Aïki Mag n°2 jui à oct 2001
Aïki Mag n°2 jui à oct 2001
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui à oct 2001

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Saotome Mitsugi, l'harmonie dans la pratique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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aïkibudo Le DOJO, lieu d'étude et d'échanges, nécessite empreinte de sérieux et de Comme toute activité humaine codifiée, les Arts Martiaux possèdent une organisation et des règles particulières : le pratiquant de budo est dépositaire et garant des traditions héritées de ses ancêtres au travers des écoles (ryu) au sein desquelles il a été admis. Par son keppan (serment), le budoka s'engage au respect formel du code moral lié à l'école, condition essentielle pour mener à bien l'œuvre qu'il a décidée d'entreprendre pour aller au bout de sa quête, avec le souci nécessaire et rigoureux de montrer l'exemple. nous retrouvons ici les origines martiales des samouraï, ces guerriers nippons guidés par un code de l'honneur popularisé par le terme de bushido, pour lesquels la mort était bien souvent la seule issue honorable pour les fautes commises ; sans être aussi jusque boutistes, les arts martiaux japonais ont conservé ces traditions ancestrales et vitales à leur pérennité, que l'on retrouve tant dans le code moral que dans le cérémonial de chaque ryu. DO (la Voie) JO (le Lieu) Les Arts Martiaux se pratiquent en un lieu particulier nommé dojo. Ce nom d'origine bouddhique désigne la salle de lecture et d'étude spirituelle d'uun temple. C'est un lieu sacré et y entrer, c'est se sacraliser soi-même. En budo, on utilise ce nom pour désigner le lieu où l'on pratique. Un dojo comprend, outre 20 la salle principale réservée à la pratique, des annexes : douches, vestiaires… Le dojo proprement dit, où l'aire de la pratique est délimité par quatre côtés, dont le principal, le kamiza ou mur d'honneur, fait face à l'entrée. C'est traditionnellement sur ce mur qu'est installé un petit temple shinto. C'est généralement dos à ce mur que se place le professeur, les élèves étant face à lui, dos à la porte d'entrée au niveau du shimoza. Les zori (sandales) des pratiquants sont alignés le long du shimoza, en direction de la sortie. Les assistants éventuels se rangent pour leur part sur le côté gauche du professeur. REISHIKI : le rituel du dojo Le rituel du dojo est simple. On se doit de le respecter scrupuleusement. A l'entrée, on s'incline en un salut debout, ritsu rei, en direction du kamiza. C'est en quelque sorte se sacraliser dès l'entrée dans ce lieu privilégié où l'on étudie la Voie. En Aïkibudo, l'importance du salut est grande. C'est un acte d'engagement total envers l'Art, les Maîtres à qui on le doit, les autres pratiquants et soi-même. IL nécessite une grande rigueur d'exécution qui s'accompagne d'intentions pures. Le cours débute officiellement par un salut collectif au shinzen, au professeur, et à l'ensemble des présents, sous la conduite du plus ancien des élèves qui ordonne les différentes actions : - SEIZA - "Assis", l'ensemble s'agenouille et se met en position d'assise parfaite sur les talons. - SHOMEN NI REI - "Saluons en face" ou SHINZEN NI REI - "saluons le shinzen". - SENSEI NI REI - "Saluons le professeur", tous les présents saluent. - OTAGAI NI REI - "Saluons - nous", tous les présents y compris le professeur saluent. - KIRITSU - "Levons-nous", ordre donné après que le professeur se soit relevé seul. La fin du cours se ponctue par les mêmes saluts. Le retardataire doit effectuer seul le shinzen ni rei, et attendre en seiza, après avoir salué le professeur, que celui-ci l'invite à la pratique. Si l'on souhaite quitter le dojo avant la fin du cours, on ne peut le faire qu'après en avoir formulé la demande au professeur et après avoir effectuer seul le sensei ni rei ou le shinzen ni rei. Le salut debout s'effectue chaque
, de travail une attitude respect Le salut, par Maître Alain Floquet. fois que l'on monte ou descend du tatami, ainsi qu'avant et après chaque travail avec un partenaire. Dans la pratique aux armes, un salut particulier est effectué en fonction de l'arme employée, et de l'Ecole pratiquée. Le dojo, lieu d'étude, de travail et d'échanges, nécessite une attitude empreinte de sérieux et de respect. Il sera laissé dans le plus grand état de propreté, y compris les annexes. A cette fin, le port de zori est obligatoire et l'on ne doit pas marcher en dehors du tatami sans les porter. Elles sont alignées soigneusement le long du shimoza, en tournant le dos au kamiza. Une hygiène corporelle générale s'impose : le corps et les vêtements doivent être propres, les ongles coupés courts, le maquillage ôté. Cette marque de respect, tant envers soi-même qu'envers les autres participe à la formation morale du pratiquant, lui offrant de reprendre sa place pleinement dans l'Ecole, dans la société, et dans l'ordre profond de l'Univers. Le budo prend alors sa pleine consistance de discipline totalement intégrative. YUDANSHA, HAKAMA et Code Moral Le Maître et les Yudansha sont les ambassadeurs du budo, responsables par leur comportement de la réputation de leur ryu. Le port de la ceinture noire et du Hakama sont les symboles visibles de leur avancée sur le chemin escarpé qui mène à la Voie. En budo, le grade représente l'ensemble (ichi) d'une triple valeur, shin (valeur morale), gi (valeur technique) et tai (valeur physique) indissociables. Les pratiquants d'Arts Martiaux se doivent de "polir les sept vertus du budo, reflets de la vraie nature du bushido, que les sept plis du hakama symbolisent". Ces sept vertus sont, sans aucune hiérarchie entreelles : JIN (Bienveillance, Générosité) La bonté et la bienveillance supposent une attitude pleine d'attention pour autrui, sans considération d'origine, de sexe, d'âge ou de handicap. Le respect permanent des autres avec le souci de les honorer sans jamais leur causer de troubles ou de peines inutiles conduit naturellement à une concorde sociale. GI (Honneur, Justice) Le sens de l'honneur passe par le respect de soi-même, d'autrui, et des règles que l'on considère comme justes. C'est être fidèle à ses engagements, à, sa parole, et à l'idéal que l'on s'est choisi. REI (Etiquette, Courtoisie) La politesse n'est que l'expression de l'intérêt sincère et authentique porté à autrui, quelle que soit sa position sociale, au travers de gestes et d'attitude pleins de sollicitude et de respect. Le Cérémonial et l'Etiquette font partie de l'extériorisation de la Politesse. CHI (Sagesse, Intelligence) Les anciens disaient à juste titre qu'un sage pouvait toujours apprendre, même d'un fou, alors qu'un fou ne pourrait jamais apprendre, même d'un sage. La sagesse est ici synonyme d'aptitude à discerner en tous lieux et en toute chose, le positif et le négatif, à n'accorder aux choses et aux événements que l'importance qu'ils ont, sans se laisser aveugler ni se départir de la sérénité si durement acquise sur le tatami. 21



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