Aide et Action n°102 mar/avr/mai 2007
Aide et Action n°102 mar/avr/mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°102 de mar/avr/mai 2007

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,8 Mo

  • Dans ce numéro : Tsunami, 2 ans après.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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TANZANIE 12 AIDE ET ACTION - NUMÉRO 102 Tanzanie : « Je me suis toujours promis… » Petros Samuel est un ancien élève de l’école d’Isenengeja et membre du comité scolaire. « J’ai étudié dans cette école et à l’époque nous étions simplement assis sous un manguier. Quand il Dodoma pleuvait trop fort, nous devions arrêter la leçon. Mon professeur m’a donné l’amour des études et m’a permis de m’en sortir aujourd’hui. Je me suis toujours promis que je ferai tout mon possible pour améliorer notre école. Notre comité scolaire est bien organisé. Nous sommes transparents dans nos activités et les parents nous font confiance. Nous n’avons plus de problèmes pour réaliser nos projets, car les parents contribuent volontairement, soit financièrement, soit par leur travail. Nous avons eu de gros problèmes en 2005 pour finir cette classe. Le district ne nous a pas associés à la gestion du projet et nous a transférés seulement une partie des fonds. Les parents n’y croyaient plus, ils n’étaient pas motivés. Mais cette année, nous avons construit quatre maisons d’enseignants, et c’est nous qui sommes responsables du suivi du projet, même si le district nous appuie techniquement. Ces projets sont les nôtres et je suis maintenant fier de mon école. » Histoire d’un engagement collectif DOSSIER À l’origine, les projets de constructions scolaires étaient financés par Aide et Action et mis en œuvre par le district. Cependant, les districts eux-mêmes n’associaient pas suffisamment les communautés. Les comités scolaires n’ont pas été correctement informés des projets en cours, ni associés aux décisions. Ils étaient donc réticents à apporter leur contribution et à mobiliser les parents pour la main-d’œuvre. Les représentants des communautés à la base, parents et enseignants, ont fait bloc contre les autorités des districts, dont ils ont mis en cause la responsabilité. Il a finalement été décidé d’inclure dans l’accord de partenariat l’obligation explicite pour les districts de transférer tous les fonds destinés aux constructions scolaires sur les comptes en banque des écoles. Les parents qui participent au comité scolaire sont volontaires et contribuent soit financièrement soit par leur travail. Communautés mobilisées, passeport pour la qualité ? La communauté doit être informée et associée aux décisions. Par ailleurs, les médias ont joué un grand rôle en s’emparant de l’affaire. En 2006, quasiment tous les projets mis en œuvre ont été achevés avant la fin de l’année. Les comités scolaires ont été associés dès le début, au moment de l’identification des besoins et de la sélection des projets. Ensuite, ils ont été entièrement responsables de la mise en œuvre et ont eux-mêmes pu évaluer leurs résultats. Photo : AEA Tanzanie Photo : AEA Tanzanie
Golfe de Gascogne La Manche Paris FRANCE La Maison de quartier Camille Claudel, à Villiers-Le-Bel (95), s’est donné une mission (entre autres) : amener les parents à être conscients que l’école a un rôle, mais aussi à être conscients du leur. Annie Doussaint, responsable de la Maison : « Nous devons aider les parents à comprendre le système scolaire. Souvent, ils se pensent peu qualifiés pour rencontrer l’école. Ils participent activement aux kermesses, à la réunion annuelle d’information collective ou aux élections des parents d’élèves. Nous avons créé « l’espace des parents » comme un groupe de parole où nous leur expliquons comment fonctionne le système scolaire. Notre objectif est d’améliorer la relation parents-école-familles. Depuis l’instauration de ce groupe, les mamans s’impliquent, elles prennent des initiatives. Comme par exemple ces femmes qui ont décidé de prendre en charge le goûter des enfants avant les activités de soutien scolaire CAMBODGE France : « Les mamans s’impliquent » Cambodge : un père motive les parents d’élèves « Je m’appelle Nguyen Son et je Phnom Penh suis père de deux filles. Nous habitons à Van Thang. Ma femme s’occupe d’un petit commerce et moi je suis tailleur et président de l’Association des parents d’élèves de la maternelle de Van Thang. Je travaille en collaboration avec la direction et les agents communautaires pour faciliter les activités de l’école et inciter les habitants à participer. Par exemple, je vais dans chaque famille inviter les parents à cotiser pour l’achat de couvertures, de dentifrice pour les enfants. Ce travail me demande beaucoup de patience et de diplomatie. Avec ceux qui s’intéressent aux études de leurs enfants, mon travail est simple et agréable. Par contre, aux parents qui sont moins motivés ou qui sont pauvres, je dois expliquer que cette cotisation aide à améliorer la situation sanitaire de l’école, à enseigner de bonnes habitudes d’hygiène aux enfants. Il faut bien comprendre la situation de chaque famille pour donner des explications adaptées. C’est une des clés de la réussite. » Photo : AEA Asie du Sud-Est La réussite des enfants passe par les parents. (autre mission de la Maison de quartier). Elles font les courses et accompagnent les enfants. Aujourd’hui, il y a une autre atmosphère avec les mères, elles deviennent légitimes. Elles se sentent capables de faire, ça renvoie quelque chose de positif sur elles-mêmes. L’une des mères a complètement changé de posture vis-à-vis de nous avec ce programme. Avant, elle avait peur de mal s’exprimer, elle avait honte. Maintenant, elle parle avec nous et participe aux négociations avec les autres femmes. Nous, on soutient leurs actions, et elles, elles inventent au fur et à mesure. Il yaune notion d’utilité, ça change tout pour elles ». Photo : AEA Améliorer la relation parents-école-famille. Haïti : les volontaires de la citoyenneté En Haïti, la succession de gouvernements HAÏTI sans réels changements dans les Port-au-Prince conditions de vie a fait naître un sentiment de déception au sein des populations. D’où un désintérêt évident des jeunes pour le développement de leurs communautés et un attrait très prononcé pour la migration et l’exode. Suite aux actions de sensibilisation et d’animation menées dans la commune, sont nés les Groupes de volontaires d’action civique (GVAC). Ils se composent de jeunes bénévoles qui s’engagent à promouvoir les valeurs civiques dans leurs localités. L’initiative vise à former, dynamiser et structurer un réseau de volontaires pour la promotion de l’éducation civique. Elle prépare des animateurs/formateurs de terrain qui encouragent les communautés et les élèves des écoles environnantes à participer aux actions pratiques relatives à la citoyenneté. Fedler Benoît témoigne : « Après avoir suivi, pendant un mois environ, des séances de formation sur l’éducation citoyenne (…) au niveau de mon établissement scolaire, je m’étais senti conscientisé par la démarche et j’ai pris l’engagement d’aller partager les notions apprises sur les droits et devoirs du citoyen avec d’autres jeunes de la communauté. » Ce groupe de jeunes s’est engagé à promouvoir les valeurs civiques. Photo : AEA Haïti AIDE ET ACTION - NUMÉRO 102 13



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