Aide et Action n°93 déc 04/jan-fév 2005
Aide et Action n°93 déc 04/jan-fév 2005
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de déc 04/jan-fév 2005

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,5 Mo

  • Dans ce numéro : l'alphabétisation des adultes, une clé du développement.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Passerelles Depuis 1995, les dons déclarés progressent régulièrement : de 740 millions d’euros en 1995 à 1,2 milliard en 2002. Cette évolution s’est même accélérée avec une augmentation de 11,2% en 2001 et de 12,1% en 2002. Pour avoir une idée exhaustive de ce que donnent les Français, il faut ajouter aux dons déclarés à l’administration les dons non déclarés et les dons faits de la main à la main. Le tout porte le montant total des dons en 2002 aux alentours de 1,9 milliard d’euros (voir graphique ci-dessous). Cela pourrait être un excellent signe de la vitalité du don en France. Mais la comparaison de cette progression avec celle de l’inflation et de l’aide fiscale tempère ces bons résultats. Depuis les années 1990, les possibilités de déductions fiscales ont sans cesse progressé. Cette incitation publique a doublé en douze ans. Elle correspond à des montants que le donateur avance et qu’il récupère l’année suivante. Parallèlement, la part restant 8 Solidarité : la générosité des Français Quelle générosité pratiquent les Français ? Deux études récentes menées par la Fondation de France-TNS Sofres et Cerphi-UPG* permettent de s’en faire une idée. Le parrainage, bien plus qu’un don ! Réseau des associations étudiantes : de nombreux projets de solidarité sont en cours. Mis en place dès l’origine de l’association, le parrainage reste la principale expression du soutien financier à Aide et Action. Il constituait alors un lien fort d’individu à individu : un parrain en France soutenait l’éducation de base d’un enfant en Inde ou au Kenya. Aujourd’hui, ce lien a profondément évolué et peut prendre de nouvelles formes : parrainage d’école, de classe, de projet. Il s’étend davantage encore à la cause de l’Éducation pour tous en conservant un lien de solidarité qui dépasse le don d’argent classique. Chaque parrain reçoit lors de son engagement un dossier qui détaille le projet et son environnement. Plusieurs fois par an, une correspondance est échangée avec les enfants ou les responsables locaux concernés. Les parrains, comme les donateurs, sont des acteurs essentiels de l’association. Mais leur engagement se poursuit souvent sur plusieurs années. Et à travers leur correspondance, ils peuvent suivre d’encore plus près les projets qu’ils soutiennent. Suite aux décisions prises à l’Assemblée générale extraordinaire du 13 novembre dernier, d’autres perspectives sont envisageables. Elles verront émerger de nouvelles formes de parrainage. Chez Aide et Action, le parrainage est un don à plusieurs dimensions. Il correspond à une éthique du développement qui engage tous les partenaires. Plus qu’un soutien financier, le parrainage est un lien qui unit solidairement tous les acteurs, des parrains aux communautés. Ils agissent pour faire de l’Éducation pour tous un levier du développement et partagent des valeurs communes de liberté, de respect, d’équité et d’intégrité. à la charge du donateur n’a progressé que d’un tiers. Les Français ne réalisent donc pas encore suffisamment l’opportunité offerte par l’État, qui prolonge leur effort ni que leur propre effort, une fois la déduction récupérée, n’équivaut pas tout à fait à l’inflation, sur une période significative de douze années. D’après la Sofres, le nombre de donateurs est stable depuis 1999. Les Français n’oublient Répartition des dons en France ■ Dons déclarés ■ Chèques non déclarés ■ Dons de la main à la main 16% 21% 63% Photo : Aide et Action Source : Cerphi-UPG
