Aide et Action n°100 oct/nov/déc 2006
Aide et Action n°100 oct/nov/déc 2006
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°100 de oct/nov/déc 2006

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Association Aide et Action France

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 40

  • Taille du fichier PDF : 4,6 Mo

  • Dans ce numéro : éducation de qualité pour tous, témoignages d'une ambition.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Implication des communautés de transparence cher à tous et capital pour Aide et Action. « 10 L’éducation est l’affaire de tous Affaire de famille, affaire de pédagogie, affaire collective, l’éducation est l’affaire de tous… Seul, l’enseignant, le parent d’élève, l’élu ne peut rien faire… Quelle que soit son implication, ses qualités, il ne peut être le détenteur absolu du projet de toute une communauté. Rassembler les acteurs, tous les acteurs, autour d’un projet construit en commun, organiser avec eux les espaces et les temps d’échange, de débat et surtout d’action… c’est un défi de tous les jours. Au-delà de son efficacité opérationnelle, cette démarche garantit également la transparence des actions, un engagement AIDE ET ACTION - NUMÉRO 100 T É M O I G N A G E S D’U N E A M B I T I O N « La communauté m’a choisi » Je m’appelle Yélé Tchamdja, je suis animateur endogène à Tchévenda dans la préfecture de la Kozah grâce au projet « Amélioration de la scolarisation au Nord Togo » en 2003. Une fois que la communauté m’a choisi, j’ai bénéficié de formations organisées par Aide et Action. Après chacune, je faisais un compte-rendu au comité du village avant d’organiser une assemblée générale auprès de la communauté pour travailler sur l’élaboration d’un plan d’action scolaire. On a remplacé notre Edil (École d’initiative locale) qui exposait les enfants à tous les dangers : vent, soleil, pluie, insectes… Puis sont venus la cantine, la garderie pour les tout-petits, les latrines et le puits. Un habitant du village nous a donné les 4 hectares du site scolaire qu’on a aménagé avec des plants pour que ce soit plus agréable. Partir du bon pied Les parents et les enseignants ont également bénéficié de formations sur l’importance de leur rôle dans l’éducation. Et alors que je devais délaisser mon champ pour aller aux formations, les villageois ont proposé d’en cultiver un dont la récolte me reviendrait. J’en ai été très content avant de me rendre compte qu’il fallait en faire de même pour les enseignants que nous avions recrutés. Pour ma part, en tant qu’animateur, j’ai eu beaucoup d’acquis à travers les formations : je peux notamment animer et sensibiliser les parents sur l’importance de l’école. « « Nous avons cherché à mettre en valeur le point de vue des communautés qui seront intégrées dans le Plan stratégique de développement de l’éducation dominicaine 2003/2012. Aide et Action nous a appuyés dans toutes les démarches, en s’intégrant dans les processus participatifs communautaires. » Amelfis German est experte en participation communautaire du secrétariat d’État à l’Éducation, dans le cadre du Forum présidentiel pour l’excellence de l’éducation, République dominicaine. « Il y a eu une grande participation de la part des communautés, l’éducation est un thème très mobilisateur. Cela a permis de révéler des inquiétudes sur la formation des professeurs, les infrastructures scolaires, les périodes et la durée des classes. Mais maintenant la société civile espère que les résultats vont se voir. Le manque de ressources dédiées à l’éducation, les intérêts et l’agenda politiques peuvent limiter l’ampleur de l’initiative. » Joséfina Nério est coordinatrice du Forum pour la participation de la société civile, République dominicaine. Yélé Tchamdja est animateur endogène à Tchévenda, Togo. L’action de l’État ne se fera pas sans les communautés. Photo : AEA Afrique Photo : AEA Caraïbes Photo : AEA Caraïbes
« Un seul acteur manque et rien n’est possible Photo : AEA Asie du Sud « Participation communautaire au projet CET Photo : AEA Le Comité villageois d’éducation de Valavayal, Inde. Nous sommes des membres du Comité villageois d’éducation du village de Valavayal. En 1999, nous avons décidé de créer une école. Un enseignant de notre communauté a été désigné pour enseigner à nos enfants dans une pièce unique que nous avions louée. La communauté et les jeunes ont levé des fonds et ont distribué aux enfants des uniformes et des fournitures scolaires. Quelques années plus tard, 85 enfants étaient inscrits et un enseignant supplémentaire recruté. Cette année-là, le gouvernement a autorisé la construction d’une cuisine pour les déjeuners. Après s’être réunis, les villageois ont bâti une cuisine pour préparer les déjeuners des enfants et ont dressé une tente pour servir de classe sur un terrain d’une acre et demie. Mais les enfants souffraient de l’humidité pendant la mousson. En 2002, Rural Development Organisation (RDO, association partenaire d’Aide et Action) Hok Sothik est directeur du SIPAR, ONG partenaire d’Aide et Action, Cambodge. Je suis Hok Sothik, directeur du SIPAR, une ONG œuvrant dans le domaine du développement de la lecture au Cambodge. En 2002, nous avons effectué une étude sur l’identification des besoins éducatifs de la communauté, qui nous a menés à la mise sur pied des Centres d’éducation pour tous (CET) au niveau communal. Un Comité communal de gestion de projet (CCGP) permet aux chefs de village, aux vénérables de la pagode, aux parents d’élèves ou a organisé une campagne d’orientation et a mobilisé les villageois pour former un Comité villageois de développement de l’éducation (VEDC). Nous avons suivi des formations pour comprendre nos rôles et responsabilités au sein de ce comité. En plus de l’enseignant du gouvernement, RDO a nommé un enseignant de notre communauté et a offert de contribuer à hauteur de 25% à son salaire. Aujourd’hui, nous avons l’électricité à l’école, nous avons 130 élèves inscrits, Nous sommes les membres du Comité villageois d’éducation de Valavayal et nous avons décidé de créer une école. aux villageois de collaborer à leur mise en place. Les membres du Comité sont nommés par les représentants éducatifs et communautaires. Au-delà des réunions, la population participe aussi matériellement et financièrement : elle met à disposition un local existant (souvent une pagode) ou en construit un en recrutant la main-d’œuvre et en fournissant les matériaux de construction. Dans ce cas-là, notre partenaire assure les coûts de main-d’œuvre (pour une salle neuve, environ un tiers du coût total). C’est dire que la contribution locale est importante. Le CCGP recrute également les animateurs dans la communauté, avant qu’ils suivent une formation, même s’il s’agit d’anciens enseignants. Ces animateurs volontaires n’ont pas de salaire en dehors d’un per diem de 4000 riels, soit 1$ par jour. Tout compris, un CET coûte environ nous avons collecté des fonds pour acheter des bancs, des tableaux et du matériel pédagogique, le Panchayat a construit les sanitaires et grâce au programme indien « Mouvement éducation pour tous », nous avons bénéficié d’un réservoir d’eau. À l’avenir, nous envisageons d’ajouter une section collège avec de nouveaux bâtiments, de construire un auditorium, de fermer le périmètre de l’école et d’aplanir le terrain pour faire une cour de récréation. 100 $ par mois, une dépense assurée par la caisse de fonctionnement à laquelle cotisent les familles, tout autant que la commune, l’association et même des gens de l’extérieur. C’est toute la communauté qui met en place les Centres d’éducation pour tous, y compris financièrement. AIDE ET ACTION - NUMÉRO 100 11 Photo : AEA Asie du Sud Photo : AEA Asie du Sud-Est



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