Agir Par la Culture n°39 sep/oct/nov 2014
Agir Par la Culture n°39 sep/oct/nov 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°39 de sep/oct/nov 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 7,2 Mo

  • Dans ce numéro : chantier... menaces sur le temps libre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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n°39 - automne 2014 - 26 que le caractère souvent non fini de la formule : réformes structurelles de quoi ? Il existe à ce sujet un langage euphémistique convenu, qui est porté par un large consensus de positions institutionnelles (FMI, OCDE, Commission européenne, Banque nationale de Belgique…), politiques, économiques et éditoriales. Au mieux, on expliquera qu’il s’agit de rendre le marché de l’emploi davantage business-friendly. Le propos, en vérité, est de s’attaquer, structurellement, à ce que le même langage appelle les « rigidités du système », c’est-à-dire, en clair, les droits et protections des travailleurs et allocataires sociaux. « Les salariés et lES allOCATAIrES sociaux, EN arrIVENT, EN quelQUE sorTE, à fINANCEr INDIrECTEment lEUr prOPre emplOI et lEUr rémUNérATION. » LES JOURNEES La Scène +IPr+ per re Cvieur ! Les Arts du Cirque, acteurs du développement des territoires et des publics Les estbettques du cirque contemporain rencontrent-elles toujours Leurs publics ? Comment penser les lieux dédies à la crëalian et à la diffusion des arts du cirque ? Le cirque est-il un accélérateur de cohésion sociale ? PAS SUR LA FICHE DE SALAIRE Ce à quoi l’on assiste, en fin de compte, dans ce schéma, c’est à un retournement partiel de la fonction de la Sécurité sociale… La Sécu est effectivement de plus en plus utilisée par les gouvernements successifs comme instrument de politique économique. L’activation de la compétitivité et de l’emploi par réduction des cotisations sociales ou des allocations de chômage a pour corollaire l’utilisation, poussée toujours plus loin, des fonds de la protection sociale pour subventionner l’embauche de travailleurs par des entreprises privées… De « système de solidarité entre travailleurs », auquel contribuent non seulement l’ensemble de ceux-ci, mais aussi les employeurs, soutient le directeur du Crisp Jean Faniel 2, la sécurité sociale se mue de la sorte en « un dispositif transférant une part de la masse salariale (les cotisations étant une forme de salaire) vers les entreprises ». Dans la même optique, pointe par ailleurs le patron de la Mutualité socialiste Michel Jadot, il existe une tendance à constituer toujours plus la rétribution des salariés de divers avantages en nature qui échappent, en tout ou en partie, aux cotisations (patronales et/ou salariales) de sécurité sociale : par exemple, les chèques-repas, les éco-chèques, les chèques sport, les chèques culture, les voitures de société, l’abonnement GSM, la connexion ADSL, la garderie d’enfants, des assurances diverses… Ce qui entraîne, outre l’insécurité juridique, des pertes à terme pour les travailleurs au niveau du calcul des allocations sociales (dont celui du montant de la pension) et de façon générale, un sousfinancement de la sécurité sociale dans la mesure où la multiplication de ces avantages représente au final des montants considérables. Les salariés et les allocataires sociaux, en arrivent, en quelque sorte, à financer indirectement leur propre emploi, leur rémunération, mais aussi, in fine, les bénéfices éventuels de l’entreprise. À leur insu, la plupart du temps : diminuer la composante patronale des cotisations passe plus facilement inaperçu puisque cette partie de salaire ne figure pas sur les fiches de paie et que sa modification ne change ni le salaire brut, ni le salaire net ou poche des travailleurs. 1 Voir Agir par la culture N°36, automne 2013 2 Voir Imagine N°91, Mai-juin 2012 BRUXELLES - 6 ET 7 NOVEMBRE 2014% ARI.A : AVEC l':.ZkSEV k Er AC7ICi CJLTU ELL L ET C ! Ra EN CAPITALE, LE MAGAZINE DE LA V E CIRCASSIENNE BRUXELLOISE EN COLLABORATION AVEC LE BRASS, CENTRE CULTUREL DE FOREST PROFESSIONNELS CONCERNES It.ar#151e5911 G9mpa{JnpS TheStres, veux Ue d.fluslon culturelie ell festivals t'as et ma edata res des cclle € tivitis terrillorialos et des imercommunalil@s Pers9nneLs de sernces territoriaux Tput prqelonnei fimplq0nt lare k SeNeur OulturOl Programme complet, intervenants et inscriptions sur www.lascene.com CtRQ',aRasS Ieshc+,lles "4. La Scene
