Aide et Action n°92 sep/oct/nov 2004
Aide et Action n°92 sep/oct/nov 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°92 de sep/oct/nov 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 3,6 Mo

  • Dans ce numéro : minorités, l'éducation en question

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ÉCHO DES MÉDIAS 22 Dans la presse du monde Chaque trimestre, nous faisons un point sur la presse. Dans divers pays, des journalistes sur le terrain rendent compte des difficultés et des réussites de notre action. Des regards croisés qui permettent de mieux nous situer dans notre combat. Version Femina, dans un long reportage intitulé « L’Inde sur le chemin de l’école » fait le point sur la réalité quotidienne des enfants dans ce pays. En visite chez son filleul, Alexandra Kazan, marraine d’Aide et Action, en est le fil conducteur. Plusieurs cas de figures sont recensés. De l’interview d’une petite fille racontant son emploi du temps dans une journée classique (aller chercher l’eau, travailler dans une fabrique d’allumettes, aller à l’école en cours du soir), à la description d’un centre de l’association SCAD qui scolarise des enfants atteints de poliomyélite. Au Sénégal, nous entrons dans un autre registre : plusieurs articles nous informent d’une situation plutôt insolite pour nous. Dans Le Soleil ou Le Quotidien, depuis le début de l’année ce sont différents journalistes qui tirent la sonnette d’alarme. Par manque d’habitude, manque de place et d’organisation, de nombreuses personnes ne sont pas recensées à l’État civil. Comment scolariser dans ce cas des enfants qui « n’existent pas » ? Dans la région de Kolda, le taux d’enregistrement des naissances est de 47%... De son côté, en Suisse, Le Courrier fait référence à l’abandon scolaire en Afrique, qui serait lié pour une part à un type d’enseignement hérité de la colonisation : « L’éducation […] se base le plus souvent sur la répétition passive de ce que dit le professeur. L’abandon scolaire est ainsi souvent lié à ce sentiment que l’école ne sert à rien […] ». Des solutions concrètes Mais que faire ? Tous ces journaux rendent compte de l’action de l’association ou de ses partenaires. Pour Version Femina, par exemple, c’est le travail de Scad, qui a réussi entre autres à convaincre des femmes de s’organiser en groupements ou de ICCW, qui œuvre à la libération des enfants au travail. Témoin, une mère de famille citée par le magazine : « Je veux que mes filles aient une vie meilleure. Tout s’enchaîne, l’éducation, c’est la connaissance, et la connaissance, c’est l’émancipation. » Au Sénégal (Le Soleil, Le Quotidien), l’accent est mis sur les partenariats qui font le succès de la mission d’Aide et Action. Comme celui noué avec le Comité départemental pour la scolarisation des filles (CDESCOFI) ou avec les Inspections départementales de l’Éducation nationale (IDEN). La Tribune, à Madagascar, fait le point sur la culture de l’évaluation : présente à tous les échelons chez Aide et Action, elle intéresse particulièrement les différents partenaires locaux. Le journal rend compte de la création d’un réseau de différents organismes en lien avec l’éducation. Le Niger, de ce point de vue, est un pays pilote. Le Républicain du 29 juillet rappelle la participation d’Aide et Action au premier
Forum international sur les écoles communautaires. Étaient présents des ONG et des spécialistes de l’école venus du Burkina Faso, du Mali, du Sénégal, de la Guinée- Bissau, du Québec et de France. Il a été souligné la nécessité, pour une meilleure scolarisation de tous, de travailler ensemble dans tous les domaines possibles. Les écoles communautaires axent leur travail sur la pédagogie active, un moyen de progresser dans la qualité de l’enseignement (La Tribune). Toute cette activité donne des résultats, comme le rappelle la presse dans chaque pays. 194 élèves scolarisés par Scad en Inde, des groupes d’entraide formés dans tout le pays. À Dakar, l’association est parvenue à participer à la mise en place d’une politique d’engagement pour les six prochaines années grâce à un solide plaidoyer pour les exclus du système éducatif. En Suisse, c’est une nouvelle branche d’Aide et Action qui a vu le jour. À Kolda, formation des enseignants, développement des supports pédagogiques, sensibilisation et plaidoyer sont à l’ordre du jour. Pour son effort dans le projet sénégalais d’inscription des naissances au registre de l’État civil, l’association a été saluée par la population ainsi que par les pouvoirs publics (Le Soleil). Un soutien primordial Ces résultats, comme le souligne Version Femina ne sont possibles que grâce au système de parrainage, qui porte littéralement Aide et Action. Une jeune indienne, relayée par le journal, nous le rappelle : « Benetta, 22 ans, vient témoigner de l’efficacité du parrainage. Elle a aussi suivi les cours du soir de remise à niveau, avant de rejoindre l’école gouvernementale, et la voilà, après ses études secondaires, devenue professeur. Son seul regret : elle ne reçoit plus de lettres de ses parrains français ! » Notre soutien, s’il nous paraît quelquefois dérisoire est pourtant indispensable. Un soutien financier, bien sûr, mais qui n’est pas toujours suffisant : les mots ont également un rôle à jouer… ■ Journaux cités : Version Femina (France) du 31 juillet 2004, La Tribune (Madagascar) du 29 janvier et du 18 mai 2004, Le Quotidien (Sénégal) du 12 janvier 2004, Le Soleil (Sénégal) du 16 mars et du 31 juillet 2004, Le Courrier (Suisse) du 1 er mai 2004 et Le Républicain (Niger) du 29 juillet 2004. 23



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