Aide et Action n°97 déc 05/jan-fév 2006
Aide et Action n°97 déc 05/jan-fév 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de déc 05/jan-fév 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'éducation et les crises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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 » > Dossier SITUATIONS D’URGENCE » ✔ Des centres qui accueillent tous les enfants Les femmes et les enfants sont souvent les premiers touchés lors de catastrophes (des études démontrent que plus de 50% des traumatisés sont des enfants). Il est vital pour la communauté et le développement de la nation de s’assurer que les enfants retrouvent une vie normale le plus tôt possible. Parmi les moyens employés, des centres d’accueil et de soins sont mis à leur disposition. À ce jour, ce sont 41 centres qui offrent un soutien pédagogique, périscolaire et psychosocial aux enfants et adolescents. Les plus petits, de moins de 5 ans, y sont reçus comme à la maison pendant » ✔ Redonner confiance aux femmes et agir pour leur émancipation « Je m’appelle Rajini et j’ai 26 ans. J’habite dans le village de Perunthottam avec mon mari Ramesh et mes deux filles de 6 et 3 ans. Ma fille aînée est en CE1 et la plus jeune va au centre pour enfants. Nous ne possédons pas de terre. Nous avions deux chèvres qui sont mortes pendant le tsunami. Mon mari est chauffeur de tracteur et gagne 1000 roupies (environ 20 euros) par mois. Moi, je gagne environ 500 roupies en travaillant, quand cela est possible, sur les terres des autres, pour 40 roupies par jour. Il y a huit mois je me suis inscrite au groupe d’entraide des femmes d’Agaramullai. Avec 16 Soutien psychosocial et activités éducatives en direction des enfants Activités entreprises » Établissement de centres de soins pour enfants » Amélioration des infrastructures scolaires » Recrutement et formation d’instituteurs et institutrices » Fourniture de matériels pédagogiques » Aide à une bonne hygiène des adolescentes Émancipation des groupes marginalisés – dalits, sans terre, indigents et femmes Activités entreprises » Planning pour la reconstruction participative des villages » Mise en place de centres d’information et de ressources dans les villages » Base de données des pertes et des besoins des villageois » Formation et consolidation des groupes d’entraide (Self Help Group) » Conseil et appui pour l’accès aux programmes d’aide et de réhabilitation du gouvernement » Formations pour les bénévoles et mobilisateurs de la communauté le capital de départ de 5000 roupies qui m’a été prêté et ma contribution de 1000 roupies, j’ai pu acheter une vache. Ma situation financière s’est améliorée grâce au revenu supplémentaire de 600 roupies par mois que m’apporte la vente du lait. J’ai aussi suivi une formation sur différents sujets : comment faire des économies, les comptes, rembourser les prêts et apprendre les méthodes pour augmenter la production de lait de ma vache. Cette formation était une très bonne expérience et m’a fait comprendre des aspects jusque-là inconnus pour moi. Elle m’a donné confiance et assurance. J’ai maintenant beaucoup plus de courage pour affronter l’avenir. Je veux Tsunami : 1 an après… Les enfants trouvent un environnement chaleureux dans les centres d’accueil. quelques heures le matin. Au programme : les soins nécessaires, de la nourriture et la possibilité de s’amuser avec des jeux d’intérieur et d’extérieur. Jouets, balançoires et toboggans sont pris d’assaut dès 7 h 30 le matin. Les plus grands, de 6 à 18 ans, sont accueillis l’après-midi. Ils y trouvent une écoute, pratiquent le yoga, poursuivent d’autres activités périscolaires et continuent à progresser dans leur scolarité. Ces enfants, la plupart traumatisés, trouvent un environnement chaleureux dans lequel ils se sentent en sécurité. Parents et grandsparents se montrent enthousiastes : « Mon petit-fils de 1 an et demi a commencé à parler comme il faut depuis qu’il va au centre. Il a même appris des chansons et des comptines », se réjouit une grand-mère. Une fois que les enfants n’auront plus besoin de ces centres, ils seront réhabilités, avec la participation de la communauté, en centres de ressources et d’information pour les villageois. Grâce aux groupes d’entraide, Rajini a pu acheter une vache. investir dans l’éducation de mes filles afin qu’elles aient une vie meilleure. Quand le tsunami a frappé, l’avenir paraissait sombre. Nous ne pouvions plus travailler comme ouvriers agricoles car les terres cultivables sont devenues infertiles à cause de la salinité. Maintenant, ma situation financière s’est remarquablement améliorée grâce à l’aide des groupes d’entraide féminins organisés par Aide et Action et AVVAI. » ✔ Des groupes d’entraide pour les femmes Les femmes et notamment celles vivant dans les régions rurales font partie des Photo : Y. Cisse Photo : A & A Inde
