Aïki Mag n°17 déc 08 à mai 2009
Aïki Mag n°17 déc 08 à mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°17 de déc 08 à mai 2009

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,5 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Dominique Peinturier, le lien fondamental.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AÏKIBUDO wa no seishin l’esprit de l’harmonie L « L’harmonie est l’élément primordial de la pratique. C’est l’esprit même de l’Aïkibudo, ce qu’on appelle le wa. L’harmonie confère au divin et débouche sur l’espace spirituel de l’art. L’harmonie, c’est la perfection, la plénitude, la fluidité. C’est la sublimation du mouvement libéré de toute contrainte. Sei shin est l’esprit divin, aussi wa no seishin peut se traduire par esprit d’harmonie ou encore harmonie divine ». Ainsi maître Alain Floquet nous révèle ce que sont les wa no seishin. Réunir les éléments nécessaires à la réalisation de la technique parfaite, c’est la quête de tout pratiquant exigeant. Daniel Bensimhon, 5 e dan, nous met sur la voie pour parvenir à cette harmonie. 16 Wa no seishin sur deux partenaires par maître Alain Floquet. Le mouvement idéal… Les wa no seishin représentent une forme de travail où les partenaires se rencontrent sans heurt, associant leurs gestes et unifiant leur esprit, leur être, leur respiration. À ce titre, les wa no seishin représentent le mouvement idéal en Aïkibudo. C’est l’aboutissement ultime utilisé comme moyen d’initiation pour le développement de soi et de l’autre. Les progrès des deux partenaires se réalisent en même temps ce qui confère toute l’ori-
ginalité à ce wa no seishin. Les wa no seishin nécessitent un engagement total et sincère des deux partenaires dans un parfait esprit d’harmonie et d’entraide. Ils s’effectuent naturellement à partir de la distance ma, sans complaisance ni rétention. Dans la pratique du wa no seishin, l’expression martiale et artistique est complète. Des principes essentiels… À partir de saisies diverses (les poignets, le col, les épaules, etc.), il s’agit de canaliser l’action du partenaire de façon à créer un déséquilibre suffisant pour l’amener à la chute. Les mains doivent être toujours ouvertes et il ne faut à aucun moment chercher à ressaisir le partenaire pour lui imposer une quelconque contrainte articulaire ou encore une torsion douloureuse. La force n’est de ce fait jamais utilisée. C’est le déplacement approprié du corps qui permet cette canalisation tout en amplifiant le déséquilibre de l’attaquant. Ce dernier ne doit pas sentir d’arrêt lors du déroulement du mouvement, mais les wa no seishin n’existent qu’à la condition que l’attaquant puisse conserver jusqu’à la chute sa saisie. C’es un savant dosage que le corps exerce ; c’est du grand art ! Le wa no seishin, un éducatif complet Effectuer un wa no seishin, c’est déjà apprendre à réagir au moment précis où la saisie se matérialise et chercher à créer le mouvement de canalisation indispensable. Sans cette réaction adaptée, le wa no seishin disparaît. Mais le pratiquant doit aussi apprendre à réunir son énergie (ki) dans son hara, à caler sa respiration (le kokyu) Le corps est tonique et déterminé. Les appuis sont solides. L’énergie est libérée au moment de la projection. 17 afin d’être très opérationnel. Son corps est tonique et l’engagement est total. L’attitude est droite, l’appui sur les jambes est conséquent et la verticalité du corps n’est jamais sacrifiée. Au moment précis de la projection (le kake), un kiaï puissant permet d’évacuer cette énergie contenue dans le bas-ventre et donne, de ce fait, toute la dimension martiale à cet éducatif. Pour parfaire ce travail, le pratiquant doit montrer une attitude déterminée (le zanshin) avec une remise en garde naturelle et vigilante. D’ailleurs, tel que maître Alain Floquet le précise parfois, il est faux de dire que le wa no seishinnet le kokyu nage (projection en utilisant la respiration) sont une seule et même chose. Le kokyu nage est un élément du wa no seishin car ce dernier est bien plus qu’un exercice respiratoire. Le rôle de l’attaquant est tout autant primordial. Il est également tonique, déterminé ; il s’efforce d’être particulièrement disponible et attentif au mouvement qui lui est imposé. De la réunion de tous ces paramètres naît un mouvement esthétique et artistique ce qui représente aussi une particularité et une richesse des wa no seishin. Mais c’est bien de l’ensemble du principe Aïkibudo qu’il s’agit ! Tout y est réuni dans un type d’activité vers quoi la pratique tend. Il y a une recherche d’adaptation puis d’inspiration, la quête d’un mouvement pur où le sens directeur du pratiquant est particulièrement mis en avant. À ce stade de notre explication arrêtons-nous quelque peu sur cette pensée de maître Floquet : « Un mouvement d’Aïkibudo est un dessin dans l’espace et le temps, au rythme des sensations, variant à chaque instant. De ce fait, chaque mouvement est unique 1 ». La technique, une fraction du mouvement… Le principe du wa no seishin représente donc le mouvement idéal mais, lorsque ce dernier est interrompu à un point quelconque de son déroulement, il donne naissance à une technique. Cette interruption nécessite alors la préhension du partenaire — un poignet, un bras, la tête, le kimono…— à partir de laquelle on va agir. La technique est donc une fraction du mouvement dont on a volontairement dévié le cours pour se conclure par un atémi, une projection, une



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