Agir Par la Culture n°40 déc 14/jan-fév 2015
Agir Par la Culture n°40 déc 14/jan-fév 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°40 de déc 14/jan-fév 2015

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 5,5 Mo

  • Dans ce numéro : capitalisme... étendue des dégâts et pistes de sortie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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n°40 - hiver 2014 - 26 t Destin culturel JACQUES ZWICK UN DESTIN CULTUREL Les Éditions du Cerisier publient un coffret reprenant en quatre volumes le journal de Jacques Zwick, personnage marquant de la démocratie culturelle belge, intitulé « Sonates d’automne » complété d’un recueil de textes autour de son action. Retour sur cet homme engagé dans l’histoire sociale, politique et culturelle de son temps. Par Léo Charond Jacques Zwick est né en 1925 et mort à 80 ans, le 30 septembre 2005. Dans sa jeunesse il a notamment été membre de la Franche cordée, mouvement de jeunesse chrétien mixte, où il se liera d’amitié avec Jacques Brel. D’abord avocat, il passe quelques années au Barreau avant de le quitter, déçu des lenteurs de la justice et de son inadéquation avec la société, pour devenir Secrétaire général de la Ligue des Familles de 1955 à 1988. Il s’emploiera à en faire une organisation pluraliste dans ses valeurs et plus égalitaire dans son fonctionnement. Retraité actif, il occupe de nombreux mandats au sein d’institutions telles que le Botanique, le CBAI ou le CNCD-11.11.11 - on le surnommera « Monsieur les Présidents ». Il entame aussi de multiples projets dans les domaines de l’enfance et du théâtre. Homme de culture et d’exigence en matière de justice sociale, ceux qui l’ont connu le définissent encore comme discret et souriant, modeste et jovial, alliant l’humour à la précision, excellent orateur et précieux conseiller. Socialiste « non alimentaire », comme Henri Goldman l’a nommé, il était considéré au Parti Socialiste comme un vrai militant, lucide et actif, n’hésitant pas non plus à le critiquer lorsque la ligne du parti lui semblait s’éloigner de ses visées progressistes. Dans les années 1990, il lancera, avec son amie et collaboratrice Thérèse Mangot, la commission interculture de Présence et action culturelles (PAC), des cercles de réflexions visant à mettre en place un programme politique établissant une véritable démocratie culturelle dans le cadre du programme du PS. Il y invitera de nombreux acteurs de la vie culturelle de gauche au sens large. Homme ouvert et partisan d’un rassemblement large des progressistes, chrétiens de gauche compris, Jacques Zwick estimait en effet que la gauche ne s’arrêtait pas aux frontières de son parti. UN JOURnaL CULTUREL FLEUVE Si Jacques Zwick reste une personne marquante de la démocratie culturelle belge pour tous ceux et celles qui l’ont connu, il subsiste paradoxalement peu de traces de ses travaux, de son action ou même de sa personne en librairie ou sur internet. Or, après sa mort, on a retrouvé chez Jacques Zwick, diariste assidu, près de 1000 pages dactylographiées de son journal. Il le rédige alors qu’il est à l’automne de sa vie, et qu’il quitte peu à peu ses fonctions, tout en restant une référence pour le monde culturel belge qui continue de venir le consulter. Pour tenter de diffuser la vision et le souvenir de Jacques Zwick mais aussi de tenir une promesse faite par Henry Ingberg et Thérèse Mangot, qui tenaient à le publier, les Editions du Cerisier ont accepté, avec le soutien de Présence et Action Culturelles, d’éditer ce journal. Mené sous la direction de Roland de Bodt, Jean-Paul Gailly et Martine Zwick (la fille aînée de Jacques), un travail titanesque est alors mené pour reproduire ce journal et publier également un recueil de témoignages. On peut ainsi accéder au journal culturel d’un homme qui ne cesse de tresser des liens entre ce qu’il voit, ce qu’il entend, les livres qu’il lit, les films et la télévision qu’il regarde avec ses souvenirs, avec les évènements qu’il vit, ses observations et ses rencontres. Un récit fleuve qui témoigne autant d’une vie que d’une époque, d’un métier que d’une vision du monde. C’est aussi le témoignage profondément humain de Jacques Zwick, Le dialogue et l’action Ouvrage Collectif Sonates d’automne (tome 1, 2, 3 et 4) Jacques Zwick Éditions le Cerisier, 2014 www.editions-du-cerisier.be Vendu en coffret, chacun de ces livres peut également s’acquérir séparément. celui qui décida de ne pas combattre la maladie dont il était atteint, mais de composer avec elle. Regard singulier sur l’histoire culturelle de notre temps, les Sonates d’automne dépeignent également le fonctionnement et la logique du milieu culturel francophone en Belgique. Le tout dans une écriture fluide dans laquelle on peut naviguer, s’immerger, rentrer par un bout et reprendre plus tard par un autre. Les quatre volumes de ce journal sont complétés au sein de ce coffret par l’ouvrage collectif Le dialogue et l’action, un recueil de textes autour de l’homme et de son action, par d’anciens proches collaborateurs, acteurs des mondes culturels et amis. Le livre alterne interventions rédigés par Jacques Zwick lui-même comme ce rapport sur la pauvreté et la culture, dénonçant avec vigueur l’inaction publique en la matière. 1
