Aïki Mag n°14 jun à nov 2007
Aïki Mag n°14 jun à nov 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°14 de jun à nov 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : entretien avec Michel Erb, à la rencontre de l'apprenant.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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GROS PLAN SUR La Ligue du Centre La Ligue du Centre est une des toutes premières, emmenée par Christian Gallais, à avoir rejoint la FFAAA, lors de sa création. Aujourd’hui elle est présidée par Jean Liard, 5 e dan, qui a bien connu cette époque décisive, pour les aïkidoka du Centre de la France, comme il nous le dit dans un entretien. toutes les voies mènent au centre De gauche à droite, J.P. Bayart président du Club de Luisant, Thierry Reppelin et J.C. Godoy. 8 Autour du président fondateur Jean Liard, quelques uns des nombreux licenciés du dojo lusantais. De quand date votre pratique de l’Aïkido et qu’en est-il aujourd’hui ? J'ai débuté ma vie d’aïkidoka au cours de la saison 1969-1970 à la suite d'une démonstration organisée au club de judo de Luisant, près de Chartres ou je pratiquais à l'époque. C'est Christian Gallais, aujourd'hui 6 e dan, résidant dans le Loir et Cher et Jo Cardot 6 e dan (disparu il y a 3 ans), qui sont venus "montrer" cette nouvelle discipline, assez peu connue à l'époque, dans années 70. Le club, mon club de toujours, l'Aïkido Dojo Luisantais a pris son essor à partir de 1970 – 1971. Trois pratiquants ont été nommés CN 1 er dan en juin 1974, tous formés par Jo Cardot. Pendant 4 ans il venait de Blois (110 km !) une à deux fois par semaine. Jo Cardot, confia aux trois 1er dan l'animation des cours (Philippe Lesage, Jean Pierre Oreb et moi-même). Rapidement je pris les commandes du club et j’en suis encore le responsable pédagogique et l'enseignant principal. C'est au moins 40 CN. qui ont été formés dans l'enceinte du club à ce jour. J'ai toujours voulu assurer la pérenité du club et avec l'aide des responsables de l'association, nous insistons fortement sur la formation des cadres et futurs cadres. En ce moment, le club fonctionne avec 1 Brevet d'Etat, moi-même, et 3 Brevets Fédéraux : Juan-Carlos Godoy (3 e dan), Jean-Pierre Bayard, 2 e dan, Président du club et Thierry Repellin, 2 e dan. Ce club, le premier créé en Eure et Loir fut longtemps le plus important de la région et a même dépassé plusieurs fois les 100 pratiquants. Aujourd'hui 8 clubs sont en activité dans le département. J'ai été à l'origine de 5 d’entre eux. Vous êtes président de la Ligue mais j’ai l’impression que vous cumulez pas mal de fonctions. À l'heure actuelle, je me consacre à diverses tâches : - Enseignants dans deux clubs d'Eure et Loir. - Membre actif du Comité départemental d'Eure et Loir. - Président (depuis 1988) de la Ligue du Centre - Trésorier adjoint de la FFAAA - Responsable de la commission de discipline de la FFAAA. mais également : -Vérificateur aux comptes de l'association ESSCA- LE à Lucé (28) 700 membres. -Vérificateur aux comptes du CROS région Centre. -Membre du Comité Directeur des Médaillés du Sport (DDJS 28). Cependant mon rôle de Président de Ligue est le plus accaparant car il entraîne de multiples tâches quotidiennes : -Être la voix, le délégué de sa région auprès de la
FIDÈLE, FIDÈLE… Jocelyne Vallée, 3 e dan, enseigne à Beaugency, après y avoir débuté l’Aïkido et usé pas mal de keigogi et hakama, sur le tatami auquel elle est fidèle depuis ce jour de septembre 1978 où elle a pris sa première licence. Rencontre avec une aïkidoka remarquable. VOUS AVEZ UN PARCOURS ÉTONNANT, VOUS AVEZ DÉBUTÉ DANS LA LIGUE DANS LAQUELLE VOUS ENSEIGNEZ AUJOURD’HUI. PARLEZ NOUS EN. Après des études secondaires et un diplôme de monitrice éducatrice spécialisée, je suis entrée dans la vie active en intégrant l’institut médico-éducatif de Baule près de Beaugency où je réside toujours. J’ai découvert qu’il y avait un club d’Aikido à Beaugency, art martial que je ne connaissais pas du tout. J’ai pris ma première licence en septembre 1978 et j’ai tout de suite apprécié l’ambiance du club et surtout la philosophie de l’Aïkido. Pas de compétition, pas de catégorie de poids ou de sexe. La compétition est avec soi-même et, paradoxe de l’Aïkido, il ne peut y avoir de progression sans l’aide des autres. La pratique de l’Aïkido m’a permis de prendre de la distance dans mon travail. Elle me permet de me