 » > Dossier SITUATIONS D’URGENCE Photo : A & A Inde individus les plus marginalisés. Leur principale préoccupation est bien souvent la survie quotidienne. Chômage, revenus insuffisants, environnement précaire font qu’elles ont de plus en plus de difficultés à subvenir aux besoins de leur famille. Le tsunami n’a fait qu’aggraver cette situation. Comme Rajini, de nombreuses femmes participent à des groupes d’entraide et d’intérêt communs. Au travers de ces groupes, elles peuvent recevoir la gestion d’un capital pour le démarrage d’une activité lucrative et une formation professionnelle. L’objectif est bien sûr d’améliorer leur condition de vie mais aussi de leur apprendre à s’organiser et leur donner le sens de l’influence pour qu’ensemble, elles s’unissent autour de la défense de leurs droits. » ✔ « Cette formation professionnelle a changé le cours de ma vie » Kayalvizhi vivait dans un village tranquille avant qu’il soit frappé par le tsunami. Sa décision de s’inscrire au programme de formation professionnelle a transformé sa vie. Elle nous raconte son histoire… « Je m’appelle Kayalvizhi et j’ai 20 ans. Mon père, M. Sambanthamoorthy, est un ouvrier agricole et gagne 1000 roupies par mois. Ma mère est femme au foyer. J’ai été à l’école jusqu’à la fin du cycle secondaire mais je n’ai pas pu continuer mes études à cause des contraintes financières. J’occupais mon temps en aidant ma mère pour les tâches ménagères et en regardant la télévision. Quand j’ai appris qu’il y avait un programme de formation LABS (Livelihood Advancement Business School) à Sirkali, j’ai eu envie de m’inscrire. J’ai participé à la séance d’orientation et j’ai été admise au cours ITES (informatique). Au début mes parents étaient réticents parce que je devais faire tous les jours deux heures de voyage par autobus. Je n’avais jamais travaillé sur Kayalvizhi. Créer des opportunités de revenus additionnels et dispenser des formations professionnelles Activités entreprises » Soutien et aide financière aux groupes d’intérêt communs » Formation professionnelle pour les jeunes un ordinateur mais j’ai pu facilement assimiler tout ce qu’on m’a appris, comme l’utilisation de logiciels de traitement de texte par exemple. Maintenant, je travaille à Sattainathar Communications. Je fais des enquêtes sur le terrain ainsi que des saisies de données. Ce travail m’a donné une grande confiance en moi. J’ai loué une maison à Myiladuthurai avec quatre autres camarades de classe. Je gagne 2 000 roupies par mois et je suis financièrement indépendante. Je peux mettre de l’argent de côté pour aider ma famille. Le programme de formation professionnelle a changé le cours de ma vie. Je n’aurais jamais cru arriver à un tel résultat en si peu de temps. » ✔ Des formations adaptées aux besoins locaux Dans des situations d’urgence et de catastrophes, quand les systèmes de Tsunami : 1 an après… Les groupes d’entraide permettent aux femmes de reprendre une activité lucrative ou de suivre une formation professionnelle. Test d’aptitude pour accéder aux formations professionnelles. soutien ont complètement disparu, il est absolument indispensable de créer des possibilités immédiates d’apprentissage pour les jeunes. Le programme unique de formation pour les jeunes, qui se déroule sur une durée de quatre mois, développé par la Fondation du Dr Reddy sous l’égide d’Aide et Action et LABS, assure non seulement la sécurité de l’emploi grâce à une sûreté de placement mais donne aussi une formation aux métiers qui conviennent à la communauté et à l’économie locale. 17 Photo : Y. Cisse Photo : A & A Inde



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