AGROÉCOLOGIE, ENJEUX et PERSPECTIVES Ouvrage collectif Alternatives Sud, vol. 21 Cetri/Éditions Syllepse 2014 Au croisement d’une multitude de savoirs, l’agroécologie entend rompre avec cette logique mortifère qu’est celle de l’agriculture productiviste qui de surcroît est bien loin d’avoir tenu ses promesses. Alternatives Sud publie son « Points de vue Alain Accardo DE NOTRE SERVITUDE INVOLONTAIRE ELEM ENTS lrl.RT i J : a De notre SERVITUDE INVOLONTAIRE Alain Accardo Agora, 2013 Le sociologue Alain Accardo, spécialiste de la sociologie critique et de Pierre Bourdieu a publié une nouvelle édition augmentée et actualisée de son ouvrage « De notre servitude involontaire ». Il y livre une ample analyse de l’évolution du capitalisme et de la déroute des mouvements de gauche censés s’y opposer. Tout l’intérêt du livre réside dans l’interrogation permanente sur la capacité du système dominant à nous envoûter, à nous ensorceler comme l’exprimaient Isabelle Stengers du Sud » sur ce sujet délicat et suffisamment important pour qu’on s’y attarde. En effet, face aux aberrations de l’agriculture industrielle et de l’agrobusiness, l’agroécologie présente des avantages sociaux et environnementaux supérieurs aux autres alternatives, eu égard aux défis du 21 e siècle : construire un autre modèle d’agriculture qui soit durable, performant et socialement juste tout en permettant la souveraineté alimentaire de toute la et Philippe Pignare. Accardo nous pose une question centrale : « Qu’est-ce qui en moi a déjà été acheté, approprié par le système, et fait de moi un complice qui s’ignore ? ». Un système social existe toujours sous une double forme : une réalité objective, extérieure à nous mais aussi une réalité du système intérieure à nous, qui opère du dedans. Transformer l’entreprise capitaliste et l’avilissement humain qu’elle implique nécessite dès lors aussi une réforme de soimême. Il ne s’agit pas d’un « mea culpa » moral mais d’une socioanalyse en tenant compte de la part du système à laquelle nous participons personnellement. Déconstruire les formes de l’automystification et de l’adhésion par lesquelles nous faisons corps avec la logique dominante, représente l’étape indispensable pour refuser la servitude et l’adhésion grâce auxquelles le capitalisme se dilate sans relâche. (JC) popcorns population mondiale. Si des millions de paysans la mettent déjà en pratique en Asie, en Afrique et en Amérique latine, notamment grâce aux méthodes de diffusion participative, les obstacles à une accélération de son expansion doivent encore être levés. Nombre de questions sont posées dans cet ouvrage. Pourquoi l’agriculture industrielle n’est plus viable ? Quelle est son empreinte écologique ? Le rapport de l’agrobusiness avec la faim dans le monde ? Le délire OCCIDENTAL, et ses effets actuels DANS la vie quotidienne : TRAVAIL, loisir, amour Dany-Robert Dufour Les liens qui libèrent, 2014 Fascinant et terrifiant portrait de notre modernité occidentale que celui dressé par Dany- Robert Dufour. Le portrait d’un monde délirant qui se veut depuis René Descartes maître et possesseur de la nature. Rêve de puissance et de grandeur, compensant l’inachèvement constitutif de l’homme à sa naissance, pour s’emparer du monde via le progrès infini des sciences et des techniques et le culte de la machine, toujours plus perfectionnée pour maîtriser les neurones comme les atomes, les gènes comme les océans, les comètes comme les comportements. Mais nous avons atteint le point de basculement du monde. Comme l’écrit Cornelius Castoriadis, la technique développe une illusion de puissance, « notre pouvoir s’accroit en même temps que notre impuissance ». La domination des écosystèmes est telle que ces derniers s’affolent et nous menacent à leur tour. La société de l’information et de la communication génère un réseau hyperbolique de liens et de messages et renforce en même temps un contrôle potentiellement oppresseur sur nos vies privées comme en témoigne la surveillance par la NSA (l’agence de sécurité américaine) de milliards de données. n°40 - hiver 2014 - 27 Comment réagit la communauté internationale face à ces questions ? Qu’est-ce qu’un système de production agroécologique ? En quoi diffère-t-il d’autres approches alternatives de l’agriculture ? L’agriculture paysanne constitue-t-elle la base de l’agriculture du 21 e siècle ? Des réponses ou des approches sont apportées dans cet ouvrage à un sujet à la fois actuel, intéressant et grave. (SB) Et cette logique de la toutepuissance et de l’illimitation des prétentions humaines a bouleversé trois domaines essentiels de notre existence : le travail, le loisir et l’amour. Les analyses philosophiques de Dany-Robert Dufour plongent au cœur de chaque problématique en mobilisant tant l’étymologie, que les grands auteurs ou l’actualité récente. Elles apportent une profondeur inégalée à la critique de l’aliénation par le travail, du divertissement commercialisé ou de l’amour qui cède sa place à la jouissance. Il s’agit donc d’abord d’une dénonciation radicale du progrès. Non pour regretter le passé et le « c’était mieux avant » mais pour, au contraire, repenser le progrès en sortant de la spirale infernale de fantasme de la possession de la nature, afin de penser un rapport au monde plus pérenne. L’Europe saurat-elle entreprendre son examen de conscience et amorcer une nouvelle Renaissance ? (JC) DAN -ROBERrDUFOIUR Le délire occidental et ses effets actuels dais la rie cluotidienne : trawaii, loisir, amouro.glca.aue.p...



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