ressourcer, d’évacuer les tensions générées avec le monde du handicap mental. J’avais trouvé le sport qui me correspondait, et trouvé un certain équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Depuis ma première licence, je n’ai pas cessé de pratiquer. J’ai passé ma ceinture noire 1er dan en 1983, mon 2e dan en 85. La Ligue du Centre était présidée par Christian Gallais, et une école des cadres était déjà en place. J’ai obtenu mon monitorat fédéral en 1985. Je participe toujours actuellement à l’école des cadres de la ligue. À mes débuts, l’Aïkido était rattaché à la fédération de Judo (FFJDA). La création d’une fédération propre à l’Aïkido (FFAAA) entraina la constitution du Cercle Balgentien d’Aikido, dont je suis la secrétaire depuis le 18/03/1983. Je fais partie du bureau de la Ligue du Centre, actuellement présidée par Jean Liard, et représente les licenciées féminines au sein de cette instance. Jocelyne Vallée à Beaugency, dans son dojo de toujours. Je remercie tout particulièrement mon professeur Jean-Jacques Thevenin, qui est le fondateur de l’Aïkido à Beaugency, et qui a su transmettre sa vitalité, ses compétences, son plaisir dans la pratique de cet art martial. Tout au long de ces années, 9 différents Directeurs Techniques Régionaux sont venus dans notre ligue pour encadrer les stages ou les écoles des cadres. Chacun a su apporter ses connaissances et nous faire progresser sur le chemin de l’Aïkido qui évolue sans cesse. L’Aïkido est un art martial qui n’est pas figé, et chaque pratiquant doit se remettre en question. La rencontre avec les autres permet à chacun de progresser. La découverte de nouvelles sensations, le plaisir de pratiquer sont toujours présents. SUR QUELS POINTS INSISTEZ VOUS ? QUEL MESSAGE SOUHAITEZ-VOUS FAIRE PASSER DANS VOTRE ENSEIGNEMENT ? Après quelques années de pratique et l’obtention de mon monitorat, il me semblait logique d’aider et de retransmettre ce que l’on m’avait appris. Je fus plus particulièrement chargée de l’enseignement des jeunes et des débutants. J’essaie de leur communiquer le plaisir de la pratique, les ressources qu’offre le corps humain dans la réalisation des différentes techniques de base. Lorsque l’on passe les portes du dojo, laisser à l’extérieur les tensions, les soucis de la journée et ne plus penser qu’à l’Aïkido. C’est ce que j’essaie de faire passer comme message. Lors de la venue du Doshu à Paris en Février 2004, outre la fluidité et la richesse de son enseignement, j’ai été frappée par son sourire. La bonne humeur et la joie permettent de mieux faire passer le message d’harmonie que porte l’Aïkido. LE SYSTÈME DE PROGRESSION ACTUEL EST-IL AUSSI BIEN ADAPTÉ AUX GAR- ÇONS QU’AUX FILLES, QUAND ILS ENTRENT POUR LA PREMIÈRE FOIS DANS UN DOJO D’AÏKIDO ? Je ne fais aucune différence dans la progression entre garçons et filles. Je m’attache à la personnalité de chacun et j’essaie de trouver les mots qui feront écho chez chaque pratiquant, leurs motivations étant multiples. Que chacun et chacune soit à l’aise et ait envie de revenir à la prochaine séance, éveiller la soif de connaissance que chacun porte en soi. SUIVEZ-VOUS L’ENSEIGNEMENT D’UN OU PLUSIEURS SENSEI EN PARTICULIER. POUR QUELLES RAISONS ? Ma référence au sein de la FFAAA reste Christian Tissier et Bernard Palmier dont j’apprécie particulièrement les qualités techniques, esthétiques et pédagogiques, tant dans l’enseignement à mains nues que dans la pratique des armes. Depuis que Saotome sensei vient en France, je vais régulièrement à ses stages. Son approche de l’Aïkido, son enseignement des armes, sont différents et complémentaires de ce que l’on voit habituellement. De plus, le stage du Vigan se déroulant fin Août, me permet de recommencer une nouvelle année sportive remotivée, parée pour de nouvelles heures de pratique. QUE SOUHAITEZ-VOUS POUR VOTRE LIGUE AUJOURD’HUI ? Malgré le dévouement et la disponibilité du Président de la Ligue, Jean Liard, ainsi que des membres du bureau et de la commission technique, le renouvellement et le rajeunissement des enseignants a du mal à s’opérer. Les motivations personnelles et l’individualisme semblent prendre le pas sur l’intérêt général de l’Aïkido. Que chaque club encourage les plus motivés de ses licenciés pour s’engager dans l’enseignement de notre discipline et ainsi la pérenniser. Il faut savoir donner pour recevoir… ●



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