Aide et Action n°91 jun/jui/aoû 2004
Aide et Action n°91 jun/jui/aoû 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°91 de jun/jui/aoû 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 20

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : développent, une affaire de femmes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Photo : Aide et Action Photo : FRIENDS L’éducation des femmes : une condition indispensable au développement. entièrement dépendante du comportement privé, et surtout de celui des hommes, en fonction du niveau qu’atteint la culture patriarcale dans leur pays. Awa Bodjona, assistante sociale au Togo, témoigne : « Lorsque vous regardez un manuel scolaire, vous vous rendez compte que l’image qu’il donne des femmes est une image grossièrement stéréotypée et contribue à les inhiber. » Pour des résultats pérennes C’est pourquoi les progrès à venir doivent obligatoirement passer par une implication des femmes dans les prises de décision concernant la communauté, pour une politique de développement La pression économique incite les femmes à travailler. 14 renouvelée. Toute politique de développement passe par le renforcement du pouvoir individuel. Renforcer le pouvoir des individus veut dire permettre aux femmes comme aux hommes de prendre leur vie en charge afin qu’ils établissent leurs objectifs, acquièrent les différentes compétences dont ils ont besoin. Mais on ne peut pas renforcer le pouvoir des femmes de l’extérieur : elles seules peuvent se donner les moyens de faire leur choix ou de parler en leur propre nom. Aujourd’hui, on tente d’intégrer les femmes au développement, en tenant compte des contraintes spécifiques liées à leur statut social et aux travaux domestiques. L’amélioration de leur bien-être dépendra d’un meilleur accès aux sources productives, notamment à la Terre, au crédit, à l’eau courante et à l’énergie. Pour arriver à des résultats déterminants et pérennes, il est clair que la solution passe par l’éducation. Il est à présent largement admis que l’alphabétisation et la scolarisation sont les facteurs les plus influents pour améliorer la santé et diminuer le taux de mortalité infantile. C’est aussi par l’éducation que passe une meilleure intégration des femmes dans la société civile. Oublier les femmes c’est oublier le développement Dans cet objectif, les ONG et les institutions ont un rôle à jouer : appuyer la mise en œuvre de projets portés par des femmes, afin de développer au maximum leur autonomie. Le travail des associations sur le terrain consiste à renforcer cet appui, par divers moyens. Elles doivent en premier lieu élargir et tenir à jour les connaissances sur la nature et l’ampleur des inégalités entre les sexes. Ce travail de rechercheaction doit être mené de manière ciblée : dans la région, le pays ou le secteur visé. Puis mettre en place des stratégies pour réduire ces inégalités. Tous les partenaires sont des acteurs privilégiés à l’heure de partager les expériences positives concernant la promotion de l’égalité entre les sexes. Les plus importants sont, bien sûr, les organisations féminines qui privilégient les approches participatives. Plus les femmes participent à la vie publique, plus leur sort s’améliore, avec celui de la société dans laquelle elles vivent. L’enseignement à tirer est limpide : oublier les femmes, c’est oublier le développement. ■ Le sida, les femmes et le développement Lors de la Journée internationale de la femme, le 8 mars 2004, M. Koïchiro Matsuura, directeur général de l’Unesco, a fait le point : « [J’invite] tous nos partenaires à renouveler l’engagement pris à Beijing en 1995 en faveur de l’autonomisation des femmes, condition indispensable au développement et à la construction d’un avenir délivré du VIH sida. En 1997, les femmes représentaient 41% de l’ensemble des adultes infectés. À peine quatre ans plus tard, en 2003 ce chiffre […] atteignait 50%. Victimes d’une discrimination et d’une stigmatisation sociales, les femmes infectées sont souvent rejetées par leur famille et leur communauté. (…) Lorsqu’un traitement est disponible, la priorité est généralement donnée aux hommes sur les femmes. (…) Si les femmes sont infectées, c’est surtout en raison de leur grande vulnérabilité sociale. Ce qui favorise la diffusion rapide du VIH sida, c’est que les femmes n’ont ni droit ni pouvoir sur les revenus du foyer, sur les biens, sur les choix de vie, voire sur leur propre corps. (…) Le VIH sida est une catastrophe non seulement pour les personnes touchées et leur famille, mais aussi pour des communautés entières. (…) Plus l’infection progresse parmi les femmes, qui sont le pilier des familles et des communautés, plus le risque d’effondrement social s’accroît. (…) Dans nombre des pays les plus touchés, ce sont les femmes instruites qui ont été à l’avant-garde de la mobilisation des communautés. »
États Généraux Voilà maintenant onze mois qu’ont débuté les États Généraux de notre association. Beaucoup d’encre a coulé, la réflexion n’a cessé de s’enrichir et aujourd’hui, nous avons une matière riche, fruit de la diversité des acteurs de l’association et d’une exceptionnelle collaboration de toutes les régions du monde concernées par notre action. Une petite mi-temps depuis le weekend des États Généraux aura permis de recharger les batteries à mi-parcours et Un atelier de travail lors du week-end des États généraux en février dernier. DÉFINITIONS Le processus des États Généraux est entré dans sa dernière phase De Claire Calosci, Pilote des États Généraux 2004 Directrice générale d’Aide et Action de rassembler tous les éléments de la réflexion. Aujourd’hui, le moment est arrivé de trier et d’étudier l’ensemble de ces productions une dernière fois avant de parvenir au point final du processus : le vote des résolutions par l’Assemblée générale qui se tiendra au mois d’octobre de cette année. Ce grand processus démocratique doit continuer afin qu’au-delà des résolutions et du Livre des États Généraux 2004, destiné » Le Comité de pilotage est composé du Conseil d’administration et de la Direction générale. Le Conseil d’administration valide tous les documents issus des différentes étapes de la réflexion. » Le Comité des sages garantit que tous les documents sont bien conformes à l’esprit de tout ce qui s’est dit et fait avant et pendant le week-end. » Le Comité de rédaction s’engage à se faire l’écho des débats qui ont eu lieu et des propositions d’orientation qui ont été votées. Sous le contrôle vigilant du Comité des sages et du Comité de pilotage, il élabore les propositions qui seront soumises au vote de l’Assemblée générale en octobre 2004 et rédige le Livre des États généraux 2004. Photo : Aide et Action France à tous les acteurs de l’association, parrains, bénévoles, salariés ou partenaires présents et à venir, se dessine le projet associatif d’Aide et Action. Ce livre doit clairement exprimer, pour les cinq années à venir, les orientations les plus adaptées à notre contexte et à notre mission : l’éducation, un droit pour tous. Nous devons tous rester mobilisés sur la cause qui nous anime : notre volonté affirmée d’être les acteurs du monde de demain. ■ DATES CLÉS 19 mars 2004 : validation de la méthodologie de la phase IV par le C A. De mars à juin : le Comité de rédaction compile tous les documents existants et les trie par ordre de priorité. Dans le même temps, il élabore le plan du Livre des États Généraux 2004. De juillet à août : après validation de la conformité de ce travail par le Comité des sages puis par le Comité de pilotage, le Comité de rédaction rédige la première version du Livre ainsi que les résolutions. Septembre 2004 : validation du projet de Livre des États Généraux et des résolutions par le Comité de pilotage une fois que le Comité des sages a vérifié leur conformité. Préparation des modifications éventuelles de statuts par le Comité de pilotage. Novembre 2004 : les résolutions sont soumises au vote de l’Assemblée générale qui se prononce également sur les modifications de statuts si nécessaire. Décembre 2004 : mise en adéquation du Livre des États Généraux 2004 avec les décisions prises par l’Assemblée générale. 15



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