Aide et Action n°97 déc 05/jan-fév 2006
Aide et Action n°97 déc 05/jan-fév 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de déc 05/jan-fév 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'éducation et les crises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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 » > Dossier SITUATIONS D’URGENCE 1- Aide et Action a voté, en novembre 2004, un changement à l’article 2 de ses statuts lui permettant d’intervenir dans les situations d’urgence et d’agir sur tous les facteurs ayant des incidences dans le domaine éducatif. Dans ce contexte, où souvent chaque minute compte, disposez-vous de réserves d’urgence immédiatement disponibles ? Depuis longtemps déjà, Aide et Action dispose d’une réserve d’urgence qui lui permet d’intervenir rapidement dans des situations appropriées. L’utilisation de cette réserve demande par définition une décision rapide, décidée par le Conseil d’administration, représenté en l’occurrence par la trésorière et dont il est rendu compte à l’Assemblée générale, à l’occasion de sa réunion annuelle. 2- Une fois les réserves débloquées, comment l’association décide-t-elle des projets d’urgence qu’elle s’engage à financer ? Les choses ne se déroulent pas dans cet ordre ! En effet, c’est à l’équipe présente dans la région où se situe l’urgence de constater les besoins et de définir les actions à mener. C’est donc cette équipe qui décrit et chiffre le ou les projets d’urgence, toujours liés au contexte éducatif. Ce dossier est rapidement transmis et examiné par la direction et la trésorière. Cette dernière, après accord, autorise le déblocage des fonds. 3- Au-delà des réserves, l’association lance des appels de fonds auprès de ses donateurs, parrains et marraines. Est-ce une obligation dans un contexte d’urgence ? Quelle gestion faites-vous de ces fonds supplémentaires et les affectez-vous immédiatement à la zone concernée ? Il faut souligner que la réserve d’urgence est un moyen de répondre rapidement aux besoins. Nous serions incapables d’alimenter indéfiniment cette réserve si elle devait représenter notre seul recours. Il 14 « La transparence reste l’une de nos valeurs fondamentales » est donc indispensable de faire appel à la générosité du public. Les fonds recueillis ne sont pas des fonds supplémentaires, c’est la véritable ressource qui témoigne de la solidarité envers les défavorisés. La réserve d’urgence, outre qu’elle permet d’aller vite, pourrait seule être considérée comme un fonds supplémentaire dans le cas où les fonds recueillis seraient insuffisants. « Il faut se donner les moyens d’informer le donateur de l’utilisation des fonds » 4- Des frais de collecte, de pilotage de projet, de communication envers les donateurs, etc. sont à prendre en compte dans les opérations d’urgence. Aide et Action s’imposet-elle des limites concernant ce type de dépenses ? Dune façon générale, Aide et Action, pour ses frais de gestion, s’impose des limites dans l’utilisation des fonds issus de la générosité du public. La moyenne que nous nous fixons est d’environ 15% des fonds recueillis mais, bien entendu, les contextes étant très différents, il ne s’agit que d’une moyenne. Crises : les devoirs du monde associatif Monique Brémond est membre du conseil d’administration d’Aide et Action en tant que trésorière. Elle répond à nos questions sur la gestion des fonds en cas d’urgence. Les donateurs qui ont répondu à notre appel d’urgence « tsunami » restent informés de l’utilisation des fonds. 5- Dans un article de Libération du 5 janvier 2005, Daniel Bruneau, directeur du Comité de la Charte expliquait qu’« il ne peut y avoir de réaffectation (…) de fonds dédiés à des programmes spécifiques, sans en informer le donateur ». Cette norme affiche une garantie d’affectation et finalement de transparence. Comment Aide et Action assure-t-elle ce principe de traçabilité auprès de ses donateurs ? En effet, nous ne sommes pas autorisés à employer les fonds issus d’un appel d’urgence à d’autres opérations, ce serait tromper les donateurs qui, eux, ont manifesté un élan de générosité pour une cause bien déterminée. Il faut donc se donner les moyens, d’une part, d’informer le donateur de l’utilisation des fonds, et d’autre part, en cas de dépassement du besoin, de rembourser les donateurs qui ne désireraient pas que l’on utilise leur don pour un autre projet. Pour cela, chaque don est enregistré avec les références du donateur, le projet concerné et le montant du don. Une comptabilité spécifique est d’ailleurs obligatoire pour ces fonds dédiés. La transparence reste l’une de nos valeurs fondamentales. ■ Photo : O. Béronie
 » > Dossier SITUATIONS D’URGENCE L Nagapattinam Zone couverte : 25 villages Groupe ciblé (familles) : 10 500 Karaikal Zone couverte : 10 villages Groupe ciblé (familles) : 2 100 Tsunami : 1 an après… Des ruines au développement : reconstruction des hommes Il y a un an, le terrible tsunami venait frapper l’Asie du Sud-Est. Aujourd’hui, les communautés, appuyées par l’association, prennent en main leur avenir. L’urgence a cédé la place à la reconstruction et au développement. État des lieux du travail accompli. es vagues ont surgi avec furie ce jour fatal du 26 décembre 2004. D’un seul coup toute l’évolution et le développement que l’on observait depuis des dizaines d’années a été détruit. Les bâtiments sont rasés, la totalité des équipements de pêche réduits en miettes, les terres agricoles desséchées par le sel sont rendues infertiles et les communautés, sans abri, se réfugient dans des camps de secours. Aide et Action Asie du Sud a immédiatement apporté son soutien auprès de ceux qui se trouvaient dans les endroits Principales actions menées en Inde Soutien psychosocial et activités éducatives en direction des enfants Permettre aux exclus – dalits, ouvriers agricoles, femmes… – de gagner leur vie de façon durable et de prendre en charge leur avenir Consolider les moyens de subsistance existants et créer des opportunités de revenus Reconstruction des villages avec les équipements communautaires nécessaires Mise en valeur des terres et des ressources en eau pour une utilisation sur du long terme les plus touchés de la région – les districts de Trincomallee et Galle au Sri Lanka, Karaikal dans le territoire de Pondichéry, le district de Nagapattinam au Tamil Nadu, les îles Andaman et Nicobar et les bidonvilles au long de la côte à Chennai en Inde. Au travers de partenariats avec des organismes internationaux tels que la Commission européenne, le Département pour le développement international du Royaume-Uni (DFID), l’American India Foundation (AIF) et des ONG partenaires – INTERVENTIONS EN INDE Prayas, AVVAI, SEVAI, la fondation Dr Reddy, WACCO et Siyath – l’association intervient dans les domaines les plus touchés (agriculture, santé, économie, etc.) et appuie les communautés, notamment celles qui ont toujours été marginalisées et reléguées à l’arrièreplan – les enfants, les jeunes, les femmes, les dalits 1, les paysans sans terre et les petits fermiers. 1 Terme signifiant « opprimés » en sanscrit et désignant les individus considérés comme hors caste, communément appelés « intouchables ». Îles Andaman et Nicobar Zone couverte : 25 villages Groupe ciblé (familles) : 10 500 Côte de Chennai Zone couverte : 15 bidonvilles Groupe ciblé (familles) : 3 750 15



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