Aïki Mag n°1 oct 00 à mai 2001
Aïki Mag n°1 oct 00 à mai 2001
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de oct 00 à mai 2001

  • Périodicité : semestriel

  • Editeur : FFAAA

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : Les racines de Mayiano Aristin - technique Bernard Palmier.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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IL N'EXISTE PAS NON PLUS DE KATA EN AIKIDO, COMMENT DOIT S'ORGANISER POUR VOUS LA PRO- GRESSION TECHNIQUE ? Dans pratiquement tous les arts martiaux il existe des kata, ainsi qu'une progression technique. C'est bien normal car c'est un moyen de se repérer par rapport à des connaissances techniques formelles, les katas représentant dans les plus part des cas, un enchaînement de techniques imposées. En Iaï Do par exemple, toutes les formes, dégainer, couper, rengainer, etc. sont des kata. En Judo et surtout en karaté il y a de nombreux kata. En Aïkido, Maître Nocquet avait créé des katas dans son enseignement : kata à genoux, kata debout. Ces kata représentaient les formes de bases des cinq principes d'immobilisation. Je ne sait pas pourquoi il est dit qu'en Aïkido il ne peut y avoir de Kata. Peut-être parce que l'Aïkido dans l'esprit où il fut créé par O'Sensei est très difficile à manier et ne comporte pas de formes strictes, pourt a n t dans la forme d'interro g a t i on aux passages de grades "Dan" il est imposé une présentation des 1 4 cinq principes d'immobilisation qui ressemble bien à des kata ! Enfin cela peut se discuter. Quand à l'organisation de la progression technique, elle est surtout basée sur une nomenc l a t u re des techniques existantes en Aïkido. A la FFAAA par exemple, il existe une progression technique qui a été élaborée par certains hauts gradés ; elle comporte donc une nomenclature de techniques avec les temps intermé d i ai res de pratique entre les kyu, ce qui permet ainsi d'aider professeurs et pratiquants à se situer aux différents niveaux. Bien sûr cette progression n'est pas à appliquer de façon rigide. VOUS PRATIQUEZ ÉGALEMENT LA VOIE DU SABRE, EN QUOI EST-CE FONDAMENTAL À VOS YEUX, LES DIFFÉRENCES DE STYLE S'ENTRE- CHOQUENT-T-ELLES PAS ? J'ai en effet pratiqué le Iaï Do et plus particulièrement la Sete Iaï jusqu’au 1er dan obtenu en 1983, actuellement je pratique souvent seul. Ce qui m'a conduit à la pratique du Iaï, c'est d'une part pour a m é l i o rer mon travail aux armes en Aïki Ken et d'autre part la pratique avec un sabre (katana) est quand même différente qu'avec un Ken. La recherche en Iaï Do, c'est une précision dans le maniement du sabre, "Si votre coupe est correcte, le sabre siffle". Le travail des hanches, des bras, des épaules, le centrage dans la façon de dégainer, couper et rengainer, toutes ces formes que l'on recherche en Aïkido sont très utiles et fondamentales. Quant aux différents styles de Iaï Do, je ne suis pas un expert dans cette pratique et je ne pense même que cela peut s'ent re c h o qu er, plus part i c u l i è rement avec l'Aïkido. D'ailleurs, moi-même, je ne respecte pas rigoureusement la technique du Sete Iaï (qui a tendance à changer souvent) car je l'adapte à ma recherche en l'Aïkido. PENSEZ-VOUS AUJOURD'HUI QUE L'AIKIDO PEUT SYNTHÉTISER TOUTES LES CONNAISSANCES DES BUDO ? Non, je ne pense pas. Il existe plusieurs Budo dont la plupart sont, ou plutôt, étaient destinés à détruire l'adversaire.
Les diff é rentes écoles d'art s martiaux ou Budo, présentent des techniques différentes suivant que l'on utilise les armes, le corps, les mains, les pieds, etc. Aujourd'hui la plupart de ces arts martiaux utilisent la compétition pour déterminer un vainqueur. En Aïkido il n'y a pas de gagnant ou de perdant. L'Aïkido se refuse à toute compétition, même s'il est à l'origine art martial, sans doute un peu particulier. Ce serait plutôt à mon sens un Art, tout simplement. Bien sûr, ses principes sont basés sur le Budo et il p e u t - ê t re redoutable, mais la voie est diff é rente. l'Aïkido serait à l'inverse d'une synthèse, plutôt une analyse des Budo. OU SE TROUVE À VOTRE SENS LA RÉELLE EFFICACITÉ DE L'AIKIDO, EST-CE DANS LA CAPACITÉ QU'IL PROCURE POUR AFFRONTER PLUS SEREINEMENT CERTAINES DIFFI- CULTÉS DE LA VIE ? Bien souvent à propos d’arts martiaux on parle d'efficacité, dans le sens de savoir quel art martial est le plus fort, ou qui sera le plus fort dans un combat (judoka, karatéka, aïkidoka, boxeur, etc.). Chez un bon pratiquant d'Aïkido, si peut-être au début il peut penser à cette forme d'efficacité, par la suite, à un moment ou à un autre de sa pratique, avec un acquis technique et une recherche dans la voie de l'Aïkido, il oubliera cette f orme plutôt martiale. A ce moment là, le pratiquant aura atteint de grandes qualités. Ses actions aboutiront à des résultats utiles aussi bien dans sa pratique que dans la vie, voilà la réelle efficacité de l'Aïkido. VOTRE ENGAGEMENT POUR L'AIKIDO EST TRÈS IMPORTA N T. QUEL SENS LUI DONNEZ-VOUS ? En général quand on a une passion, on aime la partager, la faire connaître, cela a été mon premier engagement dans l'Aïkido. Dès que possible et ayant atteint une expérience et une technique suffisante, j'ai commencé à l’enseigner. Par la suite je me suis consacré à former mes élèves et ouvrir des clubs. En décembre 1973, dans le cadre de l'UNA jai été désigné comme un des techniciens hauts gradés de l'époque pour travailler sur la "Méthode Nationale" au cours de stages spéciaux et l'année suivante nous étions chargés de diffuser cette méthode dans cinq interrégions de France. Puis j’ai été nommé DTR de la Ligue Ile de France UNRS et membre du Comité National des Gradés. Ces responsabilités je les ai occupées jusqu'à la création de la FFAAA ou là aussi j'ai continué à assumer les mêmes fonctions. Quelques temps après j'ai démissionné du poste de DTR Ile-de-France afin de prendre un peu de recul, avant d’être à nouveau sollicité comme DTR de Basse-Normandie responsabilité que j’ai quittée en 1998 pour cause de déménagement dans le Sud de la France. A u j o urd’hui, deux ans après mon arrivée à Limoux, je suis DTR de la Ligue Languedoc- Roussillon. J'ai participé en tant que co-président, ensuite de membre, à la CSGA réunissant itinéraire les Fédérations FFAAA et FFAB afin d'établir un règlement intérieur commun pour les grades "DAN", j'ai également été amené à diriger des stages en Martinique, Guadeloupe, Guyane et Nouvelle Calédonie. Pratiquer, enseigner, avoir des responsabilités fédérales sont des activités enrichissantes et complémentaires. Je ne pratique pas exclusivement pour mon plaisir, mais aussi avec la passion de transmettre ce que l'on a pu recevoir et surtout, l'enseignement demande peutê t re plus de rigueur et de réflexion tant au plan technique que relationnel avec les autres. J'espère donc continuer le plus longtemps possible, tel est le sens que je donne à mon engagement. ❁ 1 5



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