Aïki Mag n°18 jun à nov 2009
Aïki Mag n°18 jun à nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°18 de jun à nov 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,5 Mo

  • Dans ce numéro : aïkibudo, Alain Floquet, 50 ans de ceinture noire.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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AÏKIBUDO Alain Floquet À parcours exceptionnel, il fallait un événement exceptionnel. Trois jours ! Trois jours durant lesquels plus de 350 pratiquants d’Aïkibudo se sont relayés lors des différents cours qui ont eu lieu les 8, 9 et 10 mai à l’Institut du Judo à Paris pour célébrer leur « sensei », comme ils ont coutume de l’appeler, et ses 50 années de ceinture noire. 1959-2009 un jubilé d’aïkibudo Un jubilé, comme l’a rappelé Didier Ferrier, c’est d’abord un moment de joie à l’occasion d’un anniversaire. Et c’est un demi-siècle de vie consacré à la recherche et à la découverte du budo japonais qui fut l’occasion de ce joyeux rassemblement d’aïkibudoka, venus des quatre coins du monde : de France bien sûr, mais surtout de Tchéquie, de Suisse, d’Italie, du Portugal, de Lettonie, d’Ukraine, de Hollande, de Belgique, de Tunisie, du Maroc, de Russie, du Canada et même de Nouvelle- Calédonie ! Trois jours durant lesquels maître Alain Floquet et ses L’affiche officielle du jubilé. Alain Floquet et les stagiaires devant le kamiza. hors normes kodansha – les « anciens » – offrirent à tous un moment exceptionnel de pratique, de retrouvailles et de partage. Un parcours hors du commun Le 3 mars 1959, un jeune homme de 19 ans, Alain Floquet, élève de Jim Alcheik, reçoit son 1 er dan d’Aïkido-jujutsu du Yoseikan. Trois ans plus tard, suite à la disparition prématurée et tragique de son professeur, le jeune Alain Floquet, alors plus jeune 2 e dan de France, contacte le maître Minoru Mochizuki pour lui faire part de ses craintes d’explosion du groupe qui s’était construit autour de Jim Alcheik. Le maître Mochizuki propose alors la venue de son fils Hiroo pour prolonger durant quelque temps l’œuvre initiée par Jim Alcheik. 18 Dès lors, l’Aïkido du Yoseikan prend un essor considérable. En parallèle, l’Aïkido de l’Aïkikaï se développe également en France, notamment sous l’impulsion d’André Nocquet et de jeunes maîtres venus du Japon. Ce petit monde se connaît, se côtoie, tente parfois de travailler ensemble malgré les différences et parfois les oppositions. Et parmi eux, le jeune Alain Floquet se distingue déjà par son talent, son charisme et ses qualités humaines. L’un de ses plus anciens élèves, Alain Roinel, aujourd’hui 7 e dan, confia un jour qu’à cette époque, il y avait pléthore de jeunes pratiquants passionnés d’arts martiaux, soucieux de se faire une place, d’apprendre, de découvrir et de transmettre. Mais Alain Floquet avait quelque chose de plus, il portait en lui quelque chose d’inexplicable : une espèce de génie ! De même, l’un des anciens de l’Aïkibudo, André Tellier 6 e dan, se plaît à raconter que lorsqu’il rencontra le jeune Alain Floquet à la fin des années 1960, il fut totalement subjugué, à l’occasion d’un passage de grade, par son charisme, sa gentillesse, sa disponibilité et son sens de la pédagogie. Dans tous les domaines des arts et de la connaissance, il est des individus qui sont doués ; mais il en est d’autres qui vont au-delà même du talent.