DATE de naissance : 3 septembre 1859 à Castres (Tarn) DATE de décès : 31 juILLet 1914 au CaFÉ du CroISSant à PaRIS > Homme politique FRançaIS > philosophe > journaliste (fondateur de l’Humanité) > député socialiste F SA VIE Rétroviseur Jean Jaurès Né dans le Sud-ouest de la France, en 1859, Jean Jaurès fait des études de philosophie puis il devient professeur à Albi et à Toulouse. Il est élu député, à 26 ans, en 1885. Il est le plus jeune député à l’Assemblée nationale et il n’est pas encore socialiste. C’est en 1892, suite à la grève des mineurs de Carmaux, qu’il s’engage dans le combat socialiste en prenant la défense de la classe ouvrière. Il écrit de nombreux livres, dont l’histoire socialiste de la Révolution française, et un livre en faveur d’Alfred Dreyfus. En 1904, il fonde le journal « l’Humanité » et milite ardemment au sein de l’Internationale socialiste. En 1914, il est résolument pacifiste et tente d’unir les forces des ouvriers français et allemands contre la guerre qui menace. Le 31 juillet il est assassiné par Raoul Villain, qui sera acquitté en 1919 au nom d’un crime passionnel par amour de la France ! La dépouille de Jaurès est transférée au Panthéon à Paris en 1924. SES ENGAGEMENTS Jean Jaurès, qui n’a jamais exercé le pouvoir, s’est courageusement engagé dans de nombreux combats. Le premier sera celui de la défense des travailleurs au travers de la liberté syndicale, du droit de grève, de la fondation des caisses de retraite. Il se battra ensuite au Parlement contre la peine de mort, contre l’allongement de la durée du service militaire. Il sera aussi un fervent défenseur de la laïcité et de l’idéal républicain. Il remettra en cause la politique coloniale de la France, œuvrera à unir tous les socialistes et sera profondément pacifiste. Fin juillet 1914, il était à Bruxelles pour tenter de rapprocher les socialistes allemands et français à quelques jours de la guerre. Il était l’opposé absolu des nationalismes et avait un profond attachement à ses terres méridionales du Tarn. SON ACTUALITÉ Outre le centenaire de son assassinat, Jaurès dont chaque ville de France possède une rue à son nom, comme Victor Hugo, est une icône de la gauche et de la République. Ses combats restent totalement d’actualité notamment la défense des droits des travailleurs, le respect de la laïcité et de la dignité humaine. Tous les partis français se réclament de lui, de certains députés de l’umP au Front National, le récupèrent et se l’approprient en oubliant totalement son message. Jaurès appartient incontestablement à la mémoire de la gauche et du socialisme. Comme l’idée du peuple, détournée par l’extrême-droite, l’esprit de Jaurès est profondément ancré dans l’histoire du mouvement ouvrier et toute notre détermination doit être mobilisée pour combattre la récupération de son nom et de ses idées par des partis qui sont en réalité à l’exact opposé des valeurs qu’il défendait. Jean Cornil Pour aller plus loin : Jean Jaurès par Gilles Candar et Vincent Duclert, Fayard, 2014 Centre National Jean Jaurès. Castres (Tarn) « RALLUmer TOUS LES SOLEILS » La régionale PAC de Bruxelles commémore le centième anniversaire de la mort de Jean Jaurès. Une expo retraçant son parcours et son engagement qui s’établira dans différent lieux de la ville, des visites guidées et une lecture spectacle lors des vernissages sont prévues du 06/10 au 14/12. Programme complet sur www.pac-g.be n°39 - automne 2014 - 27



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