriser le savoir, le desservent, ce sont des freins qui bloquent la spontanéité. L'intuition première des intelligences, se trouve atrophiée par ce vouloir cérébral et la connaissance déversée sur la disciple reste lettre morte. L'étude partant du point zéro se traduira par des périodes apparentes de stagnation, en réalité l'évolution est toujours là et l'expérience se renforce, les traversées de désert, sont normales et aussi nécessaires. La vérité est une charpente qui protège la progression, ceux qui vivent aux frontières de l'harmonie, refusent la vérité, même si, du plus profond d'eux mêmes, ils la réclament. Ce sont le plus souvent, ceux là qui favorisent les climats de conflits. Annuler, absorber, ne pas se refuser, font la force du calme intérieur. Calme, harmonie, maîtrise, ne sont-ils pas, complémentaires et synonymes de mieux vivre. Les vieux maîtres, savaient quel était le poids de la tradition. Tout au long de leur vie, ils ont essayé de trouver le ou les disciples, capables de dispenser le savoir. Contrairement à l'image que l'Occident s'en est faîte, le maître est quelqu'un qui participe à la vie, inutile de s'inventer un surhomme et de l'idéaliser à l'égal d'un demi-dieu. Ce maître là n'existe pas. kyudo Les sensei Asaba et Nito, représentants d’une école traditionnelle datant du 15ème siècle (ci-dessus). Matsui sensei et Anzawa sensei, ont transmis les traditions plusieurs fois séculaires aux générations d’aujourd’hui (ci-contre). La réalité est une spontanéité de chaque instant, on peut toujours, en usant d'un brillant vocabulaire à baseésotérique, donner des résonances paraissant venir tout droit du petit Larousse philosophique. Partant de là, on peut même paradoxalement dévaloriser la discipline en multipliant les grades, ce "système à l'eau de rose". Une idéologie ne s'exprime pas en grades ou dan. Le Grade bien souvent souligne la faiblesse. Un jour, on demandait à un maître, qui ne portait pas de grade, pourquoi il était toujours revêtu d'un hakama blanc, signe de pureté, et de haut niveau. "La raison est simple, avoua le maître, le blanc est tellement plus facile à laver...". Cette réponse laconique démystifie, à elle seule, toute cette ornementation du costume, parodie de la "connaissance". Essayons de ne pas oublier tout cela, car il y a ceux qui jouent et ceux qui s'assimilent profondément à leur discipline. Jacques Normand SOSM, section kyudo - 14, rue Censier, 75005 Paris - Tèl : 01 69 40 91 41. 23



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