Ce sont des créateurs. Alain Floquet est de cette trempe. Dès le début, il exigea de ses pratiquants qu’ils soient des « budoka complets », s’astreignant luimême à une pratique quasi quotidienne de l’Aïkido- Yoseikan, du Kendo, du Karaté. En 1970, il participa avec brio aux premiers championnats du monde de Kendo à Tokyo. Grâce à sa rencontre avec le maître Minoru Mochizuki à partir des années 1970 et à la relation quasi filiale qu’ils entretinrent, il se dirigea peu à peu vers le budo traditionnel japonais, le Katori shintô ryu avec maître Sugino Yoshio puis le Daïto ryu Aïki-jujutsu avec maître Takeda Tokimune. En parallèle, son expérience de terrain – et de formateur – dans la police lui permit d’avoir une approche pragmatique et réaliste du budo et une connaissance profonde du combat, tant dans sa dimension sportive que dans les situations difficiles ou à risques de sa vie professionnelle. Ainsi, lorsqu’en 1980 maître Mochizuki demandera à maître Floquet, lors d’un cocktail organisé par l’UNA FFJDA, de renommer la discipline qu’il enseignait et avait fait évoluer, celui-ci choisit le terme d’« Aïkibudo », art dont l’Aïkido-Jujutsu du Yoseikan est l’élément structurel fondamental. Maître Floquet reçut alors l’accord de tous les présents et surtout de maître Minoru Mochizuki, instant capital puisqu’il confirmait la reconnaissance accordée par le maître et donnait toute légitimité à son art et à son école. De fait, l’Aïkibudo (tradition et évolution) n’est pas une « synthèse » construite sur un « mélange » de l’ensemble des enseignements dont Alain Floquet avait bénéficié ; c’est véritablement le fruit d’une expérience multiple, d’une démarche particulière initiée dès 1974 au sein du CERA, dont découla un art spécifique, marqué par l’expérience et la personnalité de son initiateur. Il y a peu de temps, il indiquait lors d’une interview : « Pour comprendre comment est né l’Aïkibudo, il faut De gauche à droite : Alain Floquet avec Prema Svoboda président de la FIAB, avec Sakai Kohé, 1 er secrétaire de l'Ambassade du Japon. Didier Ferrier et Maxime Delhomme, les présidents de l’Aïkibudo et de la FFAAA. M. Kobayashi, chef de cabinet de son Excellence l'ambassadeur du Japon, MM. Sakai Kohé, Noro Takeharu et maître Noro Masamichi.comprendre que c’est l’histoire d’une vie, de circonstances et d’événements. Ce n’est en rien une compilation de différents arts martiaux. » Lors du jubilé, Alain Floquet a souligné, comme il l’a toujours fait, l’importance de ceux qui l’ont accompagné dans sa démarche : les plus anciens qui diffusèrent son art en France et dans le monde, ceux qui l’accompagnèrent dans la découverte des écoles traditionnelles japonaises, ou encore ceux qui, de façon indispensable, l’aidèrent à faire vivre officiellement et administrativement sa pratique. Il faudrait bien plus que ces quelques pages pour décrire tout ce parcours et cette histoire, mais lorsqu’en 1990, le grand maître Yoshio Sugino lui remit à Bercy, 19 au nom de maître Minoru Mochizuki et de la Fédération Internationale de Nihon Budo, le 8 e dan d’Aïkibudo et le titre de hanshi – « homme modèle », c’est le parcours d’un homme exceptionnel et son école qui furent reconnus en tant que tels. Un art de vie Le jubilé d’Alain Floquet a donc été l’occasion de marquer ce parcours hors du commun. Pendant trois jours, au sein de l’Institut du Judo, les stages se succédèrent, rassemblant un nombre impressionnant de pratiquants. Parfois l’espace manquait mais tous avaient le sentiment de vivre un moment d’une intensité exceptionnelle. Et chaque fois, le maître se montra Programme de la commémoration martiale des 50 années ceinture noire d’Aïki de maître Alain Floquet 8 e dan hanshi d’Aïkibudo Introduction : Sakura, thème et variations de Yukijiro Yoko, interprété par Philippe Etienne Ouverture de cérémonie par Messieurs les présidents Maxime Delhomme et Didier Ferrier. Les démonstrations : -KYUDO : Michel Martin, -JUDO : Guy Choplin et Christian Boisfer, -KARATE : l’équipe de France, championne du monde Kata 2008, Jonathan Plagnol, Julien Dupont, Ayoub Neghliz, -BOXE : par le professeur de l’Association sportive de la Police de Paris, Monsieur Loic Cure et son élève Aymeric Ponchut, -KENDO : A.-N. Di Méo, Ryuzo Tada, Corinne Plaisance et maître Alain Floquet, -AÏKIBUDO/TONFA/SELF DEFENSE : Xavier Fleury, Bruno Barjavel et Julien Lemantinos, -NAGINATA : maître Alain Floquet, Frédéric Floquet, Frédérika Plattner, -AÏKIDO : présenté par la FFAAA, Fabrice Croizé, Hélène Doué, Cécile Fortunel, Nicolas Marriere, Nicolas Treffort, -DAÏTO RYU AÏKIJUJUTSU : maître Alain Floquet, Gérard Clerin, Wilfried Wartel, Armando Nines, Mario Pelletier (Canada), -KOBUDO KATORI SHINTO RYU : maître Alain Floquet, Daniel Dubreuil, Frédéric Floquet, Christian Brun, Guillaume Suard, -KINOMICHI : Françoise Paumard, Valérie Delamotte, Bertrand Delamotte, Céline Gauthier, François Meekel, -AÏKIBUDO : maître Alain Floquet, Daniel Dubreuil, Benoit Fresse, Xavier Fleury (Normandie), Martin Rehurek (République Tchèque), Loris Petris (Suisse), Julien Lemantinos (Aix-en-Provence), Bruno Barjavel (Toulon), Robert Breedveld (Pays-Bas), Yaroslav Sodritsov (Russie), Jean Prieur (Canada), MohamedNajim (Maroc). Les discours de clôture seront prononcés par André Bourreau, 9 e dan de Judo et Prema Svoboda, président de la Fédération Internationale d’Aïkibudo.



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