Aide et Action n°89 déc 03/jan-fév 2004
Aide et Action n°89 déc 03/jan-fév 2004
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°89 de déc 03/jan-fév 2004

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 5 Mo

  • Dans ce numéro : scolarisation des filles, l'inégalité d'accès.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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-18 Une fille ne vaut pas un garçon. > l'l' !.:inégalité d'accès à l'éducation pour " les filles est une réalité. Cet isolement s'explique de manière différente selon les culwres. les mentalités. mals aussi selon les diflérents besoins quoti diens des familles. En Afrique, comme au Togo. certaines populations pensent qu'éduquer une lille ne sert â rien puis qu'elle quittera les siens et deviendra rentable,.:.illeurs, dans une autre famille. Scolarisation des filles : les freins socioculturels Parmi les freins à la scolarisation des filles, ceux toucfranl à la cu/Lure d'une région ou d'un groupe sont/es pius difficiles à surmonter. En Inde comme en Afrique, se poser la question des o6stacles d'aujourd'nui, c'est déjà (aire un premier pas dans la recnercfre des solutions de demain. Du coup. elle ne bénéficiera d'aucun encouragement familial à entamer ou poursuivre une scolarité et subira même une pression inverse. Dans le cas particulier de l'inde. les for mes de discrimination sont de trois Wpes : avant et pendant la naissance, au sein de la famille et enfin à l'école. La préférence pour les garçons conduit directement les couples à pratiquer l'avortement sélectif, ou à nbandonner leur fille juste après la nalssanœ. Pour celles qui ont la• chance• de vivre au sein de leur foyer, l'emploi de bonne à tout faire est souvent l'unique horizon. Elles font le ménage, sont responsables des courses ou des divers approvi sionnemenlS nécessaires à la survie de la famille. Elles ont la garde des plus jeunes enfants. À l'école. les différences sociales entre filles et garçons lorsqu'elles sont entretenues, accentuent encore la discrimination. Elles sont envoyées en
• ACT10NS LOCALES » > VIes.o ; oa'l IVC » > Pies de chez vous » >• PAROLE DE• » > Les nouvelles g n lon.< ; t ; engagent » >• PASSEREllES » > DO ! ; ONG 11 r 11 1 ""nnr n roi folle ? » > If\<'r.T CTION JUNIOR• INNOVATION > » L duc lon J10 1l. l L 1L,, 1\l 1'HHielll dune 1eligion » > REALITES> » Scolal1salion des filles : les fl'eins mlCiocuiYUl'el ! l » > L'HO DES MEDlAS » > E priorité pour les diverses raches liées à la vie de l'école : aller chercher du bois, de ('eau. nettoyer les classes, faire la vaisselle, etc.. Les garçons sont exemptés. car ce n'est pas leur rôle Le rôle du garçon est primordial <Élever une lille. c'est arroser le iard in du voisin•. ce proverbe indien illustre souvent la place de la femme dans des sociétés qui peinent à établir l'équité des genres. Le sororal Lt sororal ""'un système socin/qui o61/ge tm wmf à prerrdre pour épouse la sœur ou la cousine de sa femme. Sur le lerralll, ln défi11irion du mot n évolué et s'est élend•u'à d'autres réalités. 1\u Burkina F'tJSO, ltrs i/11 mnriugt dr ! a sœur Hflènt, Rosalie a o 011.s. Toult à la joiedr ltJ (ite, lite n'a pas COJJS• clenu tfttt uu union aura Ultt m/lueuu didsi sur sa vk So11 pfre elt accord artc les Jrndilim1s ttt viqueur. a pdl'tl d't ! ll"oer Restlle t4e : He1èiJ.t afin qu'ellerrmoUs la fonr.lfon d'aidem. ? naqire. O'OU IN ! au­ [rirt, Roger Cl ! denJirr "a tenter dt la sc&­ lariser tt riclamr Jmu u fmi son aIe.. tl se mariera tn't"trmcotlsin de Roger l en milieu rural est presque inexistante et le rôle des enfants mâles pour la retraite des parents. primordial, Dans de nombreux pays sc pose le prob lème des mariages précoces : lesieunes filles sont promises dè-s leur plus jeune âge.comme au Burkina Faso (cf. encadré !. t:idée que la fille n'est que•de passage> chez. ses parents et que son vrai dom id le est celui de son mari et de ses beaux parents est une pensée très enracinée en Afrique, que ce soit à la ville ou en milieu rural. Ces pratiques prévalent encore dans de nombfeux endroits. notamment dans les milieux ruraux. cl sonl un moyen de s'assurer de la soumission de la jeune mariée. Des jeunes filles se retrouvent enceintes et qufnent l'éoole, pour ne plus y revenir. Elles reproduiront ainsi les schémas socioculturels qui les ont privées d'école et le cerde vicieux ne sera pêls brisé. La mauvaise image de l'école À un autre niveau, la sous-scolarisation est directement liée à l'école elle-même. La perception négative de l'école par les parents d'élèves les conduit souvent à refuser l'Inscription, ou à retirer rapide.. ment leur enfant.l.es nuoes instruites ont la réputation de ne plus respecter les traditions. elles veulent choisir Je ur mari. À cela s'ajoute un paradoxe : les parents ont peur, non sans raison quelque fois. des violences sexuelles qu'elles pourraient subir. Que cela vienne du maître ou des élèves. 19



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