Aide et Action n°97 déc 05/jan-fév 2006
Aide et Action n°97 déc 05/jan-fév 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°97 de déc 05/jan-fév 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : l'éducation et les crises.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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 » > Dossier SITUATIONS D’URGENCE Le monde associatif s’accorde à satisfaire l’obligation majeure de « rendre des comptes ». Pour ce faire, les associations mettent à la disposition de leurs donateurs leur bilan financier et font bien souvent l’état des lieux de leurs actions via bulletins, newsletter, site internet et autres outils de communication externes. Mais les citoyens ont des attentes particulières lorsqu’il s’agit de leur générosité. À travers leur don, ils ont mandaté les associations pour intervenir efficacement auprès des victimes. Chaque donateur attend qu’on l’informe le plus clairement possible des actions « terrain » comme de la destination des fonds. Pour accentuer ce devoir de « redevabilité » et de transparence, les organisations se soumettent à des organismes de contrôle. Donner en toute confiance C’est l’ambition du Comité de la Charte qui réunit aujourd’hui plus de 50 associations et fondations françaises. Leur credo : affirmer que « chaque donateur a le droit de savoir comment est dépensé son argent et d’être assuré que chaque fondation et association recueillant des dons fonctionne en toute transparence ». C’est dans cet esprit que le Comité de la Charte, 12 Schéma du processus d’audit interne Activités Chacun est responsable d’activités qu’il doit maîtriser pour atteindre ses objectifs Risques Événements, incertitudes, menaces ou opportunités peuvent empêcher l’atteinte des objectifs Contrôle interne L’organisation, les systèmes et les procédures permettent d’anticiper les risques pour pouvoir maîtriser les activités Objectifs Les objectifs sont atteints de façon efficace et efficiente liés à l’environnement externe ou interne doit absolument être anticipé. Les cellules d’audit ont ainsi élaboré une cartographie des risques qui permet de les répertorier et de les classer en fonction de leur importance et de leur niveau de maîtrise. Prévoir les risques Jérôme Geoffroy, responsable de l’audit interne, nous donne un exemple des résultats de cette cartographie : « Nous avons identifié que le risque n°1 qui paralyse le plus nos activités sur le terrain L’audit interne vise un maximum d’efficacité. Ici, les équipes malgaches travaillent sur l’audit de la gestion du parrainage. » Devoir de transparence et d’information Photo : A&A Madagascar indépendant des pouvoirs publics, contrôle depuis 1989 des organisations volontairement membres sur la base de quatre grands principes : un fonctionnement collectif et intègre, la qualité de la communication et des actions de collecte de fonds, la rigueur de la gestion et la transparence financière. L’État français est aussi garant du contrôle et de l’évaluation des ONG (Organisations non gouvernementales). On citera les contrôles liés au statut « association loi 1901 » qui donne lieu à la vérification, par le préfet, du bon respect de la législation française. Le ministère des Finances fait aussi respecter les règles spécifiques liées à la mention « but non lucratif » de ces organisations. Les organisations reconnues d’utilité publique ou reconnues de bienfaisance sont soumises à un contrôle accentué par l’État et notamment par la Cour des comptes, dont les rapports sont rendus publics (www.ccomptes.fr). La plupart des ONG, et notamment celles qui ont un certain niveau de subventions publiques, doivent faire contrôler et certifier leurs comptes par un commissaire aux comptes dont le rapport est communiqué dans le bilan annuel de l’ONG. L’ensemble de ces outils de contrôle et d’évaluation Crises : les devoirs du monde associatif et que nous maîtrisons le moins est celui lié aux catastrophes naturelles. Cette analyse semble juste lorsque l’on regarde les répercussions sur les systèmes éducatifs des cyclones en Haïti, à Madagascar ou dutsunami en Asie du Sud. Bien sûr, nous ne pouvons pas empêcher les catastrophes naturelles. Mais depuis ce travail, nous prenons systématiquement en compte cette menace dans nos activités sur les zones exposées : sensibilisation des populations et des gouvernements à la protection de l’environnement, élaboration de plan de secours, etc. L’éducation