Photo : Aide et Action• ACTIONS LOCALES » > Vie associative » > Près de chez vous » >• PAROLE DE… » > Inde : d’une culture à l’autre » > Togo : en route pour l’école formelle » >• PASSERELLES » > Solidarité : la générosité des Français » >• ACTIONS INTERNATIONALES » > Cambodge : partenaires pour l’éducation à Poïpet » >• ÉTATS GÉNÉRAUX• RÉALITÉS » > L’alphabétisation des adultes, un atout pour l’éducation des enfants » >• CULTURE » > Bollywood : l’Inde fait son cinéma » >• ACTUS » > Haïti, l’élan de la reconstruction » > Madagascar : la mission continue » > Cadeaux solidaires… un geste pour l’éducation ! » >• ÉCHO DES MÉDIAS » > Des initiatives saluées dans la presse du monde » > Signature d'un chèque par « Le Petit Futé » : un partenariat engagé. donc pas de donner mais les sommes qu’ils consacrent au don sont de plus en plus faibles. La fréquence et les montants des dons baissent depuis 2000. Il n’y a pas d’âge pour donner On se rend compte aujourd’hui que la générosité, d’une manière générale, a évolué : les donateurs d’aujourd’hui ne sont plus ceux d’hier. Selon la Sofres, la majorité d’entre eux se situe dans une logique de fraternité d’ordre laïque. Les registres religieux de la générosité et de la charité autrefois très puissants sont maintenant plus diffus. Lorsqu’un individu dispose des moyens financiers nécessaires, sa propension à donner dépend de sa nature et de ses convictions profondes. Ainsi, les valeurs personnelles, le type d’éducation, les parcours individuels sont vraisemblablement des éléments déterminants. D’autre part, l’étude du Cerphi révise l’idée reçue selon laquelle la majorité des dons provient de la génération senior. En effet, si les plus de 70 ans représentent presque 30% du nombre total de ceux qui déclarent un don, les moins de 60 ans constituent la majorité des donateurs (voir graphique ci-dessous). Non seulement les plus jeunes générations représentent une part non négligeable des donateurs, mais elles donnent sensiblement autant que les seniors, à revenus comparables. Il n’y a donc pas d’âge pour donner ! Il n’y a pas d’âge, mais il y a des raisons… Si l’aide aux personnes en difficulté, la santé et la recherche, notamment médicale, sont les priorités, « 18% des donateurs en 2004 ont fait au moins un don pour l’aide au tiersmonde et au développement » (enquête Cerphi-UPG). On remarque également que les femmes sont un peu plus nombreuses que les hommes à donner pour l’éducation : Répartition des donateurs par tranche d'âge ■ Moins de 40 ans ■ 40 à 50 ans ■ 50 à 60 ans ■ 60 à 70 ans ■ Plus de 70 ans 17% 16% 19% 29% 19% Source : Cerphi-UPG 18% contre 11%. En fait, les donateurs sont de plus en plus sollicités, quelle que soit la cause. Et l’on sait que la fidélité à une cause ou à une association est l’argument principal des donateurs. La confiance et le contact direct sont donc essentiels pour comprendre les mécanismes du don. De plus, la collecte sur la voie publique est de plus en plus incitative. Ces deux évolutions procèdent d’un seul mouvement : la recherche d’une relation de confiance inscrite dans la proximité. Suite à divers scandales (dans les années 1980), de nombreux donateurs soulignent les risques qu’ils prennent en donnant à une association qui pourrait mal utiliser leur générosité. Mais aujourd’hui, de tels risques sont désormais minimes, vu la quantité de contrôles existants : contrôles internes (commissaires aux comptes, assemblées générales…), externes (services fiscaux, services des administrations de tutelle…) et contrôles réciproques (Comité de la charte de déontologie). Donner en confiance, tel est le credo des donateurs ! ■ * Cerphi : Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie. UPG : Union pour la générosité. Le partenariat d’entreprise, un engagement solidaire. Bien qu’ayant depuis toujours reçu le soutien de quelques entreprises historiques, Aide et Action ne s’est véritablement lancée dans le mécénat que depuis deux ans. Aujourd’hui, le lien avec les entreprises va bien audelà du simple intérêt financier. Le mécénat cède la place à de véritables partenariats qui donnent aux entreprises associées un vrai rôle de relais pour porter la cause de l’Éducation pour tous. La cible, c’est bien sûr les salariés et le grand public, mais aussi les actionnaires, les fournisseurs ou d’autres représentants de la société civile. Nous travaillons donc avec différentes composantes de l’entreprise (l’organisme, les salariés, les comités d’entreprise ou les fondations), sur des partenariats relatifs à des problématiques de développement durable. La démarche se veut avant tout citoyenne. Les partenariats nous permettent de mobiliser des ressources humaines et financières, de sensibiliser le grand public et d’accompagner les entreprises dans leur démarche citoyenne. 9



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