Aïki Mag n°18 jun à nov 2009
Aïki Mag n°18 jun à nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de jun à nov 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : aïkibudo, Alain Floquet, 50 ans de ceinture noire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AÏKIDO Ligue d’Auvergne L'Auvergne n’est pas uniquement une terre de volcans ou… un plateau de fromages, comme le dit une publicité célèbre. L'Auvergne est également une terre où l’Aïkido s’est particulièrement bien implanté depuis 1983, grâce à l’action menée par une équipe dynamique à l’énergie « tellurique ». Recontre avec sa présidente actuelle, Catherine Monfort. terre d’énergie aïki Quels sont les principes de base que vous développez dans votre pratique ? Je vais si vous le voulez bien utiliser une remarque faite par Christian Tissier lors d’un reportage en Auvergne qui précise que « l’Aïkido est le seul art martial où à 50% du temps on apprend à être celui qui perd. C’està-dire qu’il porte en lui la noblesse de l’échec, mais on ne perd pas n’importe comment… », « c’est le seul système de défense qui n’envisage pas la destruction, c’est le budo du pardon… ». Ces deux spécificités correspondent à ce que je recherche maintenant à travers ma pratique, ne pas détruire et apprendre à perdre mais pas n’importe comment. Je m’efforce de respecter mes partenaires, quels que soient leur sexe, âge et ancienneté. Catherine Monfort, présidente de la ligue d’Auvergne. Faire en sorte que chaque expérience soit une expérience nouvelle et parvenir à l’améliorer avec le temps et la pratique. J’essaye de développer des principes de respect, d’intégrité, de tolérance, de résolution de conflits, principes facilement transférables et vérifiables en dehors du tapis. Suivez-vous un sensei en particulier ? J’ai découvert l’Aïkido par hasard en 1999 en Auvergne. Je rêvais de pratiquer le Judo, et, pour des raisons diverses, je n’ai pu réaliser « mon rêve » à l’époque. Plus tard, à l’âge adulte, j’ai pu l’essayer. Mais les quelques cours ne m’ont pas convaincue et je n’ai pas poursuivi dans cette voie. Je ne connaissais pas l’Aïkido. Une fois mutée en province, à Clermont-Ferrand, une amie m’a proposé de venir essayer l’art martial qu’elle pratiquait sans que je sache réellement ce dont il s’agissait.. Après un an d’effort de persuasion, j’ai fini par accepter. Je suis venue assister à un cours. En fait son professeur, Alain Royer, m’a proposé d’essayer et je n’ai plus quitté le tatami. Cela fait maintenant presque 10 ans que je pratique avec Alain Royer à Royat et à Clermont- Ferrand, à raison de 5 à 9h par semaine, selon les semaines, mois ou années. C’est lui qui m’apporte l’essentiel de ma pratique et me donne envie de continuer. A ce jour, j’éprouve toujours le même plaisir dans ma pratique et je l’en 8 remercie. Son ouverture d’esprit, sa tolérance et, plus globalement, ses valeurs me confortent dans cet état d’esprit. En dehors de mon professeur, je participe à de nombreux stages et j’ai diversifié autant que faire se peut les enseignants. Désormais, j’éprouve toutefois moins le besoin de « m’éparpiller » et ma pratique se stabilise autour de 2 ou 3 techniciens en dehors de mon professeur. Est-ce une bonne ou une mauvais chose ? Je ne sais pas, mais c’est le constat du moment. Vivez-vous l’Aïkido comme une pratique martiale ou plutôt un art de self-défense ? Je ne sais pas vraiment, j’aurais plutôt tendance à dire que je le vis comme un art martial. En quoi les femmes peuvent-elles avoir une efficacité particulière en Aïkido ? Selon moi les femmes n’ont pas d’efficacité particulière, elles peuvent avoir une pratique différente, en raison d’une morphologie en général différente. Cette particularité peut nous favoriser en ce sens qu’elle nous permet de travailler avec moins de force et de prendre conscience, peut être plus rapidement, de la puissance qu’apporte le travail avec le centre. L’Aïkido est un art sans compétitionqui favorise les échanges, qu’il s’agisse d’échanges entre femmes, entre hommes ou mixtes et c’est cela qui est enrichissant, varier les genres, les âges et l’ancienneté dans la pratique. C’est, selon moi, moins restrictif qu’une pratique compétitive qui classifie les pratiquants selon leurs sexes, leur âge ou leur poids. Y a-t‘il des techniques que vous préférez à d’autres ? Mes préférences ne sont pas figées, elles évoluent avec le temps. Cependant, au delà de la technique, je suis à l’heure actuelle davantage à la recherche de principes qui me permettent d’apprendre à me relâcher