et la sensibilisation restent les meilleures armes de prévention ». Cette cartographie permet d’identifier, d’analyser et si possible de maîtriser rapidement chaque risque. Cette méthode garantit plus d’efficacité pour que partout, même en période de crise, le droit à l’éducation soit une réalité. ■ 1 Les normes ISO consistent à assurer de la qualité à tous les niveaux, par la mise en place de procédures claires et contrôlées par un organisme de certification, pour toutes les activités de l’organisation. Aide et Action : l’histoire d’une transparence » Date de création : 1981. » Membre (depuis 1995) du Comité de la Charte de déontologie des organisations sociales faisant appel à la générosité du public. » Audit des comptes (depuis 1981) : comptes audités par le groupe de commissaires aux comptes Barbier Frinault et Cie, membres du réseau international Ernst & Young. » Prix Cristal 1990 et 1995 de la transparence de l’information financière décerné par la Compagnie nationale des commissaires aux comptes. » Reconnue d’utilité publique par décret en date du 1 er août 2002. » Création de l’audit interne : 2003. sont des garanties supplémentaires pour les donateurs. Toutefois, aucun n’est une référence absolue. Comment alors s’y retrouver ? Une ONG membre du Comité de la Charte, reconnue d’utilité publique et qui fait certifier ses comptes a de forte chance d’être des plus sérieuses. En comparaison, une organisation qui n’adhère à aucun collectif et qui n’a jamais été contrôlée par un organisme externe est plus difficile à cerner. ■
 » > Dossier SITUATIONS D’URGENCE Photo : A&A Inde » Devoir de solidarité « En temps de crise, les organisations ne devraient pas être en concurrence mais collaborer… », affirme Roger Yates, responsable du bureau Urgences d’ActionAid et membre du Disasters Emergency Committee (DEC). Cette plate-forme d’associations britanniques a été créée pour lancer des appels de fonds communs dans les situations d’urgence. « Les associations coopèrent aussi bien au Les associations ont un devoir de « redevabilité » et de transparence envers leurs donateurs. Royaume-Uni que sur le « terrain ». Au cours des deux premières semaines, appelées « période d’action conjointe », toutes les initiatives médias et marketing des membres sont sous l’auspice du DEC. Sur le terrain, les organisations collaborent plus particulièrement sur les actions d’influence auprès des gouvernements. L’argent est réparti en fonction des capacités des organisations. Chacune d’entre elles doit fournir une prévision d’utilisation des fonds et des rapports de progression réguliers. Une évaluation externe du travail est réalisée et disponible au public », nous explique Roger Yates. La solidarité entre associations : répondre plus efficacement à l’urgence ! Cette expérience de collaboration « inter-associations » n’est pas unique en Europe. Suite autsunami en Asie du Sud en 2004, le gouvernement français a lancé le collectif Asie enfants isolés. Sa mission consiste à récolter les fonds et à les répartir auprès des associations qui agissent sur le terrain en faveur de l’enfance. « … Pour organiser et coordonner notre solidarité pour les enfants d’Asie, j’ai décidé de m’appuyer sur leurs compétences et leur expertise (ndlr : les principales associations françaises chargées de la protection de l’enfance) en les regroupant sous forme d’un collectif… » 2, a annoncé Philippe Douste-Blazy, ministre des Solidarités, de la Santé et de la Famille. Aujourd’hui, 18 associations, dont Aide et Action (trésorier), font Crises : les devoirs du monde associatif partie de ce collectif. Des projets au Sri Lanka, en Indonésie, en Thaïlande et en Inde ont reçu leur financement (environ 1 million d’euros) au bout de neuf mois de fonctionnement. Mais la rapidité à lever des fonds n’est pas le seul avantage du collectif : le partage du savoir-faire, des connaissances et de l’expérience du terrain de chaque Dialogue, proximité, initiative et choix laissés aux populations permettent de faire de leur engagement la garantie de la qualité de l’action. association confère aux projets mis en œuvre un label reconnu. La coopération entre ONG est donc possible. Dans les situations d’urgence où il faut agir vite, elle est même à recommander. ■ 2 Discours du 6 janvier 2005 pour le lancement du collectif Asie enfants isolés. 13 Photo : Le Laizant



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