Aïki Mag n°15 déc 07 à mai 2008
Aïki Mag n°15 déc 07 à mai 2008
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°15 de déc 07 à mai 2008

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,9 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Luc Mathevet, la rencontre des corps.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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RENCONTRE Nadia KORICHI Les voies qui mènent à l’Aïkido varient en fonction de chacun. Pour Nadia Korichi, Karaté, sport de combat et compétition sont à l’origine de la recherche qui l’a conduite vers la Voie de l’Harmonie et ses dojos, où elle a trouvé un univers aux dimensions de sa générosité, de son sens et de sa quête du partage. Rencontre avec une aïkidoka aussi passionnée que lucide dont chacun, à Sainte-Genevièvedes-Bois entre autres, où elle enseigne, connaît la chaleur et la sincérité de l’engagement, sur le tatami comme dans le quotidien. embrasser la voie VVous souvenez-vous de vos sensations la première fois où vous êtes montée sur le tatami ? Je m’en souviens d’autant plus qu’avant de débuter l’Aïkido, j’avais pratiqué le Karaté et le Fullcontact quelques années auparavant au club de Sainte-Geneviève-des-Bois et à la fac. L’approche est complètement différente car il n’y a pas de compétition donc pas d’opposition, seule la recherche de l’harmonie prime. Les gradés faisaient en sorte de vous mettre en confiance, de vous initier, et ça, c’est plutôt rassurant et encourageant. Cela mérite d’être souligné car dans le milieu de la compétition, vous ne trouvez pas votre place aussi facilement. Vous a-t-il paru normal de pratiquer un art martial face à un homme ? En tous les cas, cela ne m’a pas paru anormal, du fait de l’état d’esprit et de la philosophie de l’Aïkido. L’absence de compétition, que l’on retrouve dans tous les aspects de notre vie, favorise l’échange entre les individus et donc le plaisir de pratiquer ensemble. Il n’y a pas en Aïkido de catégorie de poids, d’âge ou de sexe et c’est précisément ce qui enrichit notre pratique. Les hommes et les femmes ont des qualités différentes qui nous permettent, très souvent, d’avoir un travail complémentaire. Il me semble que l’Aïkido nous propose de dépasser toutes relations d’opposition. Lorsque je monte sur le tatami, je ne pense pas à ce rapport homme/femme. J’ai simplement un partenaire en face de moi et une occasion de travailler avec les qualités et les contraintes que celuici me propose. C’est ce qui donne tout son sens à la pratique en Aïkido Pour moi il n’y a rien de plus frustrant qu’un échange où les qualités et le potentiel d’une femme sont minimisés, souvent par souci de galanterie. Toutes les femmes ne sont pas fragiles, tous les hommes ne sont pas forts. Comment la force physique estelle surmontable ? Simplement, nous ne sommes pas sensés en user. Il n’est pas question lors de la pratique de créer un rapport de force. Aucune force physique n’est nécessaire en Aïkido, c’est pour cette raison que Nadia Korichi parmi quelquesuns des très nombreux pratiquants de Sainte- Geneviève - des-Bois, 2 e club en effectif d’Ile-de-France. 12 cet art martial s’adresse à tous : hommes, femmes, enfants, jeunes, moins jeunes. La seule force qu’il me semble nécessaire de développer, c’est celle de l’esprit. Travaillez-vous certaines techniques plus particulièrement ? Même s’il est incontestable que j’apprécie plus certaines techniques que d’autres, certaines attaques plus que d’autres, je m’applique à travailler les différentes techniques avec la même attention. Toutes les techniques, toutes les attaques sont formatrices. Elles sont des outils qui permettent de se structurer et d’étudier tous les principes. En revanche il y a certainement une progression à observer.
Travailler ou se concentrer plus particulièrement sur certaines techniques n’est pas source d’une bonne progression et d’une bonne compréhension de notre art. De plus et dans la mesure où j’enseigne l’Aïkido, il est impératif de ne pas imposer aux élèves des choix liés à mes goûts. Et les armes sont-elles un bon support de développement ? Les armes peuvent être un bon support de développement. C’est complémentaire au travail à mains nues. Cela permet de développer des qualités comme la vigilance, la confiance en soi, la concentration, entre autres. Il y a un travail sur les postures qui est important. Pour ce qui me concerne je travaille les formes que Christian Tissier nous propose, c’est-àdire l’Aïkiken et le Kenjutsu, car ils ont un lien très proche avec la pratique de l’Aïkido. Depuis que j’approfondis mon travail aux armes, il est évident que cela m’a apporté beaucoup dans ma pratique. Cela m’a permis de mieux appréhender des notions telles que la distance, les déplacements, les directions, les coupes, etc. Le travail des armes ne s’improvise pas, au contraire, c’est un art à part entière. Si l’on explore sérieusement toutes les pistes que nous offrent les armes, c’est évidemment très bénéfique. 13 Que pensez-vous apporter à l’édifice de l’Aïkido ? Quelle serait votre voie propre dans cette quête d’harmonie qu’est l’Aïkido ? Au cours de ces dernières années j’ai mesuré le chemin fait et surtout je mesure le chemin qu’il me reste à faire, alors, très sincèrement, il est prématuré de répondre à ces questions. Je n’y pense pas… Je n’ai ni l’expérience ni les compétences pour pouvoir prétendre apporter actuellement quelque chose à l’édifice de l’Aïkido en dehors de ma présence sur le tatami et de mon enthousiasme à pratiquer. Si je devais être un jour en mesure de le faire, eh bien cela se fera naturellement et avec grand plaisir. Chacun sa voie, la mienne aujourd’hui est très claire… Je préfère me concentrer sur ma pratique et ma formation. Quels senseï vous guident le mieux dans votre pratique ? Je ne sais pas si le fait de rencontrer des senseï occasionnellement puisse me permettre de dire que ces senseï me guident. Comme beaucoup de pratiquants, je vois certains senseï lors de stages une fois par an, mais ces rencontres n’ont pas réellement d’impact même si je les trouve intéressantes. Au début de ma pratique, les cours dans mon dojo ne me suffisaient pas. Alors j’allais pratiquer à droite, à gauche —d’ailleurs je remercie les professeurs de Morsang, Draveil et Morangis de m’avoir encouragée— et puis surtout je faisais tous les stages possibles et imaginables. Je me suis rapidement rendue compte que je m’éparpillais et j’ai commencé à avoir des doutes sur ce



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