Aïki Mag n°13 déc 06 à mai 2007
Aïki Mag n°13 déc 06 à mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°13 de déc 06 à mai 2007

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Aïkibudo, Yudansha l'étape essentielle.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Centre Niçois d'Aïkido RENCONTREDominique CHARMETTE ▼…Les enfants à partir de 12 ans peuvent intégrer le cours adulte,mais,à leur demande, je leur ai réservé un cours. Cette heure est plus détendue,plus bruyante aussi… ▲ Vous-même, comment avez-vous était initiée à l’Aïkido ? J’ai commencé l’Aïkido en novembre 1983, à 22 ans. Cela faisait longtemps que je voulais pratiquer un art martial. J’avais des amis qui pratiquaient le Judo au niveau régional, mais quand je les voyais cela ne m’attirait pas, idem pour le Karaté. Et puis un jour un ami m’a parlé d’un jeune club qui venait de s’ouvrir, où l’on pratiquait un art martial appelé « Aïkido » dont je n’avais jamais entendu parler. L’enseignant revenait tout juste du Japon, il s’agissait de Daniel Jean-Pierre. Je suis allée voir un cours, et ce fut le coup de foudre. J’ai su immédiatement que c’était ce que je voulais faire. J’ai été captivée à la fois par la rondeur, la fluidité et la puissance que dégage cette discipline. J’étais étudiante, je n’avais pas beaucoup d’argent, mais je me suis acheté un kimono et j’ai payé ma cotisation tout de suite. Depuis, je n’ai jamais arrêté même s’il m’est arrivée occasionnellement pour raisons professionnelles de réduire ma pratique. Que vous ont apporté vos différents senseï ? Mon premier senseï est Daniel Jean-Pierre. Il m’a apporté énormément. Je profite de l’occasion pour l’en remercier : en effet, c’est lui qui m’a donné de solides bases en Aïkido ainsi qu’aux armes. Il m’a permis de développer un Aïkido puissant et surtout m’a fait découvrir cette discipline merveilleuse. Très vite, j’ai effectué des stages avec d’autres senseï et je ne me suis jamais sentie perdue. Certains, comme Saïto senseï, m’ont impressionnée au niveau de la pratique des armes, car il s’agit d’un travail d’armes qui correspond parfaitement à l’Aïkido, ou Nishio senseï au Iaïdo. J’ai été touchée par les qualités humaines de Nishio senseï, j’ai fait quelques stages avec lui, puis il m’a fallu choisir car son Aïkido ne correspondait pas à celui que je pratiquais, continuer à le suivre supposait ne faire que son style. Avec lui j’aurais aimé ne pratiquer que le Iaïdo. Auparavant, en 1990 à Paris, il y a eu ma rencontre avec l’actuel doshu, Moriteru Ueshiba, à l’époque waka senseï. J’ai eu la chance qu’il me fasse chuter. Je me souviens encore de la sensation qu’il m’a procurée, c’était sur ushiro ryote dori shironage. C’était très fluide, souple, rapide et sans aucune douleur. Ensuite j’ai rencontré et pratiqué avec de nombreux senseï français comme Christian Tissier, Micheline Tissier, Bernard Palmier, Philippe Goutard, Arnaud Waltz… qui m’ont permis de m’améliorer techniquement et de m’enrichir. Puis j’ai rencontré Seki senseï que je suis régulièrement depuis huit ans. Il m’a littéralement rechargé, avec un Aïkido souple tel qu’on le pratique à l’Aïkikaï, tourné vers l’échange, l’harmonie. Il m’a donné envie d’aller à l’Aïkikaï ce que je fais tous les ans depuis trois ans. Il est intéressant de voir des styles différents. Mais c’est surtout au niveau de la sensation du corps que j’ai beaucoup progressé au Japon. Que doit-on garder de la pratique en 6 Beau succès pour les élèves de Dominique Charmette lors de cette démonstration d’Aïkido pour Handicap International. quittant le dojo ? ? Sur le tatami, on apprend à communiquer, à échanger, à partager avec son corps, en dehors du dojo, il faut transposer ces capacités à communiquer. Pour pratiquer l’Aïkido, il faut savoir écouter, ressentir le partenaire pour être vraiment dans le temps avec lui, ce qui nécessite un lâcher-prise, d’où l’importance de la confiance entre tori et uke. La plupart des difficultés rencontrées dans la vie de tous les jours tournent autour de problèmes de communication, dans la vie professionnelle ou dans la sphère privée. Ce qu’il faut garder de l’Aïkido, c’est cette fluidité, l’absorption, ne pas répondre à l’agressivité par l’agressivité même si cela est tentant et plus facile. L’harmonie développée en Aïki est-elle transposable dans nos sociétés occidentales de plus en plus violentes ? Non seulement elle est transposable mais c’est ce qui fait toute la richesse de l’Aïkido. Les parents qui amènent leurs enfants pratiquer l’Aïkido viennent pour les qualités développées par les arts martiaux : rigueur, respect, concentration, maîtrise de soi, développement de la confiance en soi. La différence importante avec les autres arts martiaux est dans la non-violence ; ne pas développer des relations de combat mais acquérir une attitude qui va désactiver le conflit. Que se soient les enfants, les parents ou les adultes, c’est ce qu’ils recherchent. C’est la raison pour laquelle l’Aïkido a un avenir très prometteur. J’ai eu la chance de ne pas être confrontée à la violence quand j’étais jeune, aujourd’hui, je vis dans un milieu plus ou moins protégé, mais j’ai des retours de la part des enfants et des parents. Un tel a reçu un coup de poing à l’école, des
jeunes qui jouent sur la plage et se font agresser par des bandes, rouer de coups, nécessité de faire appel à la police… C’est vrai que les parents se posent des questions, s’inquiètent pour leurs enfants. Mais on ne peut pas répondre à la violence par la violence. Il est important de développer une force intérieure, une confiance en soi qui puisse désarçonner l’adversaire. C’est triste à dire, c’est très souvent le plus faible qui se fait attaquer. J’ai une anecdote à ce sujet qui m’a été racontée : une jeune fille de 20 ans pratiquant l’Aïkido se déplaçait dans la rue avec des bagages. Sur le même trottoir, à cinquante mètres environ, elle voit quatre jeunes. À leur comportement et attitudes elle sent qu’ils vont l’embêter. Premier réflexe, elle baisse la tête et se dit qu’elle va traverser. Et puis pour une raison qu’elle ignore, elle décide de lever la tête, de les regarder droit dans les yeux. Le trottoir était étroit, quand elle est arrivée à leur niveau, ils se sont écartés pour la laisser passer sans rien dire. Cet extrait de Budo d’O senseï Morihei Ueshiba est explicite : « …Mais le budo authentique ne se propose pas simplement de détruire l’opposition. Il est infiniment plus juste de défaire l’esprit de l’ennemi (en lui faisant comprendre la folie de ses actes) pour qu’il abandonne volontairement ses attaques, et qu’il les abandonne avec plaisir. Le vrai budo veut établir l’harmonie… » Mon objectif, c’est de mettre à disposition de mes élèves un outil qui, je sais, favorisera leur épanouissement et, par répercussion, celui de leur environnement. Vous êtes engagée dans bien des actions hors des tatamis, parlez-nous en ? J’ai eu effectivement l’occasion de réaliser une démonstration, en 2005, pour la Journée de la Pyramide organisée par Handicap International. Certains élèves y sont allés, d’autres pas. Ils ont, ainsi, pu être sensibilisés aux conséquences de la violence et de la guerre. Je regrette que, cette année, nous n’ayons pas pu renouveler l’opération pour des problèmes d’organisation. Nous participerons l’année prochaine. Où se trouve l’efficacité réelle de l’Aïkido ? Ma réponse sera brève : dans le développement et l’épanouissement intérieur de l’Etre. Il ne faut pas oublier qu’il y existe aussi une dimension spirituelle dans l’Aïkido, mais ce n’est pas à l’enseignant d’en parler. Au Japon, j’ai essayé d’aborder ce sujet, pas de réponse, à chacun de trouver son chemin. ● Centre Niçois d'Aïkido http://cnaikido.free.fr 7 INFOS GRADES EXAMENS DE GRADES Le point de la situation au 7-10-2006 Rappel : La Commission Spécialisée des Dan et Grades Equivalents est un organe mis en place par l’Etat. Elle est composée de 12 personnes représentant les fédérations d’aïkido agréées mais aussi les fédérations multisports et les syndicats d’arts martiaux. Elle est indépendante des fédérations et de l’UFA et ceci a été rappelé par le Médiateur. Elle veille au respect du Règlement particulier des grades. Ce règlement, élaboré après 2 ans de négociations a été validé par l’Etat et publié au B.O.J.S. Il n’est pas modifiable sans l’accord des membres de la CSDGE et celui du Ministère. Examens de début d’année : Les examens de grades passés en janvier-février 2006 ont été perturbés en Ile de France par la Ligue FFAB. Ils se sont tenus dans 12 autres régions. Examens de juin : Les examens ont à nouveau été perturbés dans quelques régions, voire annulés. Ils se sont tenus dans 16 régions. Réunions de la CSDGE : Mars 2006 : La CSDGE réunie le 11 mars n’a pu, à cause de la contestation de son règlement soulevée par la Ligue FFAB Ile de France, valider les grades des candidats reçus, sans procéder préalablement à une étude approfondie de la validité juridique des conditions d’examens dans l’ensemble des régions. Une validation immédiate pouvait en effet être ensuite juridiquement contestée. La validation de ces grades a ainsi été reportée en septembre. Septembre 2006 : La traditionnelle réunion de début septembre permet normalement de valider les examens de juin (et devait permettre de valider ceux de janvier) Elle n’a pas eu lieu. En effet, en Juillet, la FFAB a demandé au Ministère de relever de ses fonctions le coprésident de la Commission dont elle avait demandé la nomination en 2005. Ainsi, la CSDGE ne pouvait plus valablement se réunir (aucun suppléant n’est prévu). Octobre 2006 : La FFAB a présenté le 7 octobre, à l’assemblée générale de l’UFA, le nouveau coprésident dont elle va proposer la nomination au Ministère. Cette nomination ne sera effective qu’après la parution au Journal officiel de la République Française de l’arrêté ministériel de nomination. Ainsi donc la CSDGE n’a pas la possibilité de se réunir pour traiter l’ensemble de ces problèmes avant la publication de cette nomination pour laquelle nous avons demandé au Médiateur d’accélérer la procédure. Paul Lagarigue



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