davantage, dans tous les sens du terme, faiblesse principale du moment et par conséquent axe de travail pour moi. Vous êtes présidente de la ligue d’Auvergne, quelles difficultés La ligue d’Auvergne La ligue d’Auvergne d’Aïkido FFAAA a été créée le 7 septembre 1983. Le premier président de ligue était Michel Lisarde Bouchard, actuellement 4 e dan BE1 et professeur du club de Chamalières. Ensuite, ont été respectivement en charge de la présidence de la ligue d’Auvergne : Bernard Farinelli, Marie-Pierre Beaudouin, Michel Laurent, Pascale Girod. Catherine Montfort est présidente de la ligue depuis 2004 après en avoir été secrétaire pendant 5 ans. Alain Royer 6 e dan BE2 est le DTR de la ligue d’Auvergne depuis mai 1981. Il exerce la fonction de DTR depuis la création de la ligue excepté la saison 86/87. Comité Directeur de la ligue d’Auvergne d’Aïkido : - Catherine Montfort, présidente, - Jean-François Broch, secrétaire, - Philippe Germinal, secrétaire adjoint et responsable du site web, - Louis Godillot, trésorier depuis 2000, - François Brugière, trésorier adjoint. La ligue compte 23 clubs dont 1 d’Aïkibudo, répartis comme suit : - Allier : 4 (Montluçon, Moulins, Vichy), Alain Royer 6 e dan BE2, DTR de la ligue d’Auvergne. 9 Qu’elle soit uke ou tori, Catherine Montfort échange avec la même sincérité. avez-vous à surmonter ? Cela ne gêne-t’il pas la pratiquante que vous êtes ? Ma fonction ne se résume pas à des difficultés à surmonter, bien au contraire. J’aime l’Aïkido et, à travers cette fonction, mon objectif est de dynamiser la ligue Auvergne pour rendre la discipline accessible au plus grand nombre en lien avec les objectifs fédéraux. La ligue permet de mettre en œuvre une multitude d’actions en partenariat avec la DRDJS et la Région afin d’apporter aux pratiquants soutien administratif et financier et diversité technique. - Cantal : 3 (Murat, Ydes, Ytrac), - Haute-Loire : 3 (Brioude, Paulhaguet et St Didier en Velay), - Puy-de-Dôme : 9 (Blanzat, Chamalières, Chatel Guyon, Cuc à Clermont-Ferrand, Maison des Sports de Clermont-Ferrand, Volvic, Chanat, Pontaumur, Royat, Thiers), - Corrèze et Creuse : 4 (Malemort, Ussel, Guéret). Le Collège Technique régional est constitué du DTR Alain Royer 6 e dan assisté régulièrement, notamment lors des stages de préparation aux examens dan, des enseignants suivants : Marie-Pierre Beaudouin 4 e dan BE1, Pierre Delacoste 4 e dan BE1, Thibault Didry 3 e dan BE1, Joël Flottat 5 e dan BE1, Michel Lisarde Bouchard 4 e dan BE1, Christian Pogorely 3 e dan BE1, William Van Hô 3 e dan BE1. La ligue s’efforce d’orienter sa politique en faveur des enseignants et des pratiquants. À titre d’exemple : en deux ans, huit personnes se sont préparées et ont obtenu leur Brevet Fédéral et deux enseignants le BE1. La formation des enseignants est subventionnée par la ligue. De même, les enseignants bénéficient de la gratuité des stages de ligue et nationaux réalisés en Auvergne. La ligue finance également une partie des licences féminines pour inciter à la pratique et aider les pratiquants dans un contexte parfois difficile. Pour favoriser la création de clubs, la ligue accorde également une subvention de 200 € pour aider aux premiers frais de fonctionnement (publicité, matériel, etc.). Les stages sont organisés avec l’ensemble des clubs au moment de l’Assemblée Générale pour permettre une répartition et une cohésion sur l’année en alternant stages de ligue et privés et, compte tenu de la taille de la ligue, afin d’éviter la superposition des stages. L’objectif est de proposer aux aïkidoka une diversité de techniciens à même de les aider à évoluer et à continuer de pratiquer avec envie et plaisir.



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