Aïki Mag n°1 oct 00 à mai 2001
Aïki Mag n°1 oct 00 à mai 2001
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de oct 00 à mai 2001

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : Les racines de Mayiano Aristin - technique Bernard Palmier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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technique Kaeshi-waza ou le RETOURNEMENT de situation KAESHI-WAZA Définition : On traduit habituellement Kaeshiwaza par techniques de contre. En fait, Kaeshi vient du verbe kaesu qui signifie entre autres rendre, renvoyer, retourner. On retrouve ce terme dans des expressions comme Kote gaeshi, Ude gaeshi (retournement du poignet ou de l’avant-bras), Kiri kaeshi (coupe en retour). Il s’agit donc dans Kaeshi-waza d’un retournement de situation (uke devient tori/tori devient uke). L’idée de contre ou de contrer le partenaire ne donne pas le sens exact du kaeshi-waza. Plutôt que de contrer le partenaire, il s’agit d’accepter le déséquilibre, d’aller dans la technique pour la dépasser et retourner la situation. RÉPERTOIRE Il est impossible d’établir un répert o i re exhaustif des kaeshi-waza. C’est un domaine où la créativité est la bien venue. Certains experts donnent malgré tout dans leurs ouvrages quelques exemples – à titre indicatif, consultez le volume 4 de Maître SAITO. On peut toutefois proposer un classement des Kaeshi-waza en 5 catégories : 1.Kaeshi-waza « miroir » : Uke applique la même technique à tori. Exemples : - Kote gaeshi/kote gaeshi - Ikkyo/ikkyo - irimi nage/irimi nage … 2.Kaeshi-waza « katame/katame » : Sur une immobilisation, uke applique une immobilisation différente. Exemples : - Ikkyo/nikyo ura - nikyo ura/sankyo - sankyo/yonkyo… 3. Kaeshi-waza « nage/nage » : Sur une projection, uke applique une projection différente. Exemples : - shiho nage/irimi nage - irimi nage/koshi nage - kote gaeshi/kaiten nage… 4. Kaeshi-waza « katame/nage » : Sur une immobilisation, uke applique une projection. Exemples : - Ikkyo/kaiten nage - nikyo ura/kokyu nage - sankyo/koshi nage - yonkyo/kokyu nage… 5. Kaeshi-waza « nage/katame » : Sur une projection, uke applique une immobilisation. Exemples : - Irimi nage/ikkyo - Kote gaeshi/sankyo… CONDITIONS D’EXÉCUTION 1. Les kaeshi-waza s’exécutent éventuellement à partir d’une erreur ou d’une insuffisance technique de tori ; mais un kaeshi-waza ne peut être réalisé que sur une technique relativement bien construite. En tant qu’enseignant, on peut ponctuellement, lors d’une démonstration ou d’une correction, utiliser le kaeshi-waza pour montrer une insuffisance. Par contre, on peut difficilement demander aux pratiquants de commettre 4 exprès une erreur pour permettre de réaliser un kaeshi-waza. Par ailleurs, le kaeshi-waza pratiqué sur une erreur a des limites. Si la technique est vraiment mal exécutée, on ne pourra pas « entrer dedans », « aller avec », accepter le déséquilibre s’il n’y en a pas – auquel cas, il s’agira plutôt pour uke d’avoir un comportement qui montre à tori que la technique ne fonctionne pas, ne passe pas : tori est mal placé, il n’agit que sur le bras ou le poignet. Il n’y a pas de sens de chute, donc uke ne chute pas et reprend sa distance pour ré-attaquer… Nous donnons deux exemples du kaeshi-waza pour illustrer notre propos : Kote gaeshi/kote gaeshi et nikyo ura/sankyo. 1er EXEMPLE : KOTE GAESHI/KOTE GAESHI Dans le premier exemple, l’action de uke se réalise sur le déséquilibre que lui inflige tori ; c’est parce que uke entre dans ce déséquilibre qu’il est bien placé pour enchaîner à son tour kote gaeshi. On ne peut pas dire que la technique soit mal exécutée, simplement uke a su profiter du déséquilibre pour être mieux placé que tori ; il amplifie et surpasse le mouvement de tori par un « kokyu » plus fort et conclue par une action un peu plus fermée sur le poignet et le centre du partenaire. 2ème EXEMPLE : NIKYO URA/SANKYO Dans le deuxième exemple, il s’agit du même principe ; uke ne s’oppose pas à tori, il n’essaye pas de le bloquer, au contraire il accepte le sens de nikyo ura pour surpasser la technique et enchaîner sankyo. Si le nikyo ura de tori avait été plus ferme, mieux contrôlé, sans doute le kaeshi-waza aurait été plus difficile à réaliser. Quoiqu’il en soit, la technique de tori est globalement correcte ; pour que uke puisse aller dans cette technique et la surpasser, il faut que le sens de la technique soit respecté. 2. Les kaeshi-waza se réalisent en profitant des ouvertures, des opportunités inhérentes à l’exécution de chaque technique ; ils sont fondés techniquement sur le fait que potentiellement uke peut prendre l’ascendant sur tori. Il y a des techniques qui par nature donnent plus ou moins à uke la possibilité de réagir. Certaines techniques telles que hijikime osae, juji garami ouudekime nage ne présentent pas (ou peu) d’ouvertures. D’autres techniques comme Kote gaeshi ou Irimi nage utilisent plus le rebond de uke et prolongent l’échange. Par ailleurs une technique peut être exécutée de différentes façons ; c’est aussi la forme d’exécution qui détermine l’échange entre uke et tori. Prenons comme exemple Sankyo omote. La technique peut être réalisée en amenant le partenaire directement au sol pour l’immobiliser. Tori exécute la technique sur une seule impulsion ; les risques de Kaeshi waza sont limités. Cette pratique peut correspondre à une logique d’urgence en cherchant la façon la plus efficace de contrôler le partenaire. Elle peut aussi correspondre à une logique de progression en proposant aux débu-
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