Aïki Mag n°19 déc 09 à mai 2010
Aïki Mag n°19 déc 09 à mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°19 de déc 09 à mai 2010

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,7 Mo

  • Dans ce numéro : kinomichi, au regard de la tradition.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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rencontre Hubert Boucniaux Dans le Nord, bien connu pour ses frites et sa bière, sévit depuis plus de 30 ans Hubert Boucniaux 5 e dan, gaulois infatigable, un des patriarches de la ligue du Nord d’Aïkido qui n’a eu de cesse au cours de sa vie de pratiquant de promouvoir l’Aïkido, inlassablement, toujours avec la même passion, mêlant bonne humeur et rigueur du travail bien fait. un ch’ti peu beaucoup d’énergie Quand et comment avez-vous débuté l’Aïkido ? C’est en 1973 à Colleret, tout près de Maubeuge, que j’ai découvert et débuté l’Aïkido avec Pierre Levêque. Un jour que j’amenais mon fils à son cours de Judo, j’ai vu que son professeur ouvrait une section d’Aïkido (à l’époque les professeurs de la FFJDA étaient 1 ers kyu d’Aïkido, la discipline étant associée au Judo). Intéressé par cet art martial nouveau pour moi, je me suis inscrit. J’ai été son seul élève pendant un an, je pratiquais l’Aïkido et en même temps le Judo. Quelles ont été vos principales influences au cours de votre pratique ? En tout premier lieu Christian Levêque, un grand costaud, très bon professeur, très respectueux des gens, des valeurs, de l’étiquette et du comportement 12 La pratique avec armes pour travailler le centrage et la vigilance. sur le tatami. Il y a aussi tous les autres, innombrables, avec nos anciens DTR, Yolle, Roger Richaud et bien d’autres encore. Et puis je me suis beaucoup déplacé, de stages nationaux en stages de ligue, où j’ai pu recevoir l’enseignement d’Arnaud Waltz, Patrick
Bénézi, Franck Noel, Bernard Palmier, Pascal Durchon, Pascal Norbelli, Jean-Michel Merit et bien sûr Christian Tissier… Je ne peux pas les citer tous. Ils ont des formes de pratique et des personnalités différentes, mais je peux dire que chacun à sa manière m’a beaucoup influencé. Ma pratique a évolué avec ces rencontres. J’aime beaucoup, au plan pédagogique, la vision de l’enseignement que peuvent avoir Bernard Palmier, Arnaud Waltz ou Patrick Bénézi. Il faut savoir aussi que si j’ai beaucoup appris avec eux, j’ai aussi beaucoup appris de mes propres élèves. Car, il ne faut pas rêver, un professeur n’évolue pas dans sa pratique et sa pédagogie uniquement avec les plus hauts gradés, mais également par ses élèves. Ce sont eux, au contact permanent de leur professeur, qui lui renvoient comme un miroir, le fond de son enseignement. Ce sont sans doute eux qui apportent le plus au professeur. L’enseignant, sur le tatami, doit donner, mais il est conscient qu’il reçoit énormément de ses élèves dans un partage qui est l’essence même de l’Aïkido. Mes élèves m’apportent autant que les grands maîtres, peut-être pas de nouvelles formes techniques, mais ils me permettent d’évoluer et de progresser dans ma pédagogie… Comment êtes-vous venu à créer votre propre club ? Je dirais que tout s’est fait très naturellement. Je m’étais licencié au club d’Aïkido de Sous-le-Bois car Christian Levêque avait arrêté son cours. À l’époque j’avais déjà pris en charge l’enseignement sous son autorité. Puis, lors d’un stage à Cambrai, j’ai rencontré Michel Leveau. Rapidement, j’ai décidé d’aller m’entraîner chez lui. Pour l’anecdote, je dois être un des premiers en 1976-77 à s’être entraîné avec Bruno Zanotti, qui pratiquait dans ce dojo avant son départ au Japon. Puis en 1979, alors shodan, la proposition m’a été faite d’ouvrir une section Aïkido par l’intermédiaire d’un de mes élèves ami avec le professeur de Judo de Maubeuge. Je ne pouvais pas refuser cette opportunité en parfait accord avec mes souhaits. J’ai accepté, non sans appréhension, de me lancer. C’est ainsi que, très simplement, j’ai ouvert mon premier dojo. Je voudrais dire à toutes celles et ceux qui se sentent aptes et ont le désir de se lancer dans cette « aventure » de foncer, de se lancer, même si, aujourd’hui, la situation générale n’est plus aussi favorable. Depuis 2006 j’enseigne également à Sorle-le-Château où nous organisons Honnêteté, respect et convivialité sont les clefs de l’enseignement de Hubert Boucniaux. 13 tous les étés un stage à vocation internationale dirigé par Arnaud Waltz. À quoi, selon vous, le pratiquant doit-il attacher le plus d’importance ? Tout doit être important pour l’aïkidoka quand il entre dans un dojo. Un bon accueil entre tous bien sûr mais, avant tout, c’est la sécurité dans la pratique qu’il faut chercher à préserver. Après toutes ces années, pour ma part, je dirais le plaisir de pratiquer, la convivialité, le respect de ses partenaires et la recherche de la perfection dans l’exécution des techniques. Quelles sont les techniques que vous préférez et pourquoi ? J’aime tout ce que l’Aïkido propose, toutes les techniques ont chacune leur spécificité, leur difficulté, leur intérêt. J’aime bien les koshi nage, peut-être un rapport avec le Judo (rires). Quelle place tiennent les grades dans le parcours de l’aïkidoka ? Les grades sont un moyen de savoir où l’on se situe dans sa pratique, dans sa progression. On ne peut pas les négliger. Je connais bien sûr des aïkidoka, très bien techniquement, qui ne sont pas intéressés par les grades. Ceux-ci semblent ne pas avoir une grande importance pour eux. Je pense, au contraire, que c’est intéressant de se présenter aux passages de



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