Agir Par la Culture n°38 jun/jui/aoû 2014
Agir Par la Culture n°38 jun/jui/aoû 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°38 de jun/jui/aoû 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,7 Mo

  • Dans ce numéro : le livre en mutation... face au numérique et la marchandisation.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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UN FINANCEMENT ET UN FONCTIONNEMENT COLLECTIF ET CITOYEN Une partie de nos ressources provient des entrées des visiteurs : le principe du prix libre (chacun paye ce qu’il veut ou peut) a été mis en place dans le but de favoriser l’accessibilité du public au Musée tout en permettant une compensation financière qui assure, en partie, la pérennité du projet. Mais d’autres éléments contribuent également à cette accessibilité. La salle d’exposition a été mise gratuitement à notre disposition grâce au concours de la FUCID. Les objets qui y sont présentés sont essentiellement des objets récupérés, ou achetés en seconde main. Si le projet (d’un budget de 20.000 €) a été rendu possible, c’est également grâce au soutien financier du Service Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles, du BIJ, d’Annoncer la Couleur, de la Ville de Namur et de quelques mécènes privés. Nous avons également eu recours au financement participatif (Crowdfunding) qui nous a permis de récolter un peu plus de 3000 €. Qui se cache derrière tout cela ? L’équipe du musée est exclusivement composée de volontaires. Le Musée du capitalisme est une initiative citoyenne portée par quatorze femmes et hommes âgés de 24 à 32 ans venant d’horizons divers (sciences humaines, sciences économiques, études artistiques,…), certains travaillant dans le secteur associatif depuis plusieurs années, d’autres achevant leurs études. Le groupe fonctionne sans hiérarchie prédéfinie. Les tâches sont distribuées selon les compétences et affinités de chacun. Quant aux décisions, elles sont prises collectivement, par consensus et à l’unanimité. Des centaines de courriels, une dropbox pleine à craquer, un forum d’une dizaine de sujets, sous-sujets, un guide des guides… Autant d’outils qui nous ont permis de mener à bien notre projet grâce à une communication interne que nous avons veillé à rendre la plus efficace possible. Le rythme de travail s’est intensifié au fur et à mesure de la concrétisation du Musée : un week-end par mois, une semaine de congé, puis toutes les semaines, puis tous les jours dans la dernière ligne droite,… Enfin, ce projet citoyen est également une expérience humaine formidable et complexe qui illustre la capacité de chacun à créer et à s’investir au sein d’une initiative bénévole au service du bien commun. Alors que le Musée fermera ses portes à Namur en juin, nous préparons déjà activement la suite. Une partie du Musée sera déployée au Festival Esperanzah (fin juillet-début août) afin d’aller à la rencontre Musée du public. En 2015, nous devrions présenter le Musée à Bruxelles. Mais nous recherchons encore le lieu parfait disponible pendant plusieurs mois et à moindres frais… Appel est lancé aux personnes qui auraient des contacts utiles ! www.museeducapitalisme.org Photo : Musée du capitalisme n°38 - été 2014 - 22 « si le terme ‘’capitalisme » est aujourd’hui souvent utilisé, il reste peu expliqué. Beaucoup de citoyens méconnaissent les mécanismes du système auquel ils prennent pourtant part quotidiennement. »
n°38 - été 2014 - 23 channel zero oyez ourle oicomni LIÈGE VE.26 sA.27 &m.28.09.2014 PROGRAMME COMPLET SUR WWW.TEMPOCOLOR.BE JEI11 SSES M l4('YFS LIEGE ORGANISE PAR : a C Chiroux musique Channel Zero, une des figures de proue de la scène metal belge, vient de sortir son 8 e album intitulé « Kill All Kings ». Domination aux multiples visages, contexte économique difficile pour les artistes : l’occasion d’aborder brièvement l’environnement sociopolitique entourant cet album avec Franky De Smet – Van Damme, chanteur de la formation. Propos recueillis par Pierre Vangilbergen Lors d’un passage à la télévision néérladophone, tu as expliqué que le titre de l’album Killall Kings faisait référence aux multiples modes de domination que subit la société. Channel Zero appelle-t-il à la résistance ? « Kill All Kings » est en effet une réaction aux excès des banques et contre un système financier tenant en otage un nombre important de personnes. Je suis persuadé qu’un autre système économique pourrait être mis en place, sans pour autant se faire broyer par du stress qui soit lié au boulot ou aux implications financières. Sans oublier les impacts sur l’environnement qu’entraînent les dérives du système économique actuel. Notre empreinte écologique est désastreuse. Tel que le système fonctionne actuellement, on court à notre propre perte. « Kill All Kings » est un appel à la révolte contre un système qui nous prend à la gorge. Considères-tu comme suffisant le soutien apporté par les politiques culturelles à Channel Zero ? Et aux groupes de rock en général ? On n’a jamais été subsidié par une source politique. Et je pense que c’est vraiment mieux comme ça ! Selon moi, tous les groupes subsidiés finissent par devenir des plantes. Ils sont obligés de suivre des règles bien précises, ce qui revient, tôt ou tard, à tuer l’authenticité du groupe. Comment dès lors avoir une identité musicale propre si de telles règles viennent contraindre l’authenticité du groupe ? Impossible. à quoi les politiques culturelles devraient-elles être plus attentives ? Il apparaît de plus en plus important d’apporter le support nécessaire à l’organisation d’évènements, au lieu de tuer ces évènements en adoptant certaines règles restrictives, telles que celle concernant le niveau sonore dans certains espaces publics imposée par la Ministre flamande de In 41°) la Culture, Joke Schauvliege. Avec de telles règles, qu’on ne vienne plus se demander pourquoi certains groupes internationaux décident de ne plus inclure la Belgique dans leur tournée… Les ventes de CD et vinyles sont loin d’être aussi fortes qu’auparavant. La tendance se porte davantage sur l’achat en ligne et le streaming qui rapportent peu. Comment fait un groupe pour survivre aujourd’hui ? Ce n’est vraiment pas évident. Les seules rentrées plus ou moins directes sont celles provenant des concerts. Il ne faut par contre pas compter sur la vente de CD pour gagner sa vie. C’est à peine si on gagne un euro par CD. La production et la préparation d’un album coûtent de plus en plus cher. Et tu es obligé de toujours t’adapter si tu veux pouvoir rivaliser face à des groupes internationaux, entraînant une hausse des budgets nécessaires et donc une augmentation du prix du billet du concert. WI re,-, pluridisiplinâfé communautaire A PART Ew 118 ANS dtiu juillet2D1 tri.1i LIZO2 ! Looted > Maison des Jeunes de Ruin > +32 [9] 593.306.503 › mjthuin@hotmail.com



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