Aïki Mag n°16 jun à nov 2008
Aïki Mag n°16 jun à nov 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°16 de jun à nov 2008

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Christine Sigrist, la communication aux limites.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AÏKIBUDO Alain Roinel qui allaient créer en décembre 1974 le CERA, Cercle d’Étude et de Recherche en Aïkido (et budo), tentant ainsi de donner un nouveau souffle à leur pratique et de tendre vers « l’idéal budoka ». Il explique : « Si l’imitation et la répétition sont sur le plan technique et pédagogique indispensables, il est évident qu’en rester à ce stade aboutit toujours à la sclérose. L’héritage du passé, que l’on perpétue d’une façon figée, aboutit à la monotonie dans la pratique et ceux qui, par ailleurs, ont besoin d’idoles par peur de l’avenir, voient leur désarroi s’accentuer lorsqu’ils s’aperçoivent que celles-ci n’étaient pas à la mesure de leurs espoirs. Quoi de plus triste qu’un vieux maître solitaire, abandonné de ses élèves déçus de le voir s’agiter comme un automate et dont le mécanisme montre des signes de fatigue. Le maître doit aider ses disciples à s’élever et non à les rabaisser au rang de serviteurs. Il doit évoluer sans cesse avec, pour souci permanent, la recherche de la perfection. « L’idéal budoka » doit amener à une compréhension du budo dont l’intelligence interne doit aboutir à une sorte de révélation. En ce Alain Roinel, 7 e dan, technicien exceptionnel au service de l’Aïkibudo Je me suis parfois amusé à proposer de remplacer les tables rondes de l’ONU par un tatami et de rendre obligatoire la pratique de l’Aïkibudo afin de parvenir enfin à une paix effective et durable sur la planète... sens, le CERA fut une sorte de creuset dans la mesure où le mot « recherche » permet de prendre la mesure de soi pour évoluer toujours vers une sorte d’art de vivre. La pratique depuis des années aux côtés d’Alain Floquet me conforte dans cette dynamique de l’existence. » 4 e dan le 24 février 1975, il passa le 5 e dan le 7 septembre 1978. Il fut nommé DTR pour la Franche- Comté à la fin des années 1970 et au début des années 1980. Au mois de mai 1982, il commémora ses 20 ans de pratique lors d’un grand spectacle d’arts martiaux dans sa ville, Gagny. En 1988, il y organisa une grande rencontre internationale sur plusieurs jours, associant à la fois des stages et un spectacle intitulé Des samouraïs au budo moderne. Cet événement aura, entre autres, pour propriété essentielle de mobiliser le talent et le dynamisme de beaucoup de pratiquants dans des domaines aussi bien artistiques que sportifs. Entre-temps, il passa son 6 e dan en septembre 1985. La reconnaissance du maître Longtemps responsable technique de la Ligue Ilede-France, il anima de nombreux stages, en particulier à Jussieu. Un temps membre de la CNGA, au tout début de la création de la FFAAA, il fut alors nommé DTNA (Directeur Technique National Adjoint) pour l’Aïkibudo, poste qu’il occupe toujours et qui le conduit à diriger des stages nationaux, mais aussi des stages d’école des cadres qui permettent de faire évoluer les pratiques techniques et pédagogiques des enseignants. Ce poste de DTN-Adjoint est également — et peutêtre surtout — pour lui une reconnaissance de son maître qu’il suit depuis tant d’années et d’une école dans laquelle il se sent en pleine harmonie : « J’ai formé bon nombre de yudansha et contribué à la formation de bien d’autres encore, mais au même titre que chaque responsable de stage participe à 22 la formation de tous. Ce qui importe dans l’appartenance à une école de Budo comme l’Aikibudo, c’est que chacun apporte sa pierre aux progrès et à l’évolution de tous. Si l’objectif est la perfection dans la pratique, l’ambition est aussi, à travers notre discipline, de développer des valeurs qui vont affiner la perception des sens, l’aisance dans la dynamique du corps, mais aussi la plus grande amitié dans les rapports humains. À partir de là, via l’enthousiasme, on peut affirmer que l’Aïkibudo s’inscrit dans un humanisme qui génère les qualités indispensables au meilleur art de vivre possible. En ce sens, je me suis parfois amusé à proposer de remplacer les tables rondes de l’ONU par un tatami et de rendre obligatoire la pratique de l’Aïkibudo afin de parvenir enfin à une paix effective et durable sur la planète. » J’oubliais. Depuis 27 ans, il est le délégué français pour l’Aïkibudo hollandais et assure la parfaite intégration des Pays-Bas dans l’Aïkibudo européen. Il fut nommé 7 e dan en 2007, nomination qu’il vit davantage comme une récompense pour tous les pratiquants et pour l’école que comme une promotion personnelle : « À ce stade, il s’agit plus d’une reconnaissance pour les services rendus… l’inconvénient étant qu’ils renvoient au temps qui passe et oblige à espérer qu’on puisse en rendre longtemps encore ! » Alors vous verrez peut-être, la prochaine fois que vous irez en stage, du côté des anciens, un monsieur pas très grand mais élégant. S’il est avec son maître, vous constaterez l’amitié et la complicité qui transpirent entre eux deux. Et s’il vient vous voir, souriant et ponctuant ses conseils d’un « mon jeune ami », en vous suggérant de faire comme ceci ou comme cela, n’en prenez pas ombrage, écoutez-le attentivement et saluez-le sincèrement pour ses précieux conseils. C’est un grand Monsieur de l’Aikibudo. Il s’appelle Alain Roinel. ● Christophe Gobbé
150 CM O'AL.TITUOEL.A SUr ; ? Pr ; ? ISE PAr ; ? nE... CONCOUr ; ? S OE KIAI 2008 PASSE-MUr ; ? AIL.L.E ICOSHI NAGf:'" WO.:Jf:CTION Of : HANCHf : 0 SéNSél 6 FILS 23 HUMOUR Par Guillaume Guérillot DéCIDéMENT, vé N'AI2QIVéQAI vAMAIS A FAIQé UN 1(0$HI NAef:'AVEC CéS E>éANTS OCCIDENTAUX !



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