Agir Par la Culture n°36 déc 13/jan-fév 2014
Agir Par la Culture n°36 déc 13/jan-fév 2014
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°36 de déc 13/jan-fév 2014

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Présence et Action Culturelles

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 4,3 Mo

  • Dans ce numéro : intervenir dans la ville... actions socio-artistiques dans l'espace public.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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photo : E. Bayon dossier fin chantier n°36 - hiver 2013 - 20
n°36 - hiver 2013 - 21 s amicalement nord Martin Buxant Je n’ai pas hÉSITÉ à faIRE LE grand saUT ! Petite infidélité à l’égard du principe éditorial de cette rubrique rebaptisée « amicalement Nord ». En effet, nous avons choisi de vous présenter Martin Buxant, journaliste politique dans le cadre de son passage à « De Morgen ». Nous avons voulu recueillir le sentiment d’un francophone parmi une rédaction néerlandophone. Une première expérience du genre ! Propos recueillis par Sabine Beaucamp Est-ce que l’on traite de la même manière l’information dans un journal flamand que dans un journal francophone ? En 2011, j’ai rejoint l’équipe du Morgen, en tant que journaliste politique. Je n’ai pas hésité longtemps. J’avais un peu sous-estimé la difficulté… En effet, les articles que je rédigeais en 20 minutes à La Libre me prenaient 2 heures au Morgen. Il ne faut pas se leurrer, écrire avec un certain niveau littéraire est très compliqué. Dans la manière de traiter l’information, la presse flamande est beaucoup plus incisive, plus mordante, plus à la recherche. La prime que l’on accorde aux scoops ou aux news, à l’information est bien plus importante que du côté francophone. Par contre, la concurrence est sans merci, De Standard, De Morgen, De Tijd, les trois gros journaux de qualité se livrent une guerre journalistique importante, toujours en quête de la meilleure information. Au Morgen, le degré de professionnalisme est très élevé, il ne s’agit pas de réécrire ce qui a été écrit ailleurs. Il faut vraiment apporter de la nouveauté, on se sent parfois en liberté surveillée. Dans la manière de travailler, nous sommes beaucoup plus encadrés. Je suis passé de La Libre Belgique, un journal monarchiste, de tradition catholique (j’y suis resté près de 9 ans), à un journal républicain, progressiste de gauche, engagé, militant et urbain. J’ai fait le grand saut ! Ce début novembre, je suis retourné dans la presse francophone en tant qu’éditorialiste politique à L’Écho. C’est également un fameux challenge. L’Écho étant un journal économico-financier, je vais lui apporter une dimension politique. Quel personnage néerlandophone le plus intéressant parce que le plus inattendu vous a marqué ? Steven Vanackere m’a marqué de manière « négative ». J’ai beaucoup écrit sur les dérives fiscales des démocrates chrétiens flamands, l’ACW (le mouvement ouvrier chrétien flamand). Gwendolyn Rutten, la nouvelle présidente des libéraux flamands avance à visage découvert, j’apprécie. Bart De Wever semble perdre de sa superbe. Croyez-vous pour autant que le sentiment d’indépendantisme en Flandre va s’estomper ? Je pense que les gens ont été gavés de communautaire, de réformes de l’État, de Bhv et donc d’institutionnel. Maintenant, on sent bien que le message de la scission du pays n’est plus un véhicule porteur. Les gens ont envie de se concentrer sur le socioéconomique, le mieux-être de la population. On voit bien que le communautaire n’a plus le vent en poupe. La méforme actuelle de De Wever dans les sondages s’explique peut-être par le fait qu’il s’est enfermé en parlant trop. En effet, il a promis à toute la Flandre qu’il serait bourgmestre d’Anvers jusqu’en 2018. Soit il tient sa promesse et reste dans cette fonction, mais devient dès lors peu crédible pour mener une campagne fédérale ou en Région flamande. Soit il y renonce, mais la population anversoise risque de mal percevoir sa décision. À ce stade, il est vraiment entre le marteau et l’enclume. La rumeur MR et NVA, rapprochement compatible, reste de l’ordre de la rumeur ? Si vous prenez le programme socioéconomique de la NVA et celui du MR, ce n’est pas un calque, mais nous n’en sommes pas loin ! En termes de limitation du chômage dans le temps voire la réduction, d’indexation automatique des salaires, des coupes dans les dépenses et la fonction publique, ce sont les programmes les plus compatibles. Après il faut voir de quelle manière, le PS va se positionner. Ce sera le choc des titans PS-nvA. Vous êtes un journaliste passionné ? Oui, j’adore ce que je fais, je suis parfois interpellé par le fait que le journalisme politique n’attire plus vraiment les jeunes. Je ne sais pas si cela tient au fait que nous n’avons pas d’horaires. L’actualité tombe quand elle le veut ! Je les encourage pourtant, j’ai envie qu’il y ait davantage de concurrence sur le point de vue politique, plus d’émulation. Retrouvez cette interview en version intégrale sur : www.agirparlaculture.be



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