Aide et Action n°95 jui/aoû/sep 2005
Aide et Action n°95 jui/aoû/sep 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°95 de jui/aoû/sep 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : éducation, qui paie la facture ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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2 Lettre ouverte TOUS SOLIDAIRES POUR LES JOURNALISTES OTAGES DANS LE MONDE Florence Aubenas et Hussein Hanoun Al-Saadi sont aujourd’hui libres après avoir été détenus en Irak pendant 157 jours. Cette issue heureuse ne doit pas nous faire oublier tous les journalistes et toutes les personnes qui sont encore otages partout dans le monde. Aide et Action tient à exprimer sa solidarité envers toute la profession qui travaille, au quotidien et parfois dans des conditions extrêmement dangereuses, pour nous informer. Le droit à l’éducation comme le droit à l’information sont les garants des libertés individuelles et collectives, de la démocratie face au totalitarisme. L’éducation et l’information permettent de s’ouvrir au monde et de se libérer des chaînes de l’obscurantisme et de la violence dont ont été victimes Florence Aubenas et Hussein Hanoun Al-Saadi. Nous nous associons à la défense du droit à l’information et de toutes les libertés fondamentales. Il n’y a pas de liberté sans la liberté d’informer et d’être informé. Sommaire Engagement citoyen 4-5 Tsunami : la mobilisation continue… Lancement de la chaîne de solidarité pour l’éducation Actus 6-7 La mobilisation publique sur la question du droit à l’éducation des femmes et des filles Post-urgence tsunami : l’heure de la reconstruction Championnat de voile sur le lac Léman Parole de… 8-10 L’école gratuite a-t-elle un prix ? Spécial bilan financier I-XII Post-urgence 11 Haïti : la reconstruction est en marche Perspectives 12-15 Le financement de l’Éducation pour tous Passerelles 16-17 Tanzanie : l’éducation au cœur de l’ambition du pays Écho des médias 18 Les médias parlent d’éducation Courrier des lecteurs 19 Photo de couverture : V. Martinez. Ce magazine contient un supplément de 12 pages. ERRATUM Le crédit de la photo publiée en page 10 du magazine de mars 2005 est Estelle Fenech et non pas Aide et Action Sénégal comme nous l’avions indiqué par erreur. Toutes nos excuses à Estelle Fenech ainsi qu’à nos lecteurs.
Éditorial Frédéric Naquet, président d’Aide et Action De grandes idées sont souvent mises au service des causes diverses et variées que les ONG d’ici ou d’ailleurs défendent. Pour nous, la cause de l’éducation dans le monde est le cœur de notre activité. Autour de ce thème porteur et engageant, nous échangeons sans cesse pour trouver ce qui pourrait être le ou les débuts de solution que nous appliquerions sur nos programmes. Les États Généraux de l’association en sont un témoignage majeur et les principes d’action que nous avons adoptés sont les clés, pour l’avenir, d’une efficacité accrue pour nos actions et pour la défense de notre cause. Cela étant, si les idées font avancer le monde, nous devons nous assurer que les moyens pour le faire seront disponibles. Notre association dispose d’un avantage majeur sur presque toutes les autres car elle se finance directement et majoritairement grâce à vous tous, que vous soyez parrain ou donateur. Nous avons l’assurance d’une année sur l’autre que nos programmes auront les moyens de leurs ambitions, sans attendre le bon vouloir d’un gouvernement, d’une ligne budgétaire, d’un bailleur institutionnel ou d’un quelconque partenaire. Pour autant, nos recettes, quoique importantes et récurrentes, sont limitées au regard de l’immensité du chantier de l’éducation dans le monde. Nous devons donc prendre en compte les efforts que font les États pour contribuer au développement des pays dans lesquels nous sommes amenés à intervenir. La France a clairement affirmé de grandes ambitions à l’occasion de nombreuses manifestations internationales, et ce notamment par l’intermédiaire du président de la République. Nous nous souvenons tous du voyage du chef de l’État en Afrique du Sud, où, accompagné du président Mandela, il a clamé haut et fort que le devoir des pays dits « riches » était de contribuer au développement des pays émergeants ou en voie de développement. Les paroles étaient, certes, pleines de conviction mais leurs suites loin de nos attentes. Ainsi, l’engagement des pays donateurs est de porter l’Aide publique au développement (APD) à 0,7% de leur PIB (Produit intérieur brut) et d’effacer la dette extérieure des pays qui s’engagent sur le chemin de leur propre développement. Aujourd’hui, nous devons malheureusement constater que seul 0,42% du PIB français en 2004, pour parler de notre pays, a été affecté à l’APD. Nous sommes loin du compte et pourtant les problèmes demeurent avec une acuité terrifiante. Sommes-nous aveugles et sourds ? De même, l’effacement de la dette extérieure des pays n’a pas été totalement mise en œuvre. Il y a quelques semaines de cela, avec force effet d’annonce, un certain nombre de pays ont vu effectivement les états créanciers abandonner leur contribution mais pas pour tous, et cela, sans réelles explications rationnelles et claires. Certains ont eu plus de chance que d’autres, alors que les conditions de vie des populations restent toujours aussi difficiles. Espérons pour notre futur proche que ces bonnes dispositions continueront et s’accroîtront. Justement, pour que nos pays, membres du G8, et d’autres encore tout aussi puissants puissent être convaincus de la nécessité d’agir soit par des contributions financières directes, soit par l’abandon de leurs créances et des intérêts que celles-ci génèrent, il faut impérativement que les pays bénéficiaires adoptent des lignes de conduite claires et transparentes. À l’occasion de l’atelier Influence à Boffa en Guinée, Aide et Action a choisi, par une contribution, de déterminer ce que nous étions, nous aussi, en droit d’attendre des pays dans lesquels nous sommes présents. Il serait, en effet, contestable que les efforts faits soient à sens unique. RÔLE DES ÉTATS « Les États du Sud doivent s’engager dans la mobilisation des ressources internes supplémentaires sans toujours compter sur l’aide extérieure. Les fonds doivent être mobilisés clairement et de manière transparente sur les secteurs sociaux et notamment l’éducation. Les États doivent travailler sur une bonne gouvernance, vers plus de transparence, combattre la corruption et la fuite des capitaux ainsi qu’améliorer les systèmes de gestion et de contrôle des ressources publiques. » Ainsi, les États qui acceptent la règle du jeu seront les acteurs majeurs et essentiels de leur propre développement. Si ce n’est pas le cas, les populations ne doivent pas supporter injustement l’incurie de leurs gouvernants et doivent, elles aussi, savoir se prendre en charge. Les communautés doivent donc participer au financement de l’éducation et nous sommes témoins, dans les pays où nous sommes présents, d’exemples fantastiques de mobilisation citoyenne en marge d’un système qui oppresse ou ignore. La liste serait longue mais le dernier en date mérite d’être souligné. Début avril dernier, avec le soutien d’Aide et Action, à Cotonou, au Bénin, a été lancée « la chaîne de solidarité ». Le concept, simple et efficace, témoigne surtout d’une prise de conscience de la population béninoise de la nécessité d’offrir aux enfants de son pays un droit libre et égal d’accéder à l’école et à l’éducation. Cette « chaîne » a pour ambition de construire un réseau qui finance une éducation de qualité pour tous, en trouvant des parrains dans la société civile béninoise. C’est, en quelque sorte, un petit Aide et Action bénino-béninois. C’est la preuve que les résolutions des États Généraux étaient justes puisque, rappelez-vous, l’une de celles-ci était de promouvoir pour le futur l’éclosion de parrains issus du Sud. Dès lors, notre rôle est double : d’une part, nous continuons à financer des projets éducatifs, d’autre part, nous contribuons à « influencer » les bailleurs et les États pour le financement d’une éducation adaptée, efficace et de qualité. Le chantier est immense, nos moyens restreints mais notre enthousiasme est sans limite. Continuons ensemble sur ce chemin ambitieux. Aide et Action, magazine trimestriel (juillet à septembre 2005) publié par l’association Aide et Action - 53, boulevard de Charonne - 75545 Paris Cedex 11 - Tél. : 01 55 25 70 00 - Internet : www.aide-et-action.org - E-mail : info@aide-et-action.org - Représentant de l’association Aide et Action : Frédéric Naquet, président - Directrice de la publication : Claire Calosci, directrice générale - Rédactrice en chef : Nancy Barrett Saint-Laurent - Ont participé à la rédaction : J.-C. Balmès,C. Barras, S. Bernard-Srinivasan, I. Boustouler, M. Caroff, A. Cassiot, I. Coquelin, O. Dan Tata, I. Dufeix, N. Gury,C. Heuzé, O. Juving,C. Leray,C. Luyenga, M.-C. Mermoud-Lambelet, F. Naquet, S. Ndiaye, R. Olavarria, J. Sintondji, V. Veyrassat - Commission paritaire : 0708G 83 404 - Prix au numéro par abonnement : 1 € - Abonnement de soutien : à partir de 16 € - Tirage : 80 000 ex. - ISSN : 1761-1024 - Dépôt légal : 3 e trimestre 2005 - Conception-réalisation : publishing. Tél. : 01 41 11 65 45 - Imprimeur : Imaye, boulevard Henri Becquerel, 53000 Laval. Aide et Action, première association française de parrainage pour le développement de l’éducation, est une association apolitique et non confessionnelle. Aide et Action est une association reconnue d’utilité publique. Elle est, ainsi, habilitée à recevoir des legs et des donations exempts de tous droits de mutation. Pour toute information complémentaire, n’hésitez pas à contacter Aide et Action France (voir adresse ci-dessus) - Tél. : 0155257000 et Aide et Action Suisse - 154, route de Malagnou, CH - 1224 Chêne-Bougeries, case postale 338 - Tél. : + 41 79 409 20 46. Les coûts de réalisation, d’impression et de diffusion du magazine, sans cesse optimisés, sont intégralement pris en charge dans l’abonnement des parrains et donateurs d’Aide et Action. En application de la loi du 06/01/1978, vous disposez d’un droit d’accès, de rectification ou de suppression aux informations vous concernant en vous adressant à notre association. Frédéric NAQUET 3



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