Aïki Mag n°2 jui à oct 2001
Aïki Mag n°2 jui à oct 2001
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2 de jui à oct 2001

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Saotome Mitsugi, l'harmonie dans la pratique.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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technique Sortie de trajectoire d’attaque sant le mouvement d’ensemble. 2) RELATION IRIMI-NAGE, KOTE-GAESHI, SOTO KAITEN-NAGE Pendant mes quelques années passées à l’Aïkikaï, maître Yamaguchi insistait souvent sur la relation entre Irimi-nage, Kote-gaeshi et Kaiten-nage, démontrant qu’il s’agissait bien d’un seul et même principe qui 18 Kote gaeshi Irimi nage « C'est pour cela que maître Yamaguchi disait que cette liaison était elle-même un Kihon et, de toute évidence, cet enseignement nous avait fait découvrir une base sans laquelle ces trois mouvements seraient restés, certainement pour longtemps encore, dissociés. » régissait ces trois mouvements de base, ce principe prenant alors le sens de Kihon lui-même. Le placement du maître était bien sûr légèrement différent puisque les mouvements étaient eux-mêmes différents mais il nous faisait observer que la position du Uke, à un moment particulier du mouvement, était exactement la même : le déséquilibre étant sur son avant, dans la direction de son attaque (Katate-dori, Shomen ou Tsuki) prolongée et dirigée quelque peu latéralement, là où se trouvait de toute évidence sa position d’instabilité (voir photos). EXEMPLE AU BOKEN : De même qu'il existe des relations entre les techniques d'aïkido, il en existe également entre celles-ci et les techniques au Boken. La comparaison la plus évidente se fera lors d'une attaque Shomen puisque cette forme particulière d'attaque provient directement du sabre. La similitude de position des deux pratiquants avec armes, que l’on va pouvoir comparer aux Kihons qui suivent, devrait illustrer clairement ces explications forcément quelque peu abstraites. A* vient d'attaquer au Boken en Shomen. B* est sorti de la ligne d'attaque et va se trouver placé en Irimi, ce qui lui permettra, comme l’illustre la photo, de contre attaquer éventuellement en Tsuki. Le mouvement s'inscrit dans un triangle dont le plus fermé des angles se trouve derrière A. EXEMPLE SANS ARME : Les techniques Kote-gaeshi, Irimi-nage et Soto Kaiten-nage s’inscrivent dans la même figure
Kaiten nage géométrique et sur le même schéma dans l’espace, à quelques différences près pourtant : En effet, lors de l’attaque au boken, B sort de la trajectoire de l’arme en faisant Irimi Henka et A reste sur sa ligne d’attaque, ce que la photo illustre clairement. Dans les techniques sans armes, par contre, A aura été entraîné et destabilisé sur sa droite par l’action de l’une des techniques. Son attaque aura été prolongée et dirigée latéralement -ce qui lui aura fait faire un pas latéral au début de l’action pour tenter de reprendre son équilibre- avant le Tenkan et la suite du mouvement. Dans Soto Kaïten-nage, l’atémi à la nuque, qui aura impliqué une entrée Irimi plus profonde que pour les deux autres techniques, sera l’équivalent de la coupe lors de la contre-attaque au boken. Je crois qu’il serait faux de penser que ce type d’enseignement ne concerne que les « anciens », ceux qui ont une longue pratique, d’autant plus que chacun d’entre nous a certainement appris dès qu’on lui a enseigné Irimi-nage et Kote-gaeshi la première fois que, lorsque l’entrée Irimi était suffisamment profonde on faisait Irimi-nage et que, lorsqu’elle l'était moins kote-gaeshi s’effectuait naturellement. Cependant c’est souvent là que ce préambule s‘arrête. Il semblerait donc souhaitable selon le dicton chinois "une image vaut mieux que 10 00 mots" de bien faire observer la similitude de position de chacun des deux pratiquants. Ceci permettrait, même à ceux qui n’ont que quelques mois de pratique, de comprendre plus rapidement les principes mécaniques qui régissent les mouvements puis, peut être, en prenant l’habitude de comprendre par eux-mêmes, de couper petit à petit le cordon ombilical qui les lie au professeur car celui-ci, pendant forcément longtemps encore, sera leur principale ou unique référence. Dans la plupart des dojo ces trois kihon-waza sont enseignés comme éléments distincts les uns des autres, donc pas systématiquement au cours d'une même séance alors que Shihonage sera généralement suivi de Ude-kime-nage et Ikkyo de Hijikime-osae parce que tous les enseignants savent que le second découle du premier. En ce qui concerne les trois mouvements de base dont il est question, la compréhension de leur relation ne sera pas forcément faite par les élèves si on ne leur en a pas enseigné le principe. Au professeur de faire en sorte que ceux-ci prennent conscience de cette relation car elle est d'une importance primordiale. En effet, si l'on ne met pas l'accent sur ce point, le pratiquant, quand bien même il parviendra à maîtriser chacun de ces trois composants, parce qu'ils peuvent être vus comme bien différents les uns des autres, aura peu de chances d'en comprendre vraiment le sens et d'en détacher le principe. C'est pour cela que maître Yamaguchi disait que cette liaison était elle-même un Kihon et, de toute évidence (une fois qu'il nous l'avait dit cela devenait, bien entendu, évident), cet enseignement nous avait fait découvrir une base sans laquelle ces trois mouvements seraient restés, certainement pour longtemps encore, dissociés. Alain GUERRIER DTR Côte d’Azur Membre du Collège Technique * Uke et Tori ont été remplacés pour plus de clarté par A et B. 19



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