Aïki Mag n°1 oct 00 à mai 2001
Aïki Mag n°1 oct 00 à mai 2001
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de oct 00 à mai 2001

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : Les racines de Mayiano Aristin - technique Bernard Palmier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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temporal. Il enchaîne alors tantôt par une coupe au niveau de la ceinture (DO UCHI) tantôt par une saisie du bras de SEME et un travail, par le biais de ce membre, de mise en déséquilibre de celui-ci. Il peut alors terminer cet enchaînement technique soit par une coupe finale de la tête (KUBI OTOSHI) soit par une amenée au sol en SHIHO NAGE suivie d’une contrôle final en osae-waza par une luxation du bras (UDE KANSETSU), avant de terminer par un atemi d’e x pression martiale. Bien sûr, cette fin correspond à l’aspect ancestral et traditionnel qui voulait qu’un homme tombé à terre soit considéré comme mort ou allant mourir. Il n’était pas possible, dans le fracas des combats, d’hésiter et de laisser une quelconque possibilité de contreprises (KAESHI WAZA)... De nos jours, cet atemi rappelle l’origine de notre école tout en conservant le caractère martial et l’importance de la notion de vigilance à tous les instants (ZANSHIN). Il reste particulièrement important de conserver à l’esprit le caractère profondément utilitaire de cet art martial héritier des pratiques guerrières japonaises en vigueur sur les champs de batailles, pour ne pas risquer de tomber dans une pratique dénaturée, sans réalisme. 2 2 3°/LE TRAVAIL SPECIFIQUE DE BUKI DORI : « La complaisance à un certain degré et l’absence de rigueur technique ne sont pas de mise en Aïkibudo, et entraînent irrémédiablement une riposte mesurée mais prérécise dans le cadre du Kaeshi waza. » Le travail de BUKI DORI contre la panoplie des armes de l’AIKIBUDO est une composante du programme abordée dès le 2ème dan. Il faut ici préciser que la maîtrise des armes du KOBUDO profite directement dans cette partie du programme, dans la droite logique des enseignements traditionnels. Cette connaissance précieuse permet donc directement au pratiquant de pouvoir concevoir les ripostes et les limites de son travail contre un agresseur porteur de ces armes. Ainsi donc le pratiquant se trouve projeté dans une dimension particulièrement réaliste, puisque SEME est supposé maîtriser le mieux possible l’arme utilisée pour l’agression. Le souci d’authenticité se retrouve alors tant dans le caract è re vraisemblable de l’attaque considérée qu’au niveau la recherche d’une solution technique efficace. Seule la connaissance la plus parfaite possible de l’utilisation de ces armes permet de pouvoir se sortir en vie d’une confrontation armée, que l’on soit porteur ou non de l’une de ces armes. On retrouve ici la logique qui prédominait dans l’ensemble des principales écoles traditionnelles d’Arts Martiaux Japonaises.. Les règles du combat aux armes se transpose directement dans le travail de BUKI DORI. Les déplacements seront les mêmes, l’utilisation des TAI-SABAKI, la notion de distance et donc de ZANSHIN seront adaptés à l’arme utilisée par KIRI KOMI, pour ne pas être à portée immédiate de celle-ci : par exemple, pour un agresseur armé d’un sabre, UKE DACHI devra se tenir à une distance de garde d’environ un bras de la pointe du sabre. La notion de temps de réaction sera également adaptée à la possibilité d’action de l’arme : l’utilisation d’un couteau, à petit rayon d’action mais très rapide ne sera pas la même que celle d’une YARI de 2m50 de long. La stratégie de combat diffère ici légèrement : sur les photographies ci-contre, SEME est porteur d’un couteau (TANTO), arme rapide, efficace et particulièrement dangereuse. La position de garde de TORI s’adapte à la longueur de l’arme, soit un bras de la pointe du TANTO. Dès l’entrée sur l’attaque de SEME, Il est primordial de maîtriser immédiatement le bras porteur de l’arme, avant de porter un atémi ; il faut canaliser l’attaque en sortant de la zone de danger du couteau, et contrôler de façon définitive le poignet de la main armée : ce contrôle devra être maintenu durant l’ensemble du travail, jusqu’à complet désarmement de SEME et son contrôle définitif au sol. L’atémi reste alors possible, par exemple du pied, en complément de la saisie douloureuse du poignet. Il se décale ensuite pour porter la même technique que précédemment, SHIHO NAGE, et prend garde à la zone de danger liée à l’arme, en se tenant à une distance un peu plus grande de son partenaire durant l’exécution de la technique. Le contrôle au sol se conclut par une luxation du coude permettant le désarmement sans eff ort ainsi que l’immobilisation définitive de SEME. Le désarmement peut également se faire dans le mouvement par une triple luxation de l’ensemble du bras (poignet, coude et épaule). Il apparaît évident que l’ensemble des formes de travail ci-dessus mentionnées étaient parfaitement complémentaires sur le champ de bataille et le restent dans la pratique contemporaine, : s’il est assez peu fréquent de nos jours d’être confronté à un adversaire porteur de l’une des armes traditionnelles (YARI, NAGINATA, KATA N A, etc…), le travail de BUKI-DORI reste une valeur sûre dans un contexte conflictuel. Le travail spécifique aux armes et sa transposition manuelle constitue la colonne vertébrale de notre pratique, qui permet, aux travers de techniques guerrières de façonner des pratiquants complets, tant en combat que dans la vie de tous les jours. Cette adaptation de tous les instants si importante lors des duels meurtriers ancestraux apporte cette souplesse et cette ouverture d’esprit si chère à nos maîtres qui doit transparaître dans la vie de tous les jours… Le grade, sanction d’une certaine avancée dans la voie, doit comporter à côté d’une valeur physique et technique une dimension morale sans lequel il n’est rien. La complaisance à un certain degré et l’absence de rigueur technique ne sont pas de mise en AIKIBUDO, et entraîne irrémédiablement une
riposte mesurée mais précise dans le cadre du KAESHI WAZA. 4°/QUELQUES ARMES PARTICULIERES : Maître Alain FLOQUET a eu le souci d’associer dans la pratique AIKIBUDO l’ensemble des techniques susceptibles de permettre un apprentissage complet des réalités du combat, dans un souci permanent d’efficacité et d’adaptation aux évolutions technologiques. C’est pourquoi le pratiquant d’AIKIBUDO s’exerce également à l’utilisation d’armes particulières, tant dans leurs dimensions historique que contemporaine. Deux exemples nous permet t ront ici d’illustrer le champ d’évolution de la pratique : Le TAMBO est un bâton court de la longueur de l’avant-bras qui s’assimile au TESSEN (éventail de guerre du samouraï) et est un prolongement intéressant de la main dans le travail contre le TANTO. Il s’apparente de nos jours à une revue roulée s errée, ou à un parapluie. Le TAMBO no K ATA re g roupe l’étude des frappes élémentaires qui ne sont que des frappes brisées. L’apprentissage se poursuit ensuite par l’étude de l’ensemble des techniques du pro g r a m me AIKIBUDO applicables avec cette arme ; Outre la partie proche du travail d’ATEMI WA Z A, une grande partie des techniques manuelles restent transposables avec le TAMBO, sous réserve de conserver le souci d’efficacité et le réalisme proches du combat réel. L’h é r i t a g e historique demeure et le recourt à cette arme doit se justifier et ne pas être qu’un artifice médiatique. Arme traditionnelle en provenance de l’île d’OKINAWA, le TONFA est un bâton dans lequel est implanté une poignée au niveau du premier tiers. Cette arme est directement attachée à la pratique du KARATE. Maître Alain FLOQUET a pressentit le formidable potentiel de cette arme dans le cadre de son travail de policier. Aussi a-t-il intégré l’usage de cette arme dans le programme AIKIBU- DO, à partir d’un niveau avancé de pratique. L’étude des frappes, contrôles et blocages élémentaires se fait également par le biais d’un K ATA, avant d’envisager, tout comme le TAMBO, les possibles mises en application des techniques AIKIBUDO avec l’usage de cette arme. Il faut ici préciser que le travail de ces armes se fait selon les aspects fondamentaux de la pratique AIKI- BUDO. Le souci d’efficacité impose une recherche la plus réaliste possible, tant dans ses aspects traditionnels guerriers (efficacité totale avec possibles altérations partielles ou totales des capacités physiques de SEME) que dans ses aspects évolutifs contemporains (avec un souci prépondérant de contrôle final de SEME, sans aucune altération de ses capacités physiques). Le respect des règles juridiques de la légitime défense au terme des articles 122-5 et 122-6 du Code Pénal est une dominante importante de l’apprentissage de ces armes et de leurs possibilités. La finalité de la technique doit toujours être une maîtrise totale de KIRI KOMI, TORI ayant à la fois récupéré l’arme utilisée pour l’attaque et les mains parfaitement libres. Il faut rappeler alors que si le samouraï avait en tous lieux le droit d’abattre et d’abandonner sa victime (KIRISUTE GOMEN) il aïkibudo pouvait également l’épargner en usant de clémence et sympathie (BUSHI NO NASAKE) ; le choix lui appartenait pleinement, selon son « intime conviction », et sans avoir à se justifier. De même le pratiquant d’AIKIBUDO possède un potentiel technique varié et particulièrement efficace pour pouvoir raisonnablement maîtriser une attaque et la noyer dans un tourbillon technique, tout en conservant l’intégrité physique de SEME. En collaboration Paul-Patrick HARMANT et Jean-Pierre VALLE Sur les Photographies : - Paul-Patrick HARMANT, 6°DAN, (D.T.I.R. Zone Est) - Jean CAVARELLI, 5°DAN, (D.T.R.Alsace) Photos : Frédéric FRAISSE SÉMINAIRE MONITORAT FÉDÉRAL ET BREVET D’ETAT AIKIBUDO (SOUS LA DIRECTION DE M.PAUL- PATRICK HARMANT,) MONT SAINT-MARTIN, DU 28 AU 31 OCTOBRE 2000, SALLE DE LA FRATERNELLE, RUE JEANNE D’ARC, 54350 MONT SAINT- MARTIN INSCRIPTION ET RENSEIGNEMENTS : 03.88.15.37.61.(PRO.) 03.88.72.36.89.(DOM.) 2 3



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