Aïki Mag n°10 jun à nov 2005
Aïki Mag n°10 jun à nov 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°10 de jun à nov 2005

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 285) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : Nishio Shoji, un grand maître nous a quittés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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AÏKIBUDO le grand art de l’esquive et passe La mise en œuvre de toute technique en Aïkibudo présuppose le recours systématique à deux composantes élémentaires et fondamentales de notre Art : la maîtrise d’une part de l’ensemble des déplacements (Shin taï) et d’autre part des différentes esquives du corps (Taï sabaki). La combinaison de ces deux éléments fondamentaux associée à la maîtrise complémentaire de la coordination motrice, représente un point de passage obligé pour toute technique en Aïkibudo. Shin taï (déplacements de corps) et Taï sabaki (esquives) sont deux composantes fondamentales au cœur de chaque technique Aïkibudo. Répondre à la question posée par une attaque d’un adversaire nécessite une coordination motrice qui intègre et marie en premier Shin taï et Taï sabaki. 1°/La notion de Shin taï : Déplacements La première difficulté que rencontre un pratiquant consiste à mobiliser son énergie et sa concentration pour se déplacer à partir de différentes positions, et répondre de manière appropriée (en harmonie avec les éléments extérieurs) à une attaque de son partenaire. Même la « simple marche » semble poser des difficultés au débutant, tant les exigences requises paraissent nouvelles et difficiles, alors qu’elles ne sont qu’applications de principes naturels et simples de déplacements du corps. Les diverses formes de déplacement sont regroupées sous le terme générique de Shin taï : il regroupe les différentes formes de déplacement de pieds, dans quelques directions que ce soient, et cela en employant les deux types différents de marche suivants : - Ayumi ashi qui consiste à se déplacer en avant et en arrière, en marche normale (un pied dépassant l’autre), le corps étant en position naturelle, les jambes légèrement écartées. - Tsugi ashi qui consiste à se déplacer dans toutes les directions, les pieds se rapprochant l’un de l’autre, tout en gardant la position naturelle c'est-à-dire en évitant de les joindre. Ces différentes marches doivent s’effectuer en Suri ashi (marche en glissant) c’est-à-dire que les pieds glissent sur le tapis, les talons restant libres et le poids du corps étant réparti sur les deux pieds. Il faut toutefois préciser que cette forme de déplacement « glissé » n’est adaptée que sur des sols égalisés, propres, lisses et parfaitement entretenus (type tatami). Il en serait tout autrement dans des conditions plus « rustiques » en terrain extérieur (type pleine nature) et qui, nous rapprocherait de conditions plus réalistes de combat à l’instar de celles 20 ayant conduites à la création des techniques de combat dans le Japon médiéval. 2°/La notion de Taï sabaki : Esquive-Canalisation de corps Pour maître Floquet il n'y a pas d'esquive dans son art, mais des mouvements de corps (voire de main ou de bassin) canalisant, d'où la notion
"d'esquive canalisation". Le terme Taï sabaki est donc conservé mais se traduira en Aïkibudo par d'esquive canalisation. Le Taï sabaki est un déplacement du corps, ou d’une partie du corps, qui permet par la non-opposition une canalisation puis un contrôle d’une attaque ou d’une saisie. Cela nécessite le respect d’une posture, caractérisée par la verticalité de la colonne vertébrale, l’existence d’un point fixe pour le déplacement, et une disponibilité de l’esprit. Un Taï sabaki conjugue un travail des hanches qui provoque un déplacement des jambes en coordination avec en général un contrôle avec les bras. L’ensemble du programme Aïkibudo comporte notamment les formes de Taï sabaki que nous décrirons successivement : (par commodité, toutes les descriptions se feront à partir de la position de garde gauche Hidari kamae (pied gauche en avant) ; - Le déplacement Irimi consiste à avancer latéralement sur l’avant gauche (pied avant), puis à retirer le pied arrière dans l'axe du corps ; les bras accompagnent le déplacement en canalisant l'attaque. L’avancée privilégie la sortie extérieure afin de se mettre hors de portée de l’adversaire tout en s’assurant une position favorable. Il peut toutefois être utilisé sur l’intérieur dans certaines opportunités spécifiques. Le déplacement Irimi représente l’idéal de l’Aïkibudo, et synthétise la quintessence de l’Art. Il s’utilise principalement en distance Ma ou To ma, et permet la mise en œuvre de techniques anticipées (Sen no, sen) ou simultanées (Taï no sen ou Matchi no sen) à l’attaque. Il est particulièrement intéressant dans le travail aux armes notamment en Buki dori pour compenser la distance induite par l’arme utilisée. - Le déplacement O Irimi consiste à ramener le pied arrière le long de la jambe gauche jusque devant le pied gauche, puis à pivoter les hanches autour de la jambe droite dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, et ramener le pied gauche le long de la jambe droite jusqu’à la position de garde droite (Migi kamae) ; les bras accompagnent le mouvement d'esquive en canalisant opportunément l'attaque. L’entrée extérieure est également privilégiée, bien que non exclusive. Ce déplacement représente le complément du précédent, dans l’hypothèse d’une garde initiale inverse de celle du partenaire. Il s’utilise principalement en distance Ma ou To ma, et permet la mise en œuvre de techniques anticipées (Sen no sen) ou simultanées (Tai no sen ou Matchi no sen) à l’attaque. Il est particulièrement intéressant dans, le travail aux armes notamment en Buki dori pour compenser la distance induite par l’arme utilisée. - Le déplacement Nagashi (pied avant) consiste en un pivot des hanches sur le pied avant, dans le sens des aiguilles d'une montre (Omote), puis à ramener le pied droit en translation le 21 O IRIMI. long de la jambe gauche, jusqu’à retrouver la position de garde initiale. Les bras accompagnent le changement de garde. Ce déplacement s’utilise principalement en distance Chika ma, lorsque Tori réagit en même temps que l’attaque (Taï no sen) ou est en retard sur l’attaque (Go no sen). Il permet par décalage instantanée des hanches de se mettre hors de portée de l’attaque et de s’inscrire au plus près du mouvement de Seme. - Le déplacement Nagashi (pied arrière) consiste en un retrait du corps sur la jambe arrière, puis en un pivot des hanches sur celui-ci dans le sens inverse des aiguilles d'une montre (Ura), avant de ramener le pied gauche en translation le long de la jambe droite, jusqu’à retrouver la position de garde initiale. Les bras accompagnent le changement de garde. Il s’utilise principalement en distance Chika ma pour rattraper un retard de réaction sur l’attaque (Go no en). Ce déplacement est particulièrement difficile à maîtriser compte tenu de la double difficulté tant de réalisation technique que d’appréhension du temps d’action spécifique. - Le déplacement Henka consiste en un pivot sur place sans déplacement des pieds, pour se retrouver en position inverse. Les bras accompagnent le changement de garde. - Le déplacement Hiraki (Pied avant) consiste en un déplacement du pied avant sur l